Cadranier

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Cadran réalisé sur le toit de sa propre maison par le cadranier et designer John Carmichael dans l'Arizona.

Le cadranier est la personne qui réalise pratiquement les cadrans solaires.

Selon l'usage contemporain, on écrit cadrannier pour l'artisan qui fabrique des cadrans destinés aux horlogers, et cadranier pour les réalisateurs de cadrans solaires. On les appelle aussi « maîtres cadranyers », « facteurs de cadrans », ou plus simplement « faiseurs de cadrans ». Un néologisme récent lui donne le nom de cadraniste.

Activité[modifier | modifier le code]

L'activité apparaît chez les grecs mais se développe surtout chez les arabes à des fins religieuses : certaines prières (comme la prière de al-'asr ou la prière de adh-dhouhr lorsque le soleil se trouve à son zénith) réclament des cadraniers qui doivent posséder un minimum de connaissances (cosmographie, formules de trigonométrie) et, pour les cadrans plus complexes, se faire assister par un gnomoniste. Ils installent leur instrument sur les murs sud-ouest des mosquées pour indiquer précisément l'heure au muezzin.

À la fin du Moyen Âge, le cadranier en Occident doit aussi avoir des connaissances lui permettant d'exercer son art ou son artisanat, par exemple : peintre en lettres, céramiste sur lave de Volvic, potier, chaudronnier, graveur sur pierre, etc. Son métier d'art se développe à travers le compagnonnage. Outre la réalisation technique, il décore souvent le cadran et, à la demande de son commanditaire, l'orne d'une devise. On recense en France 6 à 7 000 devises pour 23 000 cadrans[1].

Anecdote[modifier | modifier le code]

L'expression « chacun voit midi à sa porte » provient de cadraniers qui, à l'origine, étaient de simples maçons sans connaissance gnomonique, si bien que dans une même rue, on pouvait avoir deux cadrans n'indiquant pas le même midi[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Cadrans solaires, Denis Savoie, Éd. Belin, coll. « Pour la Science », 2003.
  • Cadrans solaires : histoire, théorie, pratique, René R. J. Rohr, Éd. Oberlin, Strasbourg, 1986.
  • Les cadrans solaires, Jean-Marie Homet, Éd. Ch. Massin, 1985.
  • Cadrans solaires de Paris, Andrée Gotteland et Georges Camus, CNRS Éditions, 1997.
  • Cadrans solaires du Queyras, Pierre et Gaelle Putelat, Éd. Du Queyras, 2008.
  • Cadrans Solaires traditionnels en Queyras-Briançonnais, Gaelle Ducrot & Pierre Putelat, Éd. Du Queyras, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Escuder, Paroles de Soleil, Le Manuscrit, (ISBN 2-7481-5352-9)
  2. « Les cadrans solaires, pour que chacun voit midi à sa porte », Ciel et Espace, (consulté le 23 juin 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]