Boundji

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Boundji est le nom d'un village de la région de la Cuvette en République du Congo, chef-lieu du district homonyme. Le nom vient d’une modification de l’expression mbosi mbo ndzi qui signifie littéralement « plusieurs bras », chaque bras indiquant l'axe de provenance des populations mbosi qui peuplent Boundji à l'origine. Son premier habitant fut Paul Ongondy.

Histoire du village[modifier | modifier le code]

Le village de Boundji est né à la suite de la fondation par Mgr Prosper Augouard de la Congrégation du Saint-Esprit, missionnaire au Congo français à la fin du XVIIIe siècle, de la Mission catholique Saint François-Xavier, le . Baptisé Saint-Benoît par les missionnaires, il est situé à un kilomètre de l’Alima, l’une des rivières empruntées par l'explorateur Savorgnan de Brazza.

Le village s'est agrandi et est devenu un centre administratif, chef-lieu du District de Boundji. On y trouve des écoles primaires (qui ont entre autres accueilli Jacques Opangault, le cardinal Émile Biayenda et Théophile Obenga; un collège général, un collège professionnel et un lycée. On y trouve également un dispensaire et un hôpital, un aérodrome au nom d'un ancien grand pilote congolais (Jean-Pierre Assoua), un port fluvial construit avec l'aide du Fonds européen pour le développement (FED) au tout début des années 1970, une carrière et une unité de concassage de pierre, une usine de décorticage du café et de paddy (en ruine), une unité artisanale de fabrication d'huile de palme héritée des frères Tréchaut…

Monuments[modifier | modifier le code]

Les édifices coloniaux ont quasiment tous disparu. Il n'en reste que l'ancien couvent des sœurs franciscaines missionnaires de Marie (FMM) composé d'une résidence principale, d'un bâtiment ayant servi d'orphelinat et d'une chapelle. Cet ensemble est aujourd'hui occupé par les pères de la Congrégation des Franciscains, originaires d’Italie.

Le cimetière chrétien date de la création de Saint-Benoît. En plus de missionnaires européens, on y trouve également plusieurs indigènes.

Le prêtre alsacien Paul Sigward a construit à partir de 1968 l'actuelle église catholique de Boundji (paroisse saint François-Xavier) qui a quitté les bords de l'Alima pour le cœur du village chrétien. L'église de Boundji fait partie du diocèse d'Owando qui avait comme évêque un natif de Boundji (monseigneur Georges-Firmin Singha), à qui succéda monseigneur Ernest Nkombo, ancien président de la Deuxième Conférence nationale (la première ayant eu lieu sous Marien Ngouabi au début des années 1970 du XXe siècle) et du Conseil national de transition. Il est mort en France en 2009 des suites d'une pénible maladie. L'actuel évêque du diocèse est monseigneur Abagna, ancien du séminaire Saint-Pie-X de Makoua.

Enseignements[modifier | modifier le code]

Plusieurs cadres congolais, aujourd'hui dirigeants de ce pays, ont commencé leurs études à Saint-Benoît, à l'école de la mission dirigée par les missionnaires européens et surtout par un jeune abbé congolais, natif du Pool, qui a marqué des générations entières, Eugène Nkakou, mort dans la fleur d'âge. Avec le temps, une école dite officielle est née, Édouard Epenita, à laquelle se sont ajoutés un collège enseignement général du nom de Sylvestre Tsamas un natif de Boundji, lui aussi mort dans la fleur de l'âge (le premier directeur général de ce collège est Christophe Moukouéké); un collège d'enseignement professionnel, lècoli l'Abaya; et plus tard un lycée.

Les notables de Boundji[modifier | modifier le code]

En m'bosi ils sont nommés mwènè. On peut citer, sans être limitatif : ALEBA, D'zombala, Djo azanga, Nonault, Oko, Ngollo, Olea, M'baty Ondzet, Okoumou, Ngouèmbè, Atoa, Engoua, Lemouèlé, Onounou, Mboa, Ndoulè, Awandza, Onina, Etinga, Oborabassi, Atsoussou, Nganiami, Mbelé, Effanga, Ngouebelé, Okolo, Nguiégna, Awandza, Paul Deyé, Efumba etc. Okouloufouo.

