Ayelet Waldman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Waldman.
Ayelet Waldman
Michael Chabon Ayelet Waldman 2009.jpg
Biographie
Naissance
Nationalités
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Site web
Œuvres principales
Love and Other Impossible Pursuits (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ayelet Waldman née le à Jérusalem est une romancière, essayiste, scénariste et activiste pacifiste[1] israélo-américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les grands-parents, tant maternels que paternels, d'Ayelet Waldman ont émigré d'Ukraine vers l'Amérique du Nord au début du XXe siècle. Son père emménage en Israël après avoir rencontré sa mère. Après la guerre des Six Jours en 1967, sa famille s'installe à Montréal, puis dans le Rhode Island et finalement à Ridgewood dans le New Jersey.

Ayelet Waldman étudie la psychologie et et les sciences politiques à l'université Wesleyan[2], où elle obtient son diplôme en 1986. Elle part en Israël en 1986 pour faire son alya dans un kibboutz mais n'y reste que 6 mois. Elle y apprend l'hébreu. De retour aux États-Unis, elle est, en 1988, dans la même classe de droit que Barack Obama à l'université de Harvard[3]. Elle y soutient avec succès une thèse de doctorat en droit (Juris Doctor) en 1991[4].

Elle travaille pendant trois ans comme avocate dans les procès relevant de l'instance fédérale en Californie ; ses romans s'inspirent de cette expérience[4]. Elle a écrit plusieurs romans policiers, des romans, ainsi que des essais autobiographiques sur la maternité[5],[6].

Le film Un hiver à Central Park sorti en 2009 est inspiré de son livre Love and Other Impossible Pursuits traduit en français sous le titre de Mercredi au parc.

Souffrant de troubles bipolaires, elle a raconté ses combats contre la maladie, sa lutte contre les phases dépressives, les effets secondaires des psychotropes[7], comment elle a utilisé diverses substances comme le LSD[8] de façon microdosée[9] pour se stabiliser et a évoqué le retentissement de ses troubles sur sa vie de couple et de mère[10]. Le livre A Really Good Day: How Microdosing Made a Mega Difference in My Mood, My Marriage, and My Life paru en 2017 témoigne des avantages du LSD et de l'étroitesse d'esprit générale face à la consommation de drogues[11].

Avec son époux Michael Chabon, elle coédite l'ouvrage collectif Un royaume d'olives et de cendres paru en 2017[12],[13] contenant les essais de 26 écrivains de 14 pays différents pour marquer le 50e anniversaire de la conquête israélienne de la Cisjordanie pendant la guerre des Six Jours en collaboration avec l'ONG israélienne Breaking the Silence, les bénéfices tirés des ventes du livre allant à l'organisation[14].

Ses livres sont traduits et diffusés dans différents pays.

Depuis 2014, elle vit en Californie avec son mari Michael Chabon et leurs trois enfants[15].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • And Murder Makes Three, éd. Berkley, 2015,
  • Love & Treasure, éd. Knopf, 2014,
  • Red Hook Road, éd. Doubleday, 2010,
  • Love and Other Impossible Pursuits, éd. Anchor, 2006,
  • Bye-Bye, Black Sheep, éd. Berkley, 2006,
  • The Cradle Robbers, éd. Berkley, 2005,
  • Murder Plays House, éd. Berkley, 2004,
  • Daughter's Keeper, éd. Sourcebooks Landmark, 2003,
  • Death Gets A Time-Out, éd. Berkley, 2003,
  • A Playdate With Death, éd. Berkley, 2002,
  • The Big Nap, éd. Berkley, 2001,
  • Nursery Crimes, éd. Berkley, 2000,

Essais et autres écrits[modifier | modifier le code]

  • A Really Good Day: How Microdosing Made a Mega Difference in My Mood, My Marriage, and My Life, éd. Knopf Publishing Group, 2017
  • The Shame of Shuhada Street, Atlantic, juin 2014[16],[17]
  • Inside This Place, Not of It: Narratives from Women's Prisons, éd. McSweeney's, 2011,
  • Bad Mother: A Chronicle of Maternal Crimes, Minor Calamities, and Occasional Moments of Grace, éd. Doubleday, 2009[18],

Éditrice[modifier | modifier le code]

  • Kingdom of Olives and Ash: Writers Confront the Occupation, coédité avec Michael Chabon, éd. Harper Perennial, 2017

