Charles II d'Elbeuf

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Charles II de Lorraine
Charles II de Lorraine duc d'Elbeuf, comte d'Harcourt.jpg
Titre de noblesse
Duc d'Elbeuf
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Marguerite de Chabot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Enfants
Autres informations
Religion
Distinctions
Armoiries ducs d'Elbeuf.svg
blason

Charles II de Guise-Lorraine, né le , mort à Paris le , fut duc d'Elbeuf de 1605 à 1657, comte de Lillebonne, comte de Rieux, et baron d'Ancenis. Il était fils de Charles Ier de Guise-Lorraine, duc d'Elbeuf, et de Marguerite de Chabot-Charny (arrière-petite-nièce de François Ier par sa grand-mère paternelle Françoise de Longwy).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il vint à la cour en 1607 et devint compagnon de jeu du futur Louis XIII. À la majorité de ce dernier, il est nommé Chambellan. Il fut au début un fidèle de Louis XIII et l'assista dans ses luttes contre la reine-mère Marie de Médicis, contre les nobles qui conspiraient contre Richelieu et contre les calvinistes français.

Le duc de Longueville, gouverneur de la Normandie et fidèle de Marie de Médicis incitaient les nobles du rouennais à la révolte et établit son camp à Orival, à proximité d'Elbeuf. Louis XIII et Richelieu se rendirent maître de la révolte et Charles fut nommé gouverneur de la Normandie. Lors des rébellions huguenotes, il participe au siège de La Rochelle où il est blessé à Saint-Jean-d'Angély mais on le retrouve l'année suivante au siège de Montpellier.

Il est exilé en 1630 pour avoir soutenu Marie de Médicis lors de l'affaire de la Journée des Dupes. Rentré en grâce à la mort de Louis XIII, il le gouvernement de la Picardie en plus de celui de la Normandie[1].

En 1649, le duc d'Elbeuf offrit ses services aux Parisiens pendant la Fronde ; déclaré général de l'armée du roi, sous l'autorité du Parlement ; mais il ne fut qu'un des lieutenants du prince de Conti reconnu pour généralissime par le Parlement. À la suite de l'amnistie générale accordée par la Cour (paix de Saint-Germain du 1er avril), Mazarin revint à Paris, le 18 août. En 1652 le duc d'Elbeuf commandait en chef l'armée de Flandre ; mais, ensuite, ne servit plus, et mourut à Paris, le 5 novembre 1657.

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Catherine Henriette de Bourbon, veuve de Charles II d'Elbeuf

Il avait épousé à Paris le 19 janvier[2] 1619 Catherine Henriette de Bourbon (1596-1663), dite Mademoiselle de Vendôme, fille légitimée d'Henri IV de France et de Gabrielle d'Estrées. Ils eurent :

  • Charles III (1620-1692), comte de Harcourt-Elbeuf, puis duc d'Elbeuf à la mort de son père
  • Henri (1622-1648), abbé d'Homblières
  • François Marie (1624-1694), prince de Lillebonne
  • Catherine (1626-1645), nonne à Port-Royal
  • François Louis (1627-1694), comte d'Harcourt
  • Marie Marguerite Ignace (1628-1679), dite Mademoiselle d'Elbeuf

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Simone Bertière, La Vie du cardinal de Retz, Fallois 1990 p. 239
  2. Jean-Paul Desprats, Les bâtards d'henri IV, l'épopée des Vendômes, Perrin, , 706 p. (ISBN 2262009988)

Source[modifier | modifier le code]

  • Bulletin de la Société de l'Histoire d'Elbeuf, numéro 39, avril 2003.
  • J. Caluwaerts, Cherchez la femme (Jeanne Françoise Schotte), dans Brabant Cronikel, année 17 (2013), numéro 4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]