Château de Beauretour

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Château de Beauretour
Image illustrative de l’article Château de Beauretour
Période ou style Médiéval
Type Maison forte de relief
Début construction Fin XIVe siècle ou début XVe siècle
Propriétaire initial Jean de Rossillon
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Personne privée
Destination actuelle Ruiné
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2003)[1]
Coordonnées 45° 46′ 53″ nord, 5° 37′ 25″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bugey
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Commune Saint-Germain-les-Paroisses
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Beauretour
Géolocalisation sur la carte : Ain
(Voir situation sur carte : Ain)
Château de Beauretour

Le château de Beauretour est une ancienne maison forte, bâti vers 1400 par Jean de Rossillon[3], centre de la seigneurie de Beauretour, dont les ruines se dressent sur la commune de Saint-Germain-les-Paroisses dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le château en totalité, y compris l'emprise foncière fortifiée font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Situation[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château de Beauretour sont situés dans le département français de l'Ain sur la commune de Saint-Germain-les-Paroisses, à 1,5 kilomètre au nord-nord-est du bourg, à l'extrémité d'une crête dominant à l'ouest le hameau d'Essieu. Il contrôlait le grand chemin de Belley à Innimond.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est fait mention de ce château de Beauretour pour la première fois dans un texte daté de 1137. Cependant, un autre texte datant lui de 1150 parle de « première construction » du château. Cela jette un doute sur l’exactitude chronologique mais, selon toute vraisemblance, ces éléments datent bien le château du XIIe siècle[réf. nécessaire]. D'autres sources disent que le château est bâti par Jean de Rossillon vers 1400.

La bâtisse tiendrait son nom de la seconde croisade, la forteresse étant devenu le lieu de repos de son propriétaire à son retour de Terre Sainte[réf. nécessaire].

Pierre de Rossillon, chevalier, reçoit du Comte Vert, par lettres datées à Chambéry du [4], l'inféodation avec toute la justice haute, moyenne et basse sur les hommes et fiefs qu'il avait dans la châtellenie et ressort de Rossillon. Jean de Rossillon, chevalier, vivant vers 1400[4], descendant de Pierre, fait bâtir le château en un lieu appelé Beauretour qui était de son fief et ou il avait justice dans la châtellenie de Rossillon et se qualifia dès lors de seigneur de Beauretour, dont les successeurs du nom et armes de Rossillon, de père en fils, en feront hommage aux ducs de Savoie.

En 1793, le château brûle. Il subit également des pillages et des destructions.

Description[modifier | modifier le code]

Le site semble fortifié depuis le milieu du XIIe siècle. Au XXIe siècle il ne subsiste que des ruines d'une enceinte, et de logis, donjon carré dressé du côté de l'attaque.

L'édifice de plan rectangulaire est entouré de divers aménagements : fossés, terrasses, courtine.

Le logis consiste en un long bâtiment comportant, à chaque extrémité, une tour non saillante et une tourelle d'escalier au centre de la façade. L'ensemble peut être attribué à la fin du XVe siècle et illustre l'architecture féodale finissante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château de Beauretour », notice no PA01000010, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  3. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 1036.
  4. a et b Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey : Partie 2 : Contenant les fondations des Abbayes, Prieurez, Chartreuses, Egliſes Collegiales & les Origines des Villes, Chaſteaux, Seigneurs & principaux Fiefs, Lyon, Jean Antoine Huguetan & Marc Antoine Ravaud, , 109 p. (BNF 30554993, lire en ligne), p. 12.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]