Élisabeth Flandrika d'Orange-Nassau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Signature

Élisabeth Flandrika (1577 - 1642), dite aussi Élisabeth de Nassau, est la seconde épouse d'Henri de la Tour d'Auvergne, prince de Sedan, et la mère du célèbre Turenne, maréchal de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Guillaume Ier d'Orange-Nassau, prince d'Orange, comte de Nassau, stathouder de Hollande, et de Charlotte de Bourbon-Vendôme (1547-1582), elle a pour marraine Élisabeth Ire d'Angleterre[1].

Elle épouse en 1595 Henri de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et prince de Sedan, veuf. Cette union est particulièrement avantageuse pour le prince de Sedan, créant un lien entre ce prince et plusieurs maisons royales ou princières d'Europe[2]. Élisabeth est, par sa mère, la cousine germaine de sa première épouse, Charlotte de La Marck.

De leur union naissent huit enfants[1] :

  • Louise (1596-1607) ;
  • Marie (1601- ), duchesse de Thouars ;
  • Julienne-Catherine (1604 -), qui épouse en 1630 François de La Rochefoucauld (1603-1680), comte de Roucy.
  • Frédéric-Maurice (1605-1652), duc de Bouillon.
  • Élisabeth-Charlotte (1607-), qui épouse Guy-Aldonce Ier de Durfort, marquis de Duras en 1624[réf. nécessaire], dont postérité ;
  • Henriette-Catherine (1609-), qui épouse Amaury Goyon de La Moussaye, comte de Quintin, en 1629. Leur fils, Henri Goyon de La Moussaye, est gouverneur de Stenay. Leur fille Élisabeth, mariée avec René de Montbourcher, marquis du Bordage, est la mère de la duchesse de Coigny.
  • Henri (1611-1675), plus connu sous le nom de Turenne ;
  • Charlotte (v. 1613-), dite « Mademoiselle de Bouillon ».

Elle meurt en septembre 1642, avant le rattachement de la principauté de Sedan à la France.

Sa correspondance[modifier | modifier le code]

Jean Luc Tulot a transcrit des lettres d’Elisabeth de Nassau à sa sœur Charlotte-Brabantine de Nassau, IIe duchesse de La Trémoille et à son neveu Henri de La Trémoille. Un ensemble de plus de quatre cent lettres allant de 1595 à 1628, conservé aux Archives nationales dans le Fonds La Trémoille aux côtes 1 AP 333, 334, 335 et 336. Ces lettres, au siècle dernier, ont été l’objet d’une publication partielle par Paul Marchegay portant principalement sur les lettres couvrant les années 1595-1598, Marchegay n’ayant publié qu’une sélection de lettres pour les années 1598-1628. Il existe aussi un vingtaine de lettres qu’adressa à Charlotte-Brabantine de Nassau, sa sœur Flandrine, abbesse de Sainte-Croix de Poitiers, conservées aux Archives nationales de France dans le Fonds Rohan-Bouillon à la côte 273 AP 180. Elisabeth de Nassau la cite souvent dans ses lettres à sa sœur Charlotte-Brabantine de Nassau et ses lettres permettent de mieux percevoir les relations existant entre membres d’une même famille que la Religion séparait[3].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Bérenger, Turenne, éditions Fayard, , 626 p..
  • Alain Sartelet, La Principauté de Sedan, éditions Terres ardennaises, , 180 p. (ISBN 2-905339-17-9), p. 13.
  • Pierre Congar, Jean Lecaillon et Jacques Rousseau, Sedan et le Pays sedanais : Vingt siècles d’histoire, éditions FERN, , 577 p..