Bertrand de Rochambeau

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Bertrand de Rochambeau
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Fonction
Président
Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (d)
depuis
Biographie
Activité

Bertrand de Rochambeau est un médecin gynécologue-obstétricien, président du syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (SYNGOF).

Biographie[modifier | modifier le code]

Bertrand de Rochambeau s'installe en tant que gynécologue-obstétricien en 1992 à l’hôpital privé de Marne-Chantereine[1].

Administrateur du syndicat des national des gynécologues-obstétriciens de France (SYNGOF) à partir de 2009, il en devient le président en juin 2015, succédant à Jean Marty[1]. À ces titres, il intervient dans les médias lors d'évènements touchant sa profession (ex : décès à la maternité de Port-Royal[2] ou questionnement autour des prothèses vaginales[3]).

Bertrand de Rochambeau est également co-président du syndicat des médecins BLOC[4].

Il vit une partie de l'année en Guyane et s'intéresse à l'environnement biologique local[5].

Position sur l'IVG[modifier | modifier le code]

À titre personnel, Bertrand de Rochambeau ne pratique plus d'interruptions volontaires de grossesse (IVG)[6]. Il invoque la clause de conscience qui autorise les médecins à ne pas réaliser cet acte médical (ils doivent toutefois orienter la patiente vers une structure qui pourra réaliser l'IVG souhaité).

En 2013 et 2017, la clause de conscience a été remise en cause par le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes[7]. En juillet 2018, Bertrand de Rochambeau défend ainsi la clause de conscience après les critiques de la sénatrice Nadine Grelet-Certenais qui considère « intolérable » le refus de certains médecins de pratiquer l'IVG[8].

Controverse lors de l'émission « Quotidien »[modifier | modifier le code]

En septembre 2018, interrogé dans l'émission Quotidien sur son choix personnel de ne plus pratiquer d’IVG, il déclare « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies ». Quand la journaliste Valentine Oberti lui rétorque que « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », le gynécologue répond : « Si, Madame ». Il ajoute : « Moi, en tant que médecin je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion et si je ne l'ai pas la loi me protège, et ma conscience aussi »[9].

Ses propos sont contestés par le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui rappelle qu'en cas de refus, le médecin est dans l'obligation de communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention[10]. S'ensuivent de nombreuses réactions des milieux associatifs et de la ministre Marlène Schiappa[11].

L'Ordre des Médecins, via un communiqué de presse, a réagi en précisant que « la clause de conscience ne saurait être un moyen de se soustraire à la loi et aux dispositions de la déontologie médicale(...) ». De même, il souligne la confusion de son opinion personnelle en parallèle de ses fonctions de Président du SYNGOF dans une intervention médiatique de grande écoute[12].

Bertrand de Rochambeau se défend des accusations et estime avoir été piégé. Il explique qu'une présentation tronquée de ses propos a fait passer son opinion personnelle pour celle du président du SYNGOF[13]. Il déclare que l'IVG n'est pas un homicide, mot que seule la journaliste a employé. Il n'a pas dit que l'IVG serait un crime mais que c'est l'arrêt d'une vie[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Gattuso, « Le Dr Bertrand de Rochambeau, nouveau président du SYNGOF », Le Quotidien des médecins,‎ (lire en ligne)
  2. D. N., « Drame à la maternité de Port-Royal : un gynécologue-obstétricien fait le point », BFMTV,‎ (lire en ligne, consulté le 13 septembre 2018)
  3. Isabelle Duriez, « Bertrand de Rochambeau : « On n’a fait aucun progrès depuis le scandale des prothèses PIP » - Elle », Elle Magazine,‎ (lire en ligne)
  4. Marie Foult, « 12 500 praticiens se sont engagés à modérer leurs dépassements avec les OPTAM », Le Quotidien du Médecin,‎ (lire en ligne)
  5. Edith Van Cutsem, « https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/thore-la-rochette/rochambeau-toujours-present-en-guyane », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 13 septembre 2018)
  6. « Vidéo - Le président des gynécologues de France refuse de pratiquer des avortements », sur www.famillechretienne.fr (consulté le 13 septembre 2018)
  7. Le Point.fr, « Le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens contre l'IVG », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 13 septembre 2018)
  8. « Avortement : le syndicat des gynécologues défend la clause de conscience », sur https://www.infocatho.fr/, (consulté le 12 septembre 2018)
  9. « IVG : pour le président du Syndicat national des gynécologues, les médecins ne sont « pas là pour retirer des vies » », sur lemonde.fr,
  10. « Il assimile l'IVG à un "homicide", Agnès Buzyn et Marlène Schiappa répondent à l'un des chefs de file des gynécos », sur https://www.huffingtonpost.fr, (consulté le 12 septembre 2018)
  11. « Le chef de file des gynécos engendre une polémique sur l'IVG », sur lepoint.fr, (consulté le 12 septembre 2018)
  12. « IVG assimilée à un "homicide" : "La clause de conscience ne saurait être un moyen de se soustraire à la loi", répond l'Ordre des médecins », sur https://www.francetvinfo.fr/, (consulté le 12 septembre 2018)
  13. « IVG assimilée à un "homicide" : le gynécologue estime avoir été piégé mais ne "renie pas" son "point de vue" », sur https://www.francetvinfo.fr,
  14. Coline Garré, « « Je n'ai pas dit que c'était un crime », Dr Bertrand de Rochambeau à propos de l'IVG », sur lequotidiendumedecin.fr,