Bill Parker

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bill Parker
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Josephine (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement

Bill Parker est un artiste peintre post-cubiste abstrait né à Josephine (en) (Texas) le 2 mars 1922[1]. Vivant à Paris depuis 1951, il y mourut en . Il demeure doublement rattaché à l'École américaine et à l'École de Paris[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale, où il est mécanicien dans l'aviation militaire, que Bill Parker est l'élève de Fred Hockx à l'École des beaux-arts de San Francisco. Puis, à l'instar de Robert De Niro, de Mark Rothko, d'Anita de Caro et de la plupart des jeunes peintres qui fonderont par la suite la nouvelle école américaine, il est l'élève de Hans Hofmann[3] qui possède sa propre école à New York. C'est chez Hofmann, ancien assistant de Robert Delaunay en France et grand connaisseur de la scène artistique parisienne, que naît en Bill Parker « l'envie de Paris ». Il obtient une bourse du gouvernement américain qui lui permet de venir à Paris en 1951 et de s'y fixer, travaillant avec Fernand Léger à l'Académie de la Grande Chaumière[4], se revendiquant comme sources d'inspiration, outre son maître Léger, Paul Cézanne, Georges Braque et Pablo Picasso[5]. Rapidement, c'est la première exposition chez Kaganovitch, le prix Bührle (c'est Max Kaganovitch, écrit Françoise de Perthuis[6], qui fait connaître Bill Parker au collectionneur suisse Emil Georg Bührle, convainquant ce dernier d'abandonner sa quête des grands impressionnistes pour réunir des jeunes abstraits de qualité), l'entrée au musée d'art moderne de la ville de Paris en 1954, l'importante exposition au Stedelijk Museum d'Amsterdam en 1955, à la Downtown Gallery de New-York, et à la Marlborough Gallery de Londres la même année, enfin l'entrée au Whitney Museum de New-York.

Les tableaux de Bill Parker sont des mosaïques de formes et de couleurs variées. « La disposition en quadrillage, formée de carrés contigus qui forment la trame de ses toiles, lui permet, en une formule de composition personnelle, de sceller l'unité intérieure de ses scènes de vie silencieuse » écrit André Parinaud[7]. Au fil du temps s'éveille son goût pour la couleur qui s'empare de ses tableaux. Les ocres et les bruns ne disparaissent pas mais cessent d'être sombres, en même temps que l'organique se substitue à la géométrie. « Située à ses débuts à la limite exacte de l'art figuratif et du non-figuratif », ajoute Waldemar George[8], « son œuvre porte parfois l'empreinte du post-cubisme. La mosaïque de couleurs révèle la vie interne de la matière ».

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Sheldon Swope Art Gallery, New-York, 1951
  • Galerie Max Kaganovitch, 99 Boulevard Raspail, Paris, 1954, 1956, 1960
  • Marlborough Gallery, Londres, 1956
  • Galerie Zervos, La Jolla (Californie), 1963
  • Université du Maine, Orono, U.S.A., 1964
  • Chase Gallery, New-York, 1964, 1965 et 1973
  • Swope Gallery, Terre Haute, Indiana, 1971
  • Galerie Madeleine Kaganovitch, Paris, 1979

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • Salon Ecole de Paris, Galerie Charpentier, Paris, 1953 et 1954
  • Cinq américains en Europe, Stedelijk Museum, Amsterdam, 1955
  • Salon de Mai, Paris, 1956
  • Américains en Europe, Downtown Gallery, New-York, 1956
  • Exposition nationale des peintres et sculpteurs américains, Université d'Illinois, 1957
  • Exposition internationale de Peinture, Moscou, 1957[9]
  • L'École de Paris, Munich, 1958
  • Exposition internationale, Université du Maine, Orono, États-Unis, 1963

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Bill Parker arrive à susciter cette impression de légère dénivellation ou de superposition d'objets presque sans épaisseur, en rapprochant deux surfaces d'aspects différents, une surface unie, par exemple, d'une surface rayée, de façon que l'une paraisse collée sur une partie de l'autre, comme une petite feuille de papier sur une grande. Dans ce monde de la minceur, il introduit des cernes épais. C'est qu'il veut donner à la fois une impression de force, qui est confirmée par la violence des couleurs, et une impression de contraste. Il aime le mystère qui se dégage des ruines et veut qu'on le trouve aussi dans ses tableaux. Il parvient à le créer en établissant ce contraste de la fragilité et de la force qui déconcerte l'esprit. Il renforce l'impression de mystère par des oppositions de surfaces sombres et claires qui suggèrent l'idée d'un éclairage dont l'origine est inexplicable. » - Connaissance des arts[10]
  • « Des toiles qui flirtent avec le cubisme et l'art non figuratif, bien charpentées, faites d'une imbrication d'éléments géométriques, d'une polychromie soutenue et d'une matière savoureuse dans leurs meilleures heures. » - Gérald Schurr[11]

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Bührle, 1953

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

  • Henri Braun-Adam[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amerikanen in Europa, Catalogue du Stedelijk Museum, Amsterdam, 1955.
  • Waldemar George, « Bill Parker », in Prisme des Arts, no 9, février 1957.
  • La galerie des peintres contemporains: Bill Parker, dans Connaissance des arts, no 73, mars 1958, p. 100 et 101.
  • Raymond Nacenta, School of Paris - The painters and the artistic climate of paris since 1910, Oldbourne Press, Londres 1960.
  • Raymond Cogniat, « “La peinture que j'ai achetée à Paris”, Max Kaganovitch raconte », dans Connaissance des arts, no 211, septembre 1963, p. 45.
  • Bernard Dorival, Peintres contemporains, Mazenod, Paris, 1964.
  • R. et M. Blancher, « Parker », in Journal de l'amateur d'art, no 648, juillet-août 1979.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1987, p. 556, 1993, p. 784.
  • Françoise de Perthuis, Un américain à Paris: Bill Parker, in La Gazette de l'Hôtel Drouot, 29 avril 1988.
  • Claude Robert, commissaire-priseur, 5 avenue d'Eylau, Paris, Catalogues de ventes de l'atelier Bill Parker, Hôtel Drouot, Paris, lundi 2 mai 1988 (contient le texte d'André Parinaud: Bill Parker... Un mainteneur) et lundi 14 octobre 2002.
  • Lydia Harambourg, Index des peintres de l'École de Paris, dans L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, 1993.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Voir tome 10 pages 578 et 579.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001, p. 963 lire en ligne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Benezit
  2. Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965, Dictionnaire des peintres, 1993. Bill Parker est mentionné dans l'index des peintres de l'École de Paris figurant en fin de l'ouvrage.
  3. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 7, p. 113 et 114.
  4. H Cotation, Biographie de Bill Parker, août 2012
  5. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1987.
  6. Françoise de Perthuis, Un Américain à Paris : Bill Parker.
  7. André Parinaud dans le catalogue Atelier Bill Parker.
  8. Waldemar George, Bill Parker.
  9. « The Russians liked it », in Newsweek, 31 mars 1958, p. 34. Article consacré à Bill Parker et aux expositions collectives d'Amsterdam et de Moscou.
  10. La galerie des peintres contemporains - Bill Parker, in Connaissance des arts, n°73, mars 1958.
  11. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1993.
  12. Drouot Presse, La collection Henri Braun-Adam, un destin au service de l'art, novembre 2913

Liens externes[modifier | modifier le code]