Camille d'Écoulives

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Camille d'Écoulives
Chapelle Chevigny 07.JPG
Statue de sainte Camille à la chapelle de Chevigny.
Biographie
Naissance
Décès
Autres informations
Religion
Étape de canonisation

Camille, dite Camille d'Écoulives, Camille d’Auxerre ou sainte Camille, est une vierge et martyre[note 1] italienne, née dans le paganisme, et convertie au christianisme par l'évêque Germain d'Auxerre. Elle mourut en 448 à Escolives-Sainte-Camille. Reconnue comme sainte, elle est fêtée soit le 26 novembre[1],[2],[3],[4], soit le 3 mars[5],[6],[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon la légende[note 2], Camille est issue d'une riche famille de Civitavecchia[note 3]en Italie. Avec ses quatre sœurs (ou cousines) Porcaire, Maxime, Pallaye et Magnance[note 4], elle se rendit à Ravenne attirée par la renommée de l'évêque Germain d'Auxerre qui y séjournait pour obtenir des faveurs de l'empereur Valentinien III[6]. Elles firent toutes cinq vœu de virginité dans les mains de l'évêque[8].

Gagnées à Dieu par les prédications de l'évêque, les cinq sœurs l’assistèrent dans ses derniers moments. Quand l'évêque mourut, le , elles décidèrent d'accompagner le convoi qui ramenait son corps de Ravenne à Auxerre[1].

Sur la route du cortège, de nombreux miracles furent rapportés par les villageois. Mais le voyage était pénible, et ses sœurs Magnance et Pallaye moururent successivement dans des villages bourguignons qui ont maintenant pris leurs noms. Arrivée à Escolives-Sainte-Camille, près d'Auxerre, elle succomba à son tour et y fut inhumée. Une église fut bâtie sur son tombeau qui en devint la crypte. Tout comme ses sœurs, elle fut rapidement considérée comme sainte par élan populaire (vox populi, vox dei)[note 5]. Plus tard, ses reliques furent brûlées par les calvinistes[1].

Variante[modifier | modifier le code]

D'autres récits parlent d'une Camille, chrétienne vivant à Auxerre, qui témoigna de sa foi jusqu'à l'effusion de son sang lors d'une persécution dans les premiers siècles[4].

Reconnaissances[modifier | modifier le code]

Sainte Camille d'Écoulives n'est pas citée dans l'édition de 1866 du Martyrologe romain[9], liste officielle des saints de l'Église catholique romaine, mais qui ne se veut pas exhaustive.

En revanche, elle est citée dans le martyrologe d'Auxerre (fêtée le 3 mars)[10] et est priée au propre de Sens le 26 novembre[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Dans les premiers siècles de l'Église, les saints sont souvent des martyrs, soit car ils sont des témoins de la foi (martyr signifie témoin en grec ancien), soit car ils sont morts pour ne pas avoir renié leur foi chrétienne.
  2. D'après le site de la communauté de communes du Pays Coulangeois, la légende sur Sainte Camille fut diffusée à l’époque carolingienne.
  3. Civitavecchia s'appelait Centumcellae en Ve siècle.
  4. Charles Lefeuve cite quatre sœurs dont Camille et sans Maxime, alors qu'Heiric d'Auxerre en cite cinq.
  5. Jusqu'au Xe siècle, aucune procédure centralisée n'existe pour déclarer une personne sainte. Le plus souvent, c’est la vox populi qui déclare la sainteté. Voir à ce sujet l'article sur la canonisation.

Références

Sources[modifier | modifier le code]

  • Constance de Lyon, Vie de Saint Germain d'Auxerre, vers 480.
  • Heiric d'Auxerre, Vita sancti Germani (Vie de saint Germain), 873-874.
  • Vita Magnantia, auteur inconnu, date inconnue (Moyen-âge)
  • Charles Lefeuve, Histoire de Saint Germain l'Auxerrois, patron de la paroisse du Louvre et de la ville d'Auxerre, Debécourt éditeur, 2nde édition, 1843 (sur books.google.fr).
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Camille d'Écoulives » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • Jean-Maurice Barbé, Tous les Prénoms français et régionaux, éditions Jean-Paul Gisserot, 1994 (sur books.google.fr).