Chris Killip

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Chris Killip
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Biographie
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Décès
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Christopher David Killip
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Distinctions

Chris Killip est un photographe britannique né le à Douglas (île de Man), et mort le aux États-Unis.

Chroniqueur de la désindustrialisation du nord-est de l’Angleterre entre 1973 et 1985 et au-delà, il est considéré comme un photographe humaniste et documentaire majeur de la scène britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chris Killip quitte l’école à l’âge de seize ans et rejoint le seul hôtel quatre étoiles de l’île de Man comme stagiaire à la direction de l’établissement.

Il découvre par hasard dans Paris Match la photo d’un enfant rue Mouffetard d’Henri Cartier-Bresson[1]. La révélation de cette image le décide à devenir photographe. En juin 1964, il trouve un emploi à Port Erin pour faire des portraits des touristes sur la plage dans l’espoir de gagner suffisamment d’argent pour quitter l’île de Man[2].

En octobre 1964, après s’être présenté chez des dizaines de photographes à Londres, il est embauché comme troisième assistant du photographe publicitaire Adrian Flowers, puis il travaillera comme assistant indépendant de 1966 à 1969[3].

En 1969, après avoir vu sa première exposition de photographie au Museum of Modern Art de New York, il décide de retourner photographier sur l’île de Man. Il travaille dans le pub de son père la nuit, et retourne à Londres occasionnellement pour développer ses films et effectuer les tirages de ses images[3].

À l’origine, Chris Killip photographie à l’aide d’un appareil 35 mm, mais après avoir montré son travail à Bill Jay, l’éditeur de la revue Creative Camera (en) qui publie un numéro entier consacré à son travail en cours[4], et sur ses conseils, il utilise depuis une chambre photographique de grand format[2].

En 1971, le galeriste new-yorkais Lee Witkin lui commande un portfolio de douze images en édition limitée à vingt-cinq exemplaires, réalisées sur l’île de Man[3] en le payant d’avance[2].

Killip est, en 1976, membre fondateur, conservateur et conseiller de la Side Gallery de Newcastle-upon-Tyne qu’il dirige de 1977 à 1999. Il s’immerge pendant vingt ans dans des communautés du nord est d’une l’Angleterre en pleine désindustrialisation : Huddersfield, Lynemouth, Skinningrove[5].

Considéré comme « le chroniqueur des années Thatcher »[6], il obtient une reconnaissance internationale avec son livre In Flagrante, publié en 1988, pour lequel il reçoit le prix Henri Cartier-Bresson.

En 1991, Chris Killip est invité à enseigner à l’université Harvard dont il devient directeur du département des études visuelles et environnementales en 1994. Il prend sa retraite de Harvard en décembre 2017 et continue de vivre aux États-Unis. Ses archives sont conservées par la Martin Parr Foundation à Bristol[7].

