Charles-Théodore de Bavière (électeur)

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Charles-Théodore de Bavière
Charles-Théodore de Bavière
Charles-Théodore de Bavière
Titre
Électeur palatin puis Comte palatin du Rhin

(56 ans, 1 mois et 16 jours)
Prédécesseur Charles III
Successeur Maximilien II
Électeur de Bavière

(21 ans, 1 mois et 17 jours)
Prédécesseur Maximilien III
Successeur Maximilien IV
Marquis de Berg-op-Zoom

(61 ans, 5 mois et 30 jours)
Prédécesseur Jean Christian de Palatinat-Soulzbach
Successeur annexé par la République batave
Biographie
Dynastie Maison de Wittelsbach
Date de naissance
Lieu de naissance Drogenbos
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Résidence de Munich
Sépulture Theatinerkirche
Père Jean Christian de Palatinat-Soulzbach
Mère Marie-Henriette de La Tour d'Auvergne
Conjoint Élisabeth-Auguste de Palatinat-Soulzbach
Marie-Léopoldine de Modène

Charles-Théodore de Bavière, né le à Drogenbos et mort le à Munich, membre de la maison de Palatinat-Soulzbach, est comte palatin du Rhin de 1742 à 1799 et électeur de Bavière de 1777 à 1799.

Investi des duchés de Juliers et de Berg en 1742, à la mort de son oncle et beau-père Joseph-Charles, il prit parti pour l'Électeur de Bavière dans la guerre de Succession d'Autriche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère est Marie-Henriette de La Tour d'Auvergne, une descendante des ducs de Bouillon, petite fille de Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, comte d'Auvergne.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

En 1741, il épousa Élisabeth-Auguste de Palatinat-Neubourg (1721-1793), petite-fille et seule héritière de l'électeur Charles III Philippe dont il n'eut qu'un fils, né et mort en 1761. Les deux époux vécurent séparément dans l'adultère. L'Électeur eut durant cette période un certain nombre d'enfants illégitimes.

Veuf, il se remaria en 1795, malgré l'opposition de l'intéressée et de sa mère, à l'archiduchesse Marie-Léopoldine de Modène (1776-1848), de 52 ans sa cadette. La jeune épouse refusa tout contact physique avec lui et prit ouvertement des amants, notamment Maximilien, duc de Deux-Ponts, lointain cousin et successeur de son mari, ainsi que le comte de Montgelas, son principal ministre, en faveur desquels elle prit ouvertement parti contre son mari.

Un monarque bienfaisant[modifier | modifier le code]

L'électeur de Palatinat en 1744

La mort prématurée de son oncle (1729), de son grand-père (1732), puis de son père (1733), le font comte de Soulzbach.

Il succède en 1742 à son cousin et beau-père Charles III Philippe du Palatinat et devient Électeur palatin. Il aurait soutenu son cousin, l'Électeur Charles-Albert de Bavière, pendant la guerre de Succession d'Autriche.

Au rétablissement de la paix en 1748, il ne s'occupa que du bien-être de ses sujets. Il fonda en 1757 à Mannheim une académie de dessin et de sculpture, puis en 1763 une académie des sciences et un cabinet d'antiquités.

La guerre de succession de Bavière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Succession de Bavière.

À la mort de l'Électeur de Bavière Maximilien III Joseph, sans héritier, Charles Théodore fut appelé comme chef de la branche cadette de la Maison palatine à régner sur les États de Bavière, et fut accueilli à Munich en 1777.

Désirant échanger avec l'empereur Joseph II la Bavière contre les Pays-Bas autrichiens, plus proches de ses États patrimoniaux, il en fut empêché par ses héritiers de la branche de Deux-Ponts, soutenus par le roi de Prusse Frédéric le Grand qui en prit prétexte pour s'opposer à la maison d'Autriche, et qui déclencha la guerre de Succession de Bavière dite « guerre des pommes de terre » (Kartoffelnkrieg, 1778-1779). La guerre finie et pour dédommager son allié, Charles Théodore céda une partie de la Bavière à l'Autriche par le traité de Teschen (1779).

Une seconde tentative d'échange en 1785 ne réussit pas davantage.

Un prince catholique[modifier | modifier le code]

Charles-Théodore a longtemps appartenu à la maçonnerie, avant de s'en éloigner sur les injonctions de son confesseur[1].

Le 22 juin 1784, il approuva l'édit ordonnant la dissolution des Illuminés de Bavière[2].

Une mort sans descendance[modifier | modifier le code]

Veuf sans enfants légitimes en 1793, malgré son remariage avec l'archiduchesse Marie-Léopoldine de Modène (1776-1848), l'Électeur Charles-Théodore mourut sans postérité en 1799, et ses États échurent à la Maison de Deux-Ponts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud de la Croix, Les Illuminati. La réalité derrière le mythe, Ed. Racine, Bruxelles, 2014, p. 68-69.
  2. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article « Illuminaten », p. 417-419

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