Chapelle des Carmes (Rennes)

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Chapelle des Carmes de Rennes
Image illustrative de l’article Chapelle des Carmes (Rennes)
Présentation
Culte Protestant évangélique
Type église
Rattachement Église évangélique
Début de la construction 1860
Style dominant Néo-gothique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Ville Rennes
Coordonnées 48° 06′ 46″ nord, 1° 40′ 21″ ouest

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Chapelle des Carmes de Rennes

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Chapelle des Carmes de Rennes

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Chapelle des Carmes de Rennes

La chapelle des Carmes de Rennes est l'ancienne chapelle du couvent des Carmes déchaussés de Rennes, commune de Rennes, en Ille-et-Vilaine, devenue aujourd'hui église évangélique du Thabor.

Localisation[modifier | modifier le code]

La chapelle de trouve à Rennes, à l'est du centre-ville et au sud du parc du Thabor. Elle est située au numéro 13 de la rue Martenot (appelée de Belair jusqu'en 1906)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chapelle vue depuis le parc du Thabor vers 1900.

Chassés par la Révolution, les Carmes déchaux ne revinrent à Rennes qu'en 1856, s'établissant d'abord rue de Fougères puis rue de Paris, le temps d'entreprendre, à partir de 1860, la construction de leur couvent Notre-Dame de Toutes Grâces dont ne subsiste aujourd'hui que la chapelle. Cet édifice, dédiée à l'Immaculée Conception, a été bénit le 5 avril 1867 par Monseigneur Brossay-Saint-Marc, archevêque de Rennes. Le 20 octobre 1880 les Carmes sont expulsés pour n'avoir pas satisfait à l'obligation d'autorisation découlant des décrets du 28 mars 1880 sur les congrégations religieuses[2]. Le couvent est converti en école libre de garçons[3] tandis que la chapelle reste longtemps abandonnée.

La chapelle a été utilisée pour les offices de la Wehrmacht durant l'Occupation allemande.

Acquise en 1998 par l'Église protestante évangélique, la chapelle est rénovée de 2002 à 2015[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le Chanoine Brune a donné les plans de la chapelle édifiée par l'entrepreneur Huchet[5].

Extérieur[modifier | modifier le code]

La chapelle des Carmes participe du style néo-gothique archéologique imitant les constructions religieuses françaises du début du XIIIe. La structure intérieure du bâtiment est aisément lisible de l'extérieur.

Façades latérales[modifier | modifier le code]

L'édifice s'organise autour d'un haut vaisseau de cinq travées à deux étages, accosté de chapelles, qui se termine par un chœur composé d'une travée et d'une abside pentagonale. La partition entre nef dévolue aux fidèles et espace sacerdotale est détectable au niveau des cinquième et sixième travées, les ouvertures de l'étage haut passant de simples fenêtres ogivales à des baies jumelées sommées d'un hexalobe. Ces dernières ouvertures font écho aux petites roses percées dans les murs des chapelles. Les façades latérales sont rythmées au rez-de-chaussée par des pilastres et à l'étage par des contreforts à deux ressauts. Il n'y a pas d'arc boutant et deux corniches à modillons couronnent les costales des chapelles et nef couvertes de hauts toits en ardoises.

Façade principale[modifier | modifier le code]

Seule la façade principale, au sud, présente véritablement un intérêt architectural. Encore s'agit-il d'un laborieux patchwork associant divers éléments d'architecture locale avec des œuvres présentées par le Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle de Viollet-le-Duc, les proportions de l'ensemble concourant à l'impression d'un édifice s'étirant démesurément vers le haut.


La rosace s'inspire ainsi de celle de la façade occidentale de la cathédrale de Chartres[4] et le portail est la copie servile de celui de la collégiale de Montréal si ce n'est le médaillon ornant le tympan et représentant Notre-Dame du Mont-Carmel.


Clocher[modifier | modifier le code]

Intérieur[modifier | modifier le code]

Stalles de la chapelle, conservées au musée de Bretagne.

Les sculptures sont l’œuvre de Jean-Marie Valentin et les vitraux du maître-verrier Lobin de Tours.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Banéat, Le vieux Rennes, Librairie moderne J. Larcher, Rennes, 1911, 678 p., Réédition Le Livre d'histoire, Paris, 1999, Monographies des villes et villages de France, 656p., (ISBN 2-84435-042-9), p.321.
  2. Chanoine Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes, Fougeray et Paris, René Haton, 1880-1886, 6 vol. in-8° br., couv. impr., tome III, pp.599-600,699p., (disponible sur Gallica).
  3. Entrée Rue de Belair. dans Lucien Decombe, Notices sur les rues de Rennes, Alph. Le Roy fils, (lire en ligne).
  4. a et b Éric Chopin, « La chapelle des Carmes renaît au culte chrétien », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2018).
  5. P.L.U. de Rennes Métropole, 378p., p.68. (consultable (http://metropole.rennes.fr/fileadmin/rrm/documents/Pratique/Infos_et_demarches/logement__urbanisme/PLU/DOSSIER_C/CVII_-_PBIL/C07_01_PBIL_M2.pdf])

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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