Chris Killip meurt aux États-Unis[8] le [4] à l’âge de 74 ans, à la suite d’un cancer du poumon.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Quelques publications de Chris Killip.
  • The Isle of Man, New York : Witkin Gallery, 1973. Portfolio.
  • Chris Killip Photographs 1975–1976 in the North East, Creative Camera, mai 1977.
  • Isle of Man: A Book about the Manx, Londres : Arts Council of Great Britain, 1980. (distribué par Zwemmer) (ISBN 0-7287-0187-1) (hardback); (ISBN 0-7287-0186-3) (paperback). Sous le nom de Christopher Killip.
  • In Flagrante, Londres : Secker & Warburg, 1988. (ISBN 0-436-23358-4) (hardback); (ISBN 0-436-23356-8) (paperback). Texte de John Berger et Sylvia Grant.
    • Vague à l’âme, Paris : Nathan, 1988.
  • Chris Killip 55, Londres : Phaidon, 2001. (ISBN 0-7148-4028-9)
  • Pirelli Work, Göttingen : Steidl Verlag, 2007. (ISBN 3-86521-317-0)[11].
  • Chris Killip: In Flagrante.
  • Here Comes Everybody: Chris Killip's Irish Photographs, Londres : Thames & Hudson, 2009. (ISBN 978-0-500-54365-8).
  • Seacoal, Göttingen : Steidl, 2011. (ISBN 3-86930-256-9)[12].
  • Arbeit / Work, Essen : Museum Folkwang ; Göttingen : Steidl Verlag, 2012. (ISBN 978-3-86930-457-1)[13].
  • Isle of Man Revisited, Göttingen : Steidl Verlag, 2015. (ISBN 978-3-86930-959-0)[14]
  • In Flagrante Two, Göttingen : Steidl Verlag, 2016. (ISBN 978-3-86930-960-6)[15]
  • Askam-in-Furness 1982, Southport : Café Royal Books, 2017.
  • Isle of Man TT Races 1971, Southport : Café Royal Books, 2018[16] (ISBN 9781999668709). 32-page tabloid newsprint publication.
  • The Last Ships, Londres : Ponybox. (ISBN 9781999668716). 28-page tabloid newsprint publication.
  • Portraits, Londres : Ponybox. (ISBN 9781999668723). 32-page tabloid newsprint publication.
  • Skinningrove, Londres : Ponybox. (ISBN 9781999668730). 32-page tabloid newsprint publication.
  • Huddersfield 1974, Southport : Café Royal Books, 2019[17].
  • The Seaside 1975–1981, Southport : Café Royal Books, 2020[18].
  • The Station, Göttingen : Steidl Verlag, 2020. (ISBN 978-3-95829-616-9)[19].
  • Shipbuilding On Tyneside, 1975-1976, Southport : Cafe Royal Books, 2020.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive
  • 1984 : Seacoal, Side Gallery, (Newcastle) [20].
  • 1985 : Another Country, Serpentine Gallery (Londres)[20].
  • 1986 : Art Institute of Chicago[20].
  • 1988 : In Flagrante, Victoria and Albert Museum (Londres)[20].
  • 1990 : Working at Pirelli, Victoria and Albert Museum (Londres)[20].
  • 1991 : Chris Killip Retrospective, palais de Tokyo (Paris)[20].
  • 1996 : The Last Art Show, Jarrow Bede Gallery (Jarrow), photographies de Jarrow[20].
  • 1997 : Chris Killip Photographs 1971–96, Manx Museum, Douglas[20].
  • 2000 : Chris Killip: Sixty Photographs, Old Post Office (Berlin)[20].
  • 2004 : Chris Killip, In Flagrante, Rencontres internationales de la photographie, Arles, France[21]
  • 2012 : Arbeit/Work, rétrospective, Museum Folkwang, Essen, Allemagne.
  • 2017 : Now then: Chris Killip and the making of In Flagrante, J. Paul Getty Museum (Los Angeles).
  • 2020 : The Last Ships, Laing Gallery, Newcastle Upon Tyne.
  • 2020 : The Station, The Martin Parr Foundation, Bristol.

Collections[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Cris Killip figure dans d’importantes collections publiques et privées dont le MoMA, New York, la George Eastman House, le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, le Musée Folkwang à Essen, le Stedelijk Museum Amsterdam, la Tate Gallery à Londres et le Victoria and Albert Museum à Londres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Cartier-Bresson, « Enfant rue Mouffetard avec deux bouteilles de vin », sur le site Paris Musées.
  2. a b et c Roland Quilici, « Chris Killip », photophiles.com, 3 juin 2012.
  3. a b et c Biographie de Cris Killip, site officiel, consulté le 9 octobre 2020.
  4. a et b (en)Sean O’Hagan, « Chris Killip, hard-hitting photographer of Britain's working class, dies aged 74 », The Guardian, 14 octobre 2020.
  5. « Biographie de Chris Killip », France Culture, consulté le 9 octobre 2020.
  6. « Chris Killip, témoin d'une Grande-Bretagne en crise »¿ Le Monde, 30 juillet 2012.
  7. Clémentine Mercier, « Mort de Chris Killip, photographe de la désindustrialisation anglaise », Libération, 14 octobre 2020.
  8. Claire Guillot, « La mort de Chris Killip, photographe des années Thatcher », Le Monde, no 23568,‎ , p. 23 (lire en ligne)
  9. Tom Seymour, « British photographer Chris Killip remembered after battle with cancer », The Art Newspaper, 14 octobre 2020.
  10. « Photographer Chris Killip given an international honour », IoM Today, 5 octobre 2020.
  11. Steidl's description of Pirelli Work is here.
  12. Steidl's description of Seacoal is here.
  13. Steidl's description of Arbeit / Work is here.
  14. Steidl's description of Isle of Man Revisited is here.
  15. Steidl's description of In Flagrante Two is here.
  16. Café Royal's description of Isle of Man TT Races 1971 is here.
  17. Café Royal's description of Huddersfield 1974 is here.
  18. Café Royal's description of The Seaside 1975–1981 is here.
  19. Steidl's description of The Station is here.
  20. a b c d e f g h et i Chronology in Chris Killip 55, pp. 126–27.
  21. Frédérique Fanchette, « Chris Killip, l’envers des années Thatcher », Libération, 27 juillet 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Portfolio[modifier | modifier le code]

Vidéogramme[modifier | modifier le code]

Podcast[modifier | modifier le code]