Batammariba

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Batammariba
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Jeune Otãmmari fabriquant le manche d'une houe devant la takyiènta (Togo, 2008)
(phot. Dominique Sewane)

Populations significatives par région
Bénin 100 000
Togo 20 000
Autres
Langues ditammari
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Schéma de répartition au Togo et au Bénin[1]

Les Batammariba[2],[3] ou Bètãmmaribè (au singulier Otãmmari) constituent une population d'Afrique de l'Ouest vivant dans le massif et la vallée de l’Atakora au nord du Bénin et du Togo. Ce sont des éleveurs-agriculteurs aux fortes traditions guerrières, formant  une société clanique s’opposant à toute forme de domination ou d’asservissement[4].

Au Bénin, au nombre d’environ cent mille, ils sont appelés « Somba ». Au nombre d’environ vingt mille au Togo, ils étaient appelés « Tamberma » avant que leur territoire, le Koutammakou, ne soit inscrit en 2004 sur la liste des sites classés du Patrimoine mondial de l’Unesco en tant que « paysage culturel vivant »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les recherches ethnohistoriques pionnières de Paul Mercier (1922-1975[6]) retracent l’histoire de leurs migrations depuis le Burkina Faso. Venant d’horizons divers, de petits groupes se sont installés dans l’Atakora entre le xvie et le xviiie siècle par vagues successives, conservant les traces des sociétés parmi lesquelles ils séjournèrent. Il est donc hasardeux de soutenir que les Batammariba forment une population homogène. Certes, leur langue, le ditammari appartenant au groupe gur, constitue un point d’ancrage, mais elle connaît des disparités sensibles d’un groupe à l’autre, de même que leur vie cérémonielle. On distingue trois grands  groupes : les Besorubè, les Betyabè et les Batammariba proprement dits.

Quel que soit leur groupe d’appartenance, tous affirment avoir même origine, tous se disent « enfants du Serpent ou Fawaafa ». Le grand Serpent femelle, invisible et souterrain, qui jadis, à Dinaba, couva les « œufs » dont sortirent les premiers ancêtres. Des « œufs » confiés par Kouyé, Esprit de la Lumière, compagnon de Boutan, Esprit de la Terre.

Lorsque, après des années (ou des siècles ?) d’errance, les Batammariba parvinrent à ce « nouveau Dinaba » que représenta pour eux la vallée de l’Atakora, ils préférèrent oublier une histoire faite de migrations et de conflits avec les chefferies qui avaient tenté de leur imposer leurs lois. Ce lieu devint le leur : le Koutammakou ou Koutammarikou,  « Là où l’on construit en pétrissant la terre humide », un nom impliquant un lien puissant avec la terre, à laquelle se réfère tout rituel. La terre des profondeurs est le domaine des esprits des morts et l’univers de forces souterraines auxquelles les humains doivent leur survie et la nature, la faculté de se régénérer.

Les « premiers du lieu »[modifier | modifier le code]

Les Batammariba ne se considèrent pas comme les propriétaires de leur sol, mais comme leurs gestionnaires. Leur installation n’aurait pu se réaliser, affirment-ils, sans l’intercession des premiers occupants, les Babietiba appartenant  à un sous groupe Waaba du Bénin,  peuple de forgerons d’un haut niveau culturel. À leur arrivée, ils les présentèrent aux « premiers du lieu » : les esprits ou forces du sous-sol. Ces puissances ont imposé aux humains des règles de chasse et d’exploitation du sol. Le lien avec ces forces exige discrétion, maîtrise de soi, bravoure. Vaillance et retenue sont les qualités essentielles auxquelles est formé dès son plus jeune âge un Otammari.

La takyiènta[modifier | modifier le code]

Maison traditionnelle otammari à Kouaba au Bénin (2011)

La takyiènta (pluriel : sikyien) désigne à la fois la demeure traditionnelle d’un Otammari et sa petite famille. Construite en terre et encadrée de tourelles supportant deux greniers, elle évoque une petite citadelle médiévale. Orientée vers le couchant, formée d’un côté sud « masculin » et d’un côté nord « féminin », son modèle diffère selon les villages. Cette forteresse à étage et aux murs aveugles a permis à ses habitants de repousser aux siècles derniers les envahisseurs accueillis par des jets de flèches tirées par les meurtrières, plus tard, les militaires allemands puis français. Elle les protégeait aussi de l’intrusion de léopards qui, selon les anciens, rôdaient dans la région quand elle était envahie par la brousse. Son édification, poursuivie pendant plusieurs mois, exige la participation de plusieurs corps de métier.

