Christian Bove

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Christian Bove
Naissance
Provemont (Eure)
Décès (à 41 ans)
Vannes-Meucon (Morbihan)
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Armée de l'air française
Grade Colonel
Autres fonctions Pilote d'essai

Christian Bove, né le à Provemont (Eure)[1] et mort le à Vannes (Morbihan)[2] était un aviateur français. Pilote militaire dans l’armée de l'air française, puis réserviste, il a trouvé la mort lors de la présentation en vol d’un avion historique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christian Bove est enfant de troupe à neuf ans[3]. Passionné d’aéronautique, il effectue ses études secondaires au Prytanée national militaire de la Flèche, avec l’ambition d’entrer dans la marine. En 1965, il présente le concours de l'École de l'air et est admis. Recevant une formation de pilote de chasse, il est breveté en 1969 à Tours sur « Mystère IV ». Il est ensuite affecté à Cazaux puis à Nancy où il vole sur « Mirage III » et devient commandant d'une escadrille. Mais il veut être pilote d'essai. En 1975, il rejoint l’École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER) à Istres. A sa sortie, il devient pilote d’essai au Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge (CEV). Il vole sur de nombreux types d’appareils. Nommé lieutenant-colonel en 1982, il choisit de quitter l’Armée de l'air en 1983 pour continuer sa carrière comme pilote d’essai civil. Il devient alors chef du personnel navigant au Centre d’Essais en Vol et il est choisi comme responsable du programme Airbus[1].

Membre de l’Amicale Jean-Baptiste Salis à La Ferté-Alais, Christian Bove pilote toutes les machines volantes de la collection : Blériot XI, Caudron G.6, North American T-6 Texan, Morane, Breguet XIV, De Havilland Dragon Rapide, etc. Avec son épouse, elle-même pilote privé, il construit un Jurca « Sirocco », puis restaure un Piper « Cub ». À partir de 1980, le Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget lui confie le seul exemplaire en état de vol du chasseur de la Seconde Guerre mondiale Dewoitine D.520[4], le n°408, immatriculé « F-ZWVB »[1].

Le , au meeting aérien de Vannes, il s’écrase durant sa présentation en vol. Le pilote privé et historien de l’aéronautique Jacques Nœtinger, qui commentait le meeting au micro pour le public, est témoin de l’accident. Il avance l’hypothèse que Christian Bove était fatigué par une trop intense activité aérienne : dans ses fonctions au CEV, en convoyages divers, à la Ferté-Allais à bord des avions de la collection Salis, et aux commandes de son avion personnel. Le médecin général Robert Auffret, médecin chef du CEV, l’avait mis en garde en lui recommandant la modération. Christian Bove avait probablement été victime d'une syncope à la suite de son dernier virage, trop près du sol pour avoir pu se réveiller avant l'impact[3].

Il est inhumé au cimetière de Marolles-en-Hurepoix. Sa tombe est ornée de la palme des anciens du CEV ainsi que d'une plaque de l'association des mécaniciens d'aéronefs anciens dont il fut membre[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Christian Bove - Pilote d’essais, propriétaire d’un Wassmer », sur Si Wassmer m’était conté... (consulté le 9 juin 2018).
  2. a et b Jean Robin, « Tombe Colonel Christian Bove », sur Aérostèles, lieux de mémoire aéronautique, (consulté le 8 juin 2018).
  3. a et b Jacques Noetinger, Drames et frayeurs aux essais en vol, et autres...., Nouvelles Editions Latines, , 191 p. (ISBN 978-2-7233-2073-3, lire en ligne)
  4. « Dewoitine D-520 n°408 », sur List'In MAE, (consulté le 10 juin 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]