Château de Chimay

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Château de Chimay
Image illustrative de l'article Château de Chimay
Entrée principale du château de Chimay
Début construction Environs de l'an mil.
Propriétaire actuel Société Anonyme

Chimay Malgré Tout

Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1958, Théatre, no 56016-CLT-0001-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (2004, Les murailles, le donjon et les façades et toitures du château à l'exclusion des extensions modernes dans la cour (M) et la plate-forme de la forteresse, no 56016-CLT-0020-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, Théâtre, no 56016-PEX-0001-02)
Coordonnées 50° 02′ 53″ nord, 4° 18′ 43″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région historique Principauté de Chimay
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Ville Chimay

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Chimay

Le château de Chimay, sis au coeur de la ville de Chimay, dans le sud de la botte du Hainaut (Belgique) est un manoir résidentiel du XVIe siècle, toujours habité par la famille princière des Chimay. Construit sur un promontoire rocheux dominant la vallée de l'Eau Blanche, le château aurait remplacé une construction médiévale dont l'origine ancienne n'a pu être déterminée avec précision.

Éléments d'histoire[modifier | modifier le code]

Selon certaines chroniques anciennes, un premier édifice aurait été construit vers l'an 1000, à partir d'un donjon autour duquel plusieurs tours et une enceinte furent élevées au cours des XIIIe et XIVe siècles.

Même si certains prétendent que le château fut l'une des résidences préférées de Charles le Téméraire cela n'a jamais pu être vérifié et la présence du château n'est d'ailleurs attestée par des documents fiables qu'à partir du XVIe siècle.

En 1486 Chimay est érigé en Principauté par Maximilien d'Autriche.

Au cours du XVIIe siècle, les armées de Don Juan d'Autriche et de Turenne assiégèrent tour à tour le château et y perpétrèrent d'importantes destructions.

Au XIXe siècle, le château connut une période plus heureuse sous l'impulsion du prince François Joseph de Riquet de Caraman, qui fit exécuter les travaux nécessaires pour réparer les nombreuses dégradations commises au cours des siècles précédents.

Quant à madame Tallien, elle y fit construire le petit théâtre qui porte son nom.

Des travaux furent entrepris au XIXe siècle pour restaurer et rendre plus confortable le château, mais malheureusement il eut à subir l'incendie de 1935 au cours duquel il fut presque entièrement détruit. La reconstruction, dirigée par Raymond Pelgrims de Bigard [1], lui a rendu son aspect Renaissance (style Henry IV).

Le château est la demeure de la princesse de Chimay, née Élisabeth Manset.

L'actuel théâtre de 200 places construit en 1863 par Le Fuel et Cambon, remplace le théâtre aménagé au début du même siècle pour l'ex-Madame Tallien devenue princesse de Chimay par mariage; il est une réplique miniature de celui de Louis XV au château de Fontainebleau.

Il a servi de décor au film Le maître de musique de Gérard Corbiau.
et a accueilli de nombreux prestigieux musiciens lors d'un premier festival, entre 1958 à 1985, puis de 1991 à 2007 lors du concours de chant baroque et du festival de musique baroque créés par Christine de Chimay, la seconde épouse du prince Philippe.

La chapelle a conservé quelques années (1449)[2] durant le Saint-suaire se trouvant actuellement à Turin.

À la suite du remariage en 2012 du prince Philippe avec sa troisième épouse Françoise, héritière du groupe Interbrew, le château a été complètement rénové et adapté aux nouvelles technologies (les visites se faisant désormais par iPad).

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. TANGHE, « Chimay », dans : L. Fr. GENICOT (dir.) Châteaux de plaisance, Bruxelles, 1977, p. 86-87
  • Le Patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10/1, Province de Hainaut. Arrondissement de Thuin, Liège, 1983, p. 260-263
  • M. de WAHA, « Chimay », dans : Châteaux chevaliers en Hainaut au Moyen Âge, Bruxelles, 1995, p. 148
  • C. d’URSEL, L. Fr. GENICOT, R. SPÈDE et Ph. WEBER, Donjon médiévaux de Wallonie. 2. Province de Hainaut, Namur, 2001, p. 90.
  • F.E. de WASSEIGE et M. MEGANCK, « Raymond Pelgrims de Bigard (III) », dans Demeures Historiques et Jardins no 163, septembre 2009, p. 2-5.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir François-Emmanuel de Wasseige et Marc Meganck, « Raymond Pelgrims de Bigard (III) », dans : Demeures Historiques & Jardins n° 163, septembre 2009, p. 2-5.
  2. http://pagesperso-orange.fr/gira.cadouarn/france/historique/reliques/reliques.htm