Principaux villages[modifier | modifier le code]

Les principaux villages qui forment le district de Boundji sont par ordre de proximité et selon les axes :

- Effessi (aujourd'hui disparu), Engondo, Odikango, Okaya (village recréé), Otsègnè, Ondingui, Attéli, Okouessé ;
- Okoulou, Iyongo, Tséka, Iko, Epfounou, Engana, Oléri, Abolo… ;
- Essimbi (aujourd'hui disparu), Ekiembé, Ngouoni, Ekami, Abéla, Tsongo, Endagui, Foura… ;
- Ongondza, Tombo, Issèrè (village recréé) Obongui ;
- Olongonè, Mbessè, Okoungou.

Folklore[modifier | modifier le code]

Le folklore de Boundji est divers et varié : les danses comme Ikango (danse des mwènès), Kiébé-Kiébé, Ondzèlè, Ollamâ, Etour'Ikanga,Diamand Boyokani, Okouenguèlè Choisi, Tsal'a Kosso, Congo Bolingo, Okwakassa… sont extrêmement populaires et de célèbres chanteurs ont définitivement marqué les esprits : Ayélanda, Ekambélombé, Torobé, Moraa, Abondo, Otsana, Suzanne Otsotsolo, Andalétia kebety, Eckomband, Omouè, Ossoa, Mvoulou Babenga, Okanda m'Okoué… De même, de grands danseurs sont restés mémorables : Andalétia Emanuel, Ossenguè Amicho , Ikobo Ngatsono, Bassoa…

Économie[modifier | modifier le code]

Boundji possède un aéroport, (code AITA : BOE), un port, un marché, un centre de ressources informatiques… Avec la fin des travaux de la route Okoyo-Bounbji-Oboya et la future construction de la route Boundji-Ewo, la ville se transformera, sans doute, en un grand centre centre commercial et agro-industriel et pastoral. Une écloserie industrielle y sera bientôt construite sous l'impulsion de Sassou-Nguesso avec Rodolphe Adada comme ouvrier. Elle aura pour vocation, non l'exportation après traitement industriel à Oyo, à partir de l'aéroport d'Ollombo, des quatre espèces de poissons sélectionnés dans un premier temps (mboto, libongo, libundu, mbèsè) mais aussi et surtout le marché national sans oublier le repeuplement de nos forêts en poissons. Elle se fera avec la coopération vietnamienne.

Associations[modifier | modifier le code]

la ville de Boundji compte plusieurs associations dont les plus connues sont : Mutuelle Oboro à Boundji : avec section Brazzaville présidée par Opangault (Polikar) ; section Pointe-Noire présidée par Otsana et une section France et Union européenne présidée par Michel Oléa;

Mutuelle Boundji Solidarité (MBS) : Elle regroupe des cadres et autres ressortissants de Boundji. Elle collecte l'épargne de ses adhérents et a pour objectif de procéder, à terme, à des micro réalisations à Saint Benoît. Elle est présidée par Anatole Pobaye et a pour secrétaire général maître Aimé Klébert Singha.

Association SALEM quartier Ebongo-Atalé. Elle réunit en son sein tous les jeunes du quartier résidents à Brazzaville et est Présidée par Victor Andalétia, secrétaire Sidoine Aléba; cellule de Boundji dirigée par Doko Kotakolé et Rufin Macaire Ngassai;

/*Association OKWAKASSA"J.B"*/ Jeunesse de Boundji: Est actuellement la plus grande Association de la jeunesse de boundji à Brazzaville et compte plus de 100 membres actifs :Elle a été dirigée tour à tour par : Pascal ITOUA(feu),Emmanuel DAHO(feu),Mathias IBARA NGUEVO,Jean Louis NGUENDET et actuellement par Victor ANDALETIA. ; Radio Alima FM : cette radio est captée dans les 32 villages du District de Boundji. Elle a été créée par Armand Mondjo. Alima Fm est aujourd'hui un lien de communication indispensable faisant le lien entre les villages et entre les personnes.

LES HOMMES INSOLITES : il y a des hommes qui ont marqué l'image de Boundji par leur aspect physique : Efanga Alexandre alias Dépa, Ekina Obondo, Ndongolo Misi alias Odice A Ngoni, Akoumé de Cara alias Oui Oui, Owassa alias Leroucoul, Ombet, Zoumehe Péla ; Denis Yembé…

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://www.boundji.com/index.php