Bible moralisée Oxford-Paris-Londres

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Bible moralisée conservée à Oxford, Paris et Londres
Bible moralisée Oxford-Paris-Londres Frontispice Bodleian 1v.jpg
Christ en gloire, frontispice du volume d'Oxford, f.1v.
Artiste
Artistes français anonymes
Date
entre 1230 et 1240
Technique
enluminures sur parchemin
Dimensions (H × L)
40 × 27,5 cm
Format
224+222+31+153 folios reliés en quatre volumes
Collections
N° d’inventaire
Bodl.270b, Lat.11560, Harley 1526-1527
Localisation

La Bible moralisée dite Oxford-Paris-Londres est une bible moralisée enluminé datant de la première moitié du XIIIe siècle. Elle a été réalisée pour un commanditaire de la famille royale de France, sans doute la reine Blanche de Castille en 1234. Elle est conservée en 4 volumes : le premier à la bibliothèque Bodléienne d'Oxford, le second à la Bibliothèque nationale de France à Paris et le troisième à la British Library de Londres, ce dernier volume étant scindé en deux. Elle contient au total plus de 5000 miniatures en médaillons illustrant des épisodes de la bible.

Historique[modifier | modifier le code]

Le manuscrit est sans doute commandé par la reine Blanche de Castille à Paris pour en faire un cadeau de mariage à destination de Marguerite de Provence, femme de son fils Louis IX de France en 1234. Il est une copie de la bible moralisée de Tolède réalisée à la même époque. Dès la fin du XIIIe siècle, le manuscrit est présent en Angleterre. Il sert de base pour la rédaction d'une autre bible moralisée, le volume Add.18719 de la British Library[1].

Le premier volume appartient au cours du XVIe siècle à un certain John Thwayte qui y a laissé son ex-libris, puis à Sir Christopher Heydon (en) (1561-1623). Il en fait don à la bibliothèque Bodléienne de l'université d'Oxford. Le volume parisien appartient aux collections de Pierre Séguier puis à celles de son petit-fils Armand du Cambout (plus connu sous le nom de duc de Coislin) et entre ensuite dans les collections de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. À la Révolution, il est intégré dans les collections de la Bibliothèque nationale. Le volume de Londres, divisé en deux tomes sans doute dès l'origine, appartient en 1711 au libraire William Innys qui le vend alors à un certain John Kemp qui lui-même le revend à Robert Harley en 1721. L'ensemble de la collection de ce dernier est acquis pour constituer le fond originel du British Museum[1].

Description[modifier | modifier le code]

La bible moralisée se présente de manière très similaire à l'exemplaire de Vienne : chaque page est ornée de 8 médaillons représentant des scènes de l'Ancien Testament confrontées à celles du Nouveau Testament. Celle d'Oxford-Paris-Londres est un des sept exemplaires entièrement illustrés, avec 624 pages de miniatures.

  • le volume d'Oxford contient les livres de la Genèse jusqu'au livre de Job, soit 1728 miniatures en médaillons
  • le volume de Paris contient la fin du livre de Job jusqu'au livre de Malachie, soit 1776 miniatures
  • le premier volume de Londres contient les livres des Maccabées, soit 224 miniatures
  • le second volume de Londres contient le Nouveau Testament, soit 1408 miniatures.

Seul le volume d'Oxford s'ouvre par une miniature de frontispice pleine page représentant un Christ en gloire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre de Laborde, La Bible moralisée illustrée conservée à Oxford, Paris et Londres : Reproduction intégrale du manuscrit du XIIIe siècle accompagnée de planches tirées de Bibles similaires et d’une notice, 5 vols, Paris, Société français de reproductions de manuscrits à peintures, 1911-27
  • (en) John Lowden, The Making of the Bibles moralisées, vol. 1 : The Manuscripts, Pennsylvannia University Press, , 360 p. (ISBN 978-0-271-04408-8, présentation en ligne), p. 139-189
  • Bœspflug, François, et Zaluska, Yolanta, « La part de l’artiste dans la conception iconographique de la Bible moralisée. Quelques notations à partir du cycle des évangiles des exemplaires de Tolède et d’Oxford/Paris/Londres », dans Ars Graeca — Ars Latina. Mélanges Annie Rozyckiej Bryzek, Cracovie, Université Jagellone, 2001, p. 287-308.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice de la BL