Cedant arma togae

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Cedant arma togae est une locution latine, littéralement traduite par : « Que les armes cèdent à la toge », ou traditionnellement rendue par l'expression : « L'épée le cède à la toge[1] ».

C'est le premier hémistiche d'un vers de Ciceron pour son propre hommage, en souvenir de son consulat. Cette sentence s'emploie pour signifier la supériorité du pouvoir civil sur le pouvoir militaire, le gouvernement militaire, représenté par les armes, cédant le pas au gouvernement civil, qui arbore la toge.

Le vers complet est : Cedant arma togae, concedat laurea linguae[2],[3] que l'on pourrait traduire par : « Que les armes cèdent à la toge, les lauriers à l'éloquence »

Citations littéraires[modifier | modifier le code]

Alexandre Dumas utilise cette formule au chapitre VI du Comte de Monte-Cristo (1844) pour décrire la situation en France lors de la Première Restauration (1814-1815)[4].

Devise héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Bălți.

Cedant arma togae est la devise héraldique de :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Orcel 2009 : Michel Orcel, Le Livre des devises : où se trouvent colligées, traduites et illustrées mille cinq cent quatre-vingt-trois devises d’Occident et d’ailleurs, éditions du Seuil, , 547 p. (ISBN 978-2-02-100087-0), p. 83-84 « Cedant arma togae »
  1. Cicéron, De officiis (Des devoirs), I, 22.
  2. Source : Tome 20, page 249, Œuvres complètes de Cicéron - Paris : Garnier frères, 1866-1874. - 20 vol. ; in-18. Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-18949 (20).
  3. D'autres sources indiquent : « Cedant arma togae, concedat laurea laudi ».
  4. « — Ma chère, dit la marquise, mêlez-vous de vos colibris, de vos épagneuls et de vos chiffons, et laissez votre futur époux faire son état. Aujourd’hui les armes se reposent et la robe est en crédit ; il y a là-dessus un mot latin d’une grande profondeur. — Cedant arma togœ, dit en s’inclinant Villefort. — Je n’osais point parler latin, répondit la marquise. » Alexandre Dumas (1802-1870), Le Comte de Monte-Cristo (1844), chapitre VI (« Le substitut du procureur du roi. » ; page 74 du tome 1 dans l’édition C. Lévy (1889), voir dans Wikisource s:fr:Le Comte de Monte-Cristo/Chapitre 6 (page 74) et s:fr:Page:Dumas - Le Comte de Monte-Cristo (1889) Tome 1.djvu/84 (fac simile de la page 74). Consulté le 8 juillet 2016.
  5. Alphonse Chassant, Dictionnaire des devises historiques et héraldiques, supplément par H. Tausin, Paris, 1895, tome I, page 66.
  6. Alfred De Ridder, Devises et cris de guerre de la noblesse belge, Bruxelles, 1894, p. 13.
  7. Alphonse Chassant, Dictionnaire des devises historiques et héraldiques, supplément par H. Tausin, Paris, 1895, tome I, page 66.

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