L’étage est l’« abri des vivants ». Jusque vers l’an 2000, parents et enfants passaient la nuit dans les petites cases élevées sur le pourtour et au centre de la terrasse. S’ils préfèrent à présent le confort relatif de cases « en dur » construites à proximité, ils  continuent à se détendre pendant les heures chaudes sous un auvent, où ils accueillent les visiteurs. La takienta est maintenant réservée aux cérémonies se déroulant dans la pièce du bas, dévolue aux ancêtres, dont les souffles résident en des autels en terre de forme conique. Obscure et silencieuse – il est interdit d’y faire du bruit et de la lumière -  cette pièce vise à ménager un lieu propice à leur repos. En tout vivant, pensent les Batammariba, revit le souffle d’un mort qui a désiré sa naissance. Il est donc indispensable de garder en mémoire leurs noms, identifiés à leurs souffles. Au cours de sacrifices célébrés sur les autels, les vivants maintiennent leurs relations avec ces « donneurs de vie ». Un étranger ne peut pénétrer dans ce temple  sans l’autorisation du « maître de la takienta ». À l’extérieur, du côté sud, certains autels sont le réceptacle d’esprits d’animaux tués autrefois à la chasse ou d’esprits souterrains avec lesquels des ancêtres dotés de voyance ont conclu un pacte, dont bénéficient les descendants. Le lien est donc étroit entre la takienta et les bosquets sacrés du village. Sorte de cosmos, elle est l’expression de la spiritualité des Batammariba.

Le « fondement » des Batammariba[modifier | modifier le code]

Rituel initiatique des jeunes filles : casque des initiées (1981)
(phot. Dominique Sewane)

Les Batammariba restent très attachés à une organisation sociale et rituelle qu’ils considèrent comme leur « fondement »[7]. Cette organisation — comme dans toute population africaine —, établit une stricte hiérarchie entre aînés et cadets, mais refuse tout pouvoir centralisé. Dépourvue de chefferie héréditaire, la société est structurée en clans — deux, quatre ou six — qui forment un groupement territorial, à la manière d'un village. Au lieu de fondation de la communauté se trouvent les centres rituels, composés du cimetière, de la grande maison d’initiation des jeunes et du sanctuaire du Serpent titulaire du clan. Une certaine parenté unit les clans, puisque leurs membres se considèrent comme les descendants des fils du fondateur.

Le responsable du tibenti, rite funéraire, sur la terrasse de la takyiènta du défunt (1985)
(phot. Dominique Sewane)

Le second pôle de ce fondement est un système cérémoniel particulièrement préservé au Togo, dont les rites funéraires et les rites initiatiques constituent les principales manifestations : le dikuntri des filles et le difwani des garçons, qui ont lieu tous les quatre ans. La véritable autorité appartient aux responsables des rituels, désignés selon des critères éthiques rigoureux, tels que la discrétion et la maîtrise de soi : « qu’on les menace d’un couteau, ils préféreront être tués plutôt que de tuer ! » Aujourd’hui, ces rites ont conservé toute leur importance auprès des Batammariba, et un jeune, même s'il a quitté le village afin de poursuivre sa scolarité ailleurs, acceptera généralement de suivre le cycle des initiations.

La fidélité à leurs traditions, notamment le soin et le respect qu’ils vouent à une terre dont dépend la survie des humains, leur fierté naturelle, leurs traditions guerrières et de chasse revécues avec intensité au cours des cérémonies, ont permis aux Batammariba de résister aux influences extérieures qui auraient pu ébranler leur détermination à maintenir vivant un héritage millénaire qui fait la grandeur de leur culture.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 2008, le Département du Patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, dirigé par Rieks Smeets, a monté un « Programme de préservation du patrimoine culturel immatériel des Batammariba » favorisant la transmission des savoirs, installé au Koutammakou par le Ministère de la Culture et le Ministère de l'Enseignement primaire du Togo, coordonné par Dominique Sewane, auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la vie cérémonielle des Batammariba[8].

Les préfets Battamariba du Bénin organisent chaque année le Festival des Arts et de la Culture Tãmmari (FACTAM[9]) à Natitingou, une ville du département de l'Atacora.

Ceux qui ont étudié cette société [modifier | modifier le code]

Illustration de Auf dem Wege nach Atlantis (1911) par Leo Frobenius
Leo Frobenius 

Les intuitions de l'ethnologue et archéologue allemand Leo Frobenius (1873-1938), sa sensibilité à l’égard des peuples africains, sucsitent encore aujourd'hui l'intérêt de nombreux étudiants. Les archives de l’Institut Frobenius[10], associé à l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main (comportant quatre collections scientifiques et une importante banque d’images), sont régulièrement consultées. Les textes de Leo Frobenius sur les Batammariba du Togo gardaient leur actualité dans les années 1980.

