Charles-François Bonjour

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Charles-François Bonjour
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Charles-François Bonjour, né le à Lausanne et mort le à Pully, est un architecte suisse établi à Lausanne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles-François Bonjour étudie l'architecture au Polytechnicum de Zurich (aujourd'hui École polytechnique fédérale de Zurich) où il obtient un diplôme d'architecte en 1893. Ses premiers pas en architecture se font au service d'Henri Assinare, architecte au service de l’État de Vaud et responsable de la cathédrale de Lausanne puis pour l'architecte Théophile van Muyden, restaurateur de la basilique de Valère à Sion. Établi à Lausanne dès 1897 et alors associé au Neuchâtelois Charles Dubois, il travaille souvent par la suite en collaboration avec d'autres bâtisseurs, notamment Charles Borgeaud puis Adrien van Dorsser. Il enseigne aussi le dessin à l’École de la société industrielle et commerciale de Lausanne (1895-1897), institution qu'il dirige même de 1896 à 1899. Puis, de 1905 à 1933, il est professeur d'architecture à l'Université de Lausanne et, de 1921 à 1937, exerce la fonction d'inspecteur des constructions fédérales à Lausanne[1]. Membre de la section vaudoise de la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA), il se retire de la vie professionnelle en 1935[2].

Il construit beaucoup dans le canton de Vaud, et tout particulièrement à Lausanne :

  • avec Charles Borgeaud, l'école primaire de la Barre (1899-1900) ;
  • avec Adrien van Dorsser, les grands immeubles locatifs à la rue Sainte-Luce, appelés Printemps, Été, Automne et Hiver (1905-1910) ;
  • avec Charles Mauerhoffer, le Royal Hotel (1907, aujourd'hui Royal Savoy) et l'église Saint-Paul (1908-1909) ;
  • avec Oscar Oulevey,la synagogue 1908) et la prison de district du Bois-Mermet (1902).

Bonjour transforme seul le temple de la Croix d'Ouchy (1901), y ouvrant des baies néo-renaissance caractéristiques et l'on lui doit également l'hôtel Eden (1905) à l'avenue de la Gare à Lausanne, et, aux Rasses, l'agrandissement du Grand-Hôtel (1913-1915)[2]. Il est en outre constructeur d'écoles rurales (Saubraz, Champagne (Vaud) et Premier (Vaud)), ainsi que d'églises de campagne, pour lesquelles il s'inspire des édifices classiques anciens: Chevilly (Vaud),Prahins, Champtauroz, L'Abergement, Donneloye, Bioley-Orjulaz et Vuitebœuf. Il bâtit aussi le Winter Palace à Gstaad][3].

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Dossier ATS, Archives cantonales vaudoises.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Isabelle Rucki, Dorothee Huber (ed.) (trad. de l'italien), Architektenlexikon der Schweiz : 19./20. Jahrhundert, Basel/Boston/Berlin, Birkhäuser Verlag, , 614 p. (ISBN 3-7643-5261-2), p. 69.
  • Guillaume Curchod, Charles-François Bonjour (1870-1961) : un architecte régionaliste et son bureau lausannois à la Belle Epoque, Lausanne, coll. « Mémoire de licence, Fac. des Lettres, Section d'histoire de l'art , Université de Lausanne, 2016 », , 200 p.. 16.00
  • Guillaume Curchod, « Charles-François Bonjour (1870-1961). Récit d'une carrière faste d'un architecte de la Belle Epoque », A suivre (Bulletin de la Section vaudoise de Patrimoine suisse), no 78,‎ , p. 10-13.
  • Guillaume Curchod, « Charles-François Bonjour (1870-1961). 2e partie: Penser et construire une architecture régionaliste », A suivre (Bulletin de la Section vaudoise de Patrimoine suisse), no 79,‎ , p. 8-11.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Schmutz, « Bonjour, Charles » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ..
  2. a et b (de) Isabelle Rucki, Dorothee Huber (ed.) (trad. de l'italien), Architektenlexikon der Schweiz : 19./20. Jahrhundert, Basel/Boston/Berlin, Birkhäuser Verlag, , 614 p. (ISBN 3-7643-5261-2), p. 69.
  3. Guillaume Curchod, « Charles-François Bonjour (1870-1961). Récit d'une carrière faste d'un architecte de la Belle Epoque », A suivre (Bulletin de la Section vaudoise de Patrimoine suisse, no 78,‎ , p. 10-13.