Camp de concentration de Jastrebarsko

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Camp de concentration de Jastrebarsko
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Présentation
Gestion
Date de création 1942
Créé par Oustachis
Géré par Oustachis et bonnes sœurs catholiques
Date de fermeture Août 1942
Fermé par Partisans yougoslaves
Victimes
Type de détenus Enfants
Nombre de détenus ~ 3336
Morts Plusieurs centaines
Géographie
Pays Drapeau de la Croatie Croatie
Coordonnées 45° 40′ 16″ nord, 15° 39′ 04″ est

Géolocalisation sur la carte : Croatie

(Voir situation sur carte : Croatie)
Camp de concentration de Jastrebarsko

Le camp de concentration de Jastrebarsko était un camp de concentration dirigé par les oustachis pendant la Seconde Guerre mondiale en Croatie[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Avant d'être reconnu comme camp de concentration, Jastrebarsko, dès 1939 est un lieu d'internement, sous autorité allemande. Mon père, Léopold Studeny y fut enfermé d'octobre 1939 à Pâques 1941 avec ma mère Charlotte SINGER. C'est l'officier allemand, d'origine autrichienne, qui les fit s'évader en les emmenant en Italie. Il avait ordre de remettre le camp et les 142 prisonniers détenus aux oustachis dès le lendemain. Les 140 restant furent exécutés à la mitrailleuse dès que les oustachis prirent le camp.

Le camp a été créé le à la suite de la décision du président de l'État indépendant de Croatie Ante Pavelić, allié des nazis.

Le camp était situé dans plusieurs bâtiments, un château transformé en un orphelinat avant guerre ainsi qu'une ancienne caserne de l'armée italienne.

Les prisonniers du camp sont exclusivement des enfants âgés d'un mois à quatorze ans[réf. insuffisante][2].

Le camp est resté en activité pendant deux mois, du 12 juillet 1942 au 26 août 1942.

On estime à environ 3 336 le nombre d'enfants internés dans le camp. Il s'agit principalement de Serbes dont plus de 2 000 de Kozara et de Kordun qui étaient précédemment internés au camp d'extermination de Stara Gradiška.

La majorité des enfants sont malades, ils souffrent de la dysenterie, la typhoïde, le scorbut, la pneumonie, la diphtérie. Le taux de mortalité élevé dans le camp était le résultat d'une combinaison de ces maladies chez certains prisonniers.

Plusieurs centaines d'enfants sont morts dans le camp. Un fossoyeur local payé "à la pièce", Ilovara Francis, y enterre 468 enfants dans une période de six semaines[3]. Environ 1 300 prisonniers transitent par le camp avant d'être transportés au camp Jasenovac.

Le camp était en partie administré par des religieuses catholiques de la Congrégation des Sœurs de Saint-Vincent de Paul.

Le 26 août 1942, les partisans yougoslaves libèrent 700 enfants du camp[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sabrina P. Ramet, The three Yugoslavias : state-building and legitimation, 1918-2005, Washington, D.C. Bloomington, IN, Woodrow Wilson Center Press Indiana University Press, , 817 p. (ISBN 978-0-253-34656-8, OCLC 805097343, lire en ligne).
  2. Dragoje Lukić, Rat i djeca Kozare, Beograd-Prijedor-Jasenovac, 1990.
  3. http://www.jusp-jasenovac.hr/Default.aspx?sid=7387
  4. http://www.jusp-jasenovac.hr/Default.aspx?sid=7384