Paul Mercier 

Quiconque s'intéresse aux populations de l'Atakora, ne peut se reporter qu’aux différents travaux de Paul Mercier[6]. Ses enquêtes dans la région de Natitingou en 1950 retracent les mouvements des différents sous-groupes tammariba et de leurs voisins. Ses nombreux articles décrivent avec précision leur organisation sociale et régime foncier. Recherches prodigieuses, encore inégalées, si l’on songe qu’elles furent menées en solitaire, et pour la première fois, en un temps relativement court chez un peuple difficile d’accès.

Albert Marie Maurice 

Militaire à Natitingou en 1950, Albert Marie Maurice (1913-2002[11]) a mené des recherches approfondies sur cette société. Ses archives photographiques, de grande valeur, se trouvent à l’Académie des sciences d’outre-mer.

Rigobert Kouagou 

Originaire de Natitingou (Bénin), Rigobert Kouagou[12] s’est toujours passionné pour ses origines et sa langue, le ditammari, dont il est l’un des spécialistes. Il est l'auteur de poèmes, contes et nouvelles en ditammari, traduits en français.

Dominique Sewane 

Ethnologue française, Domique Sewane[13] a entrepris depuis les années 1980 des recherches centrées principalement sur les rites funéraires et initiatiques des Batammariba du Togo au cours de plusieurs missions en solitaire, ayant abouti à de nombreuses publications et ouvrages de référence.

