Armand du Cambout

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Armand du Cambout de Coislin
Portrait d'Armand de Cambout, duc de Coislin.
Portrait d'Armand de Cambout, duc de Coislin.

Titre 1er duc de Coislin
(-)
Autre titre Marquis de Coislin (1641-1663)
Comte de Crécy
Baron de Pontchâteau
Grade militaire Lieutenant général des armées du roi
Commandement Mestre de camp général de la cavalerie légère de France
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Autres fonctions Prévôt de Paris
Biographie
Dynastie Famille du Cambout
Naissance
Paris
Décès
Paris
Enfants Pierre (1664-1710)
Armand Jérôme
Dominique
César Philippe François (1680)
Henri-Charles (1664-1732)
Madeleine Armande (1665-1721)

Orn ext duc et pair OSE.svg
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Armand du Cambout, duc de Coislin, né le à Paris et mort le , est un militaire français.

Membre de l'Académie française de 1652 à sa mort, il est prévôt de Paris de 1669 à 1685.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armand du Cambout naît le à Paris, et est baptisé le .

Fils de Marie Séguier, comtesse de Crécy et de César du Cambout, marquis de Coislin, colonel général des gardes suisses, il suit également la carrière des armes : il est mestre de camp général de la cavalerie légère de France, lieutenant-général en Basse-Bretagne, et lieutenant-général des armées du roi.

Armand, marquis de Coislin, obtient que les baronnies de Pontchâteau et les seigneuries de La Roche-Bernard fussent unies en sa faveur au marquisat de Coislin, lors de son élection en duché-pairie au mois de .

Il est élu membre de l'Académie française en 1652, à l'âge de 16 ans et demi[1],[n 1].

II est l'un des quatre seigneurs otages de la Sainte Ampoule, lors du sacre du roi Louis XIV, le .

Nommé prévôt de Paris le , il obtient les provisions de cette charge le , n'en prend pas possession et s'en démet en 1685.

Il est fait chevalier des ordres du roi à la promotion du , et meurt le , alors doyen de l'Académie. Son fauteuil est, par la suite, occupé successivement par ses deux fils, Pierre et Henri-Charles.

Son corps est porté dans l'église des Récollets de Saint-Denis en France, ainsi que, le , celui de sa femme, Madeleine du Halgouët.

Postérité[modifier | modifier le code]

Dans ses Mémoires, Saint-Simon a écrit : « Le duc de Coislin étoit d'une politesse outrée, et tellement quelquefois, qu'on en étoit désolé. Il complimentoit donc sans fin les gens chez qui il se trouvoit logé dans le voyage[2] ... »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. À sa suite, deux mineurs — Arthur Pauly et Valentin Ogier — sont, dans les années 2010, candidats à l'Académie (cf. Anne-Sophie Faivre-Le Cadre, « Candidat à l'Académie française à 15 ans », sur lexpress.fr,‎ ).
Références
  1. « Académie française : un candidat de 15 ans », in lefigaro.fr, 10 décembre 2013.
  2. Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon, Paris, Hachette, 1856, t.I, p.429, disponible en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes et l'état des grandes terres du royaume : On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique et historique des maisons souveraines de l'Europe et une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles et les plus illustrés, vol. 4, Schlesinger frères, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]