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est le ditammari[14], une langue gur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réalisé d'après une carte du Laboratoire de Cartographie appliquée (LCA). Institut de Recherche et de Développement, IRD, Bondy.
  2. « Chaire UNESCO "Rayonnement de la pensée africaine-préservation du patrimoine culturel africain" (718) | | UNESCO », sur www.unesco.org (consulté le 14 octobre 2015)
  3. « Lectures Sewane », sur www.archeo-gallay.ch (consulté le 14 octobre 2015)
  4. Sauf mention contraire, cet article, dans sa version du 13 octobre 2015, repose sur les sources suivantes : Dominique Sewane, La Lance et le Serpent. Rituels du dikuntri et du difwani des Tammariba du Togo, École pratique des hautes études, Paris, 1999 (thèse) ; Rapport final en vue de l’inscription du Koutammakou, pays des Batammariba au Togo, sur la liste des sites classés du Patrimoine mondial de l’Unesco, décembre 2002 ; Le souffle du mort – Les Batãmmariba (Togo, Bénin), Paris, Terre Humaine, Plon, 2003
  5. « Koutammakou, le pays des Batammariba », site de l'Unesco [1]
  6. a et b Paul Mercier, Tradition, changement, histoire. Les « Somba » du Dahomey septentrional, ed. Anthropos, Paris, 1968, 538 p. (compte-rendu par Jean-Pierre Chrétien, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, année 1969, vol. 24, no 3, p. 640-648, en ligne sur Persée [2])
  7. « Koutammakou, le pays des Batammariba, 'ceux qui façonnent la terre' », Plan de conservation et de gestion 2002-2012, Africa 2009, décembre 2002, version 2005 téléchargeable [3]
  8. « Dominique Sewane », SciencesPo, Paris School of International Affairs [4]
  9. « Quatrième Festival des Arts et de la Culture Tammari : Une édition qui tient le pari de la victoire sur la Fatalité », La Presse du Jour (Cotonou), 11 avril 2013 [5]
  10. (de) Frobenius-Institut [6]
  11. Pierre Le Roux et Bernard Pot, « In Memoriam Albert Marie Maurice (1913-2002) », Moussons, no 6, 2002, p. 133-139 [7]
  12. « Entretien avec Rigobert Kouagou » [8]
  13. « Dominique Sewane, l'ethnologue au long cours », La Croix, 9 décembre 2006 [9] et « Patrimoines culturels et scientifiques et leur dimension créatrice. Séminaire par Dominique Sewane », SciencesPo, année 2014-2015 [10]
  14. (en) Fiche langue (code «tbz») dans la base de données linguistique Ethnologue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Marie et Philippe Huet, Koutammarikou - Somba Portraits - Nord Bénin, éditions Hesse, 2012, 155 p. (ISBN 978-2357060210)
  • Rigobert Kpanipa Kouagou :
    • L'identité Tammari, Université nationale du Bénin, Cotonou, 1984 (mémoire de maîtrise)
    • Le défi identitaire du peuple Tammari, FACTAM, Natitingou, République du Bénin, 2002.
  • Koumba N. Koussey, Le peuple otammari, Essai de synthèse historique, Université nationale du Bénin, Cotonou, 1977 (mémoire de maîtrise)
  • Albert-Marie Maurice, Atakora, Otiau, Otammari, Osari, Peuples du Nord-Bénin (1950), Académie des sciences d’outre-mer, Paris, 1986, 481 p.
  • Paul Mercier, Tradition, changement, histoire. Les « Somba » du Dahomey septentrional, ed. Anthropos, Paris, 1968, 538 p. (compte-rendu par Jean-Pierre Chrétien, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, année 1969, vol. 24, no 3, p. 640-648, en ligne sur Persée [11])
  • Dominique Sewane :
    • (sous le nom de Myriam Smadja) « La maison qui s'enfonce sous la terre (Tamberma du Togo) », in Pour Jean Malaurie : 102 témoignages en hommage à quarante ans d’études arctiques (dir. Sylvie Devers), éditions Plon, Paris, 1990, p. 79-89 (ISBN 9782259019132)
    • (sous le nom de Myriam Smadja) « Les affaires du mort (Tamberma du Nord-Togo) », in Systèmes de pensée en Afrique noire, no 11, 1991, p. 57-90.
    • La Lance et le Serpent. Rituels du dikuntri et du difwani des Tammariba du Togo, École pratique des hautes études, Paris, 1999, 2 vol., 446 p. (thèse d'Ethnologie) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • « Celles qui tombent chez les Tammariba du Togo », in Familiarité avec les dieux. Transe et possession (Afrique noire, Madagascar, la Réunion) (dir. Marie-Claude Dupré), Presses Universitaires Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 2001, p. 185-221 (ISBN 978-2-84516-147-4)
    • « Le premier sorgho et la confrérie des Vrais Hommes chez les Tamberma du Togo », in Cuisine et société en Afrique – Histoire, saveurs, savoir-faire (dir. Monique Chastenet, François-Xavier Fauvelle-Aymar et Dominique Juhe-Beaulaton), Karthala, Paris, 2002, p. 85-102 (ISBN 9782845862784)
    • La Nuit des Grands Morts. L’initiée et l’épouse chez les Tamberma du Togo (préface de Jean Malaurie), Economica, Paris, 2002, « coll. Afrique Cultures », 272 p. (ISBN 9782717844849) (note de lecture par Suzanne Lallemand dans le Journal des africanistes, 74-1/2, 2004, p. 527-529 [12])
    • Rapport final en vue de l’inscription du Koutammakou, pays des Batammariba au Togo, sur la liste des sites classés du Patrimoine mondial de l’Unesco, décembre 2002, 102 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Les Batãmmariba, le peuple voyant : carnets d'une ethnologue, Éd. de La Martinière, Paris, 2004, 189 p. (ISBN 2-7324-3209-1)
    • « Puissance du nom. Les noms secrets des Batãmmariba du Togo, Bénin », in La mort et l’immortalité : encyclopédie des savoirs et des croyances (dir. Jean-Philippe de Tonnac et Frédéric Lenoir), Bayard, Paris, 2004, p. 855-866 (ISBN 9782227471344)
    • « La tombe et ses orientations », in Antigone et le devoir de sépulture : actes du colloque international de l'Université de Lausanne (mai 2005) (dir. Muriel Gilbert), Labor Fides, Lausanne, novembre 2005, p. 161-176 (ISBN 2-8309-1173-3)
    • Le souffle du mort : la tragédie de la mort chez les Batãmmariba du Togo, Bénin, Plon, Paris, 2007, 849 p. (ISBN 978-2-266-17579-1) (cf notes de lecture [13] et [14]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Rapport de coordination du Programme de sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel des Batammariba du Koutammakou – Première Phase (novembre 2008-novembre 2009)
    • « Le Koutammarkou, haut lieu de l’humanité », in Dieux, rois et peuples du Bénin : arts anciens du littoral aux savanes (dir. Hélène Joubert et Christophe Vital), Musée Branly, Somogy, 2008, p. 106-111 (ISBN 978-2757201855)
    • Rites et pensée des Batammariba pour les écoles primaires du Togo - Ministère des enseignements primaire secondaire et de l’alphabétisation du Togo, Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, éditions Haho, Lomé (Togo), 2009 (in Programme de sauvegarde du Patrimoine immatériel des Batammariba – Unesco-Japan)
    • « Le voyant, le devin et le maître du savoir chez les Batammariba (Togo, Bénin) », in Soazick Kerneis et Raymond Verdier, Les Justices de l'invisible, L'Harmattan, Paris, 2013, p. 145-180 (ISBN 9782336328041) (actes du colloque de Paris)
    • « Carnets de terrain au Koutammakou (Togo) », in Revue de la BNF, 2013/3, no 45, p. 40-48
    • " Transmission des savoirs au Koutammakou", in Regards scientifiques sur l'Afrique depuis les indépendances (dir. M. Lafay, F. Le Guennec-Coppens, E. Coulibaly), Karthala, Paris, 2016, 486 p., pp. 179-209

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]