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Un royaume d'olives et de cendres, direction de l'ouvrage collectif, 26 écrivains, 50 ans de territoires occupés, éd Robert Laffont[12], 2017,
  • Le médaillon de Budapest, traduit par Daphné Bernard, éd. Robert Laffont, 2015,
  • Un mariage en héritage, traduit par Odile Demange, éd. Robert Laffont, 2011,
  • Mercredi au parc, (Love and Other Impossible Pursuits) traduit par Aline Azoulay-Pacvon, Éditions Robert Laffont, 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michael Chabon and Ayelet Waldman undermine peace for Palestine, article de Danielle Berrin pour le "Jewish Journal", 2017[19],
  • Ayelet Waldman to Israel: Go ahead — I dare you, article de Max Cherney pour la revue "The Jewish News of Northern California[20]", 2017[21],
  • A Really Good Day: How microdosing LSD helped Ayelet Waldman fight depression, article de Brent Bambury pour CBC Radio, 2017[22],
  • Tiny Amounts of LSD for Depression, article de Olga Khazan pour The Nation, 2017[23],
  • LSD and Palestine in the Same Season: An Interview with Ayelet Waldman, interview menée par Leah Mirakhor pour la Los Angeles Review of Books, 2017[24],
  • Authors Ayelet Waldman, Michael Chabon take on the Israeli occupation, par Jessica Steinberg pour le Times of Israel, 2016[25],
  • The novel path of a lawyer-turned-writer, interview menée par Rosena Sammi pour la revue "A lawyer's life", 2014[4],
  • Ayelet Waldman: Motherhood has become an Olympic sport, article de Kira Cochrane pour The Guardian, 2014[15],
  • Ayelet Waldman: Bad Mother, article de Belinda Luscombe pour le magazine Time, 2009[18],
  • Truly, Madly, Guiltily, article de Ayelet Waldman pour le New York Times, 2005[26],
  • Ayelet, Unfiltered / Berkeley writer Ayelet Waldman's bald honesty about putting her husband first made her a magnet for controversy. Would she take any of it back? article de Katherine Seligman pour le magazine SFGATE, 2005[27].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nathan Heller, « How Ayelet Waldman Found a Calmer Life on Tiny Doses of LSD », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  2. « Ayelet Waldman ’86 writes with “breathless confidence” », sur Wesconnect - Wesconnect - Wesleyan University Alumni (consulté le 8 novembre 2017)
  3. (en) Maya Sela, « Ayelet Waldman: Bad Mom, Good Writer », Haaretz,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2017)
  4. a b et c (en-US) « Ayelet Waldman, Author | A Lawyer's Life », sur www.alawyerslife.com (consulté le 8 novembre 2017)
  5. (en-US) Ayelet Waldman, « Truly, Madly, Guiltily », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 24 octobre 2017)
  6. « Préférez-vous votre mari ou vos enfants ? - Elle », Elle,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2017)
  7. (en) « AYELET WALDMAN’S REALLY GOOD DAY [ON PSYCHEDELICS] »
  8. (en-GB) Rachel Cooke, « How dropping acid saved my life », The Observer,‎ (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  9. (en-US) Alex Williams, « How LSD Saved One Woman’s Marriage », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  10. (en-GB) Emma Froggatt, « Michael Chabon and Ayelet Waldman on the secrets of married and writing life », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  11. (en) Liat Elkayam, « Ayelet Waldman’s New Book Is Quite the Trip », Haaretz,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2017)
  12. a et b « Un royaume d’olives et de cendres : un livre contre l'occupation israélienne », RFI,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2017)
  13. « Vingt-six écrivains trempent la plume dans 50 ans d'occupation israélienne », RTS,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2017)
  14. (en) Judy Maltz, « Why Michael Chabon and Ayelet Waldman’s Older Children Didn’t Come With Them to Israel », Haaretz,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2017)
  15. a et b (en-GB) Kira Cochrane, « Ayelet Waldman: Motherhood has become an Olympic sport », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 14 novembre 2017)
  16. (en-US) Ayelet Waldman, « A Jewish American Explains Why She's Breaking Her Silence About Israel's Occupation », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2017)
  17. (en) Haaretz, « Ayelet Waldman Evokes 'Shame' of Hebron in Major U.S. Magazine », Haaretz,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2017)
  18. a et b (en-US) Belinda Luscombe, « Ayelet Waldman: Bad Mother », Time,‎ (ISSN 0040-781X, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  19. (en-US) Danielle Berrin, « Michael Chabon and Ayelet Waldman undermine peace for Palestine », Jewish Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  20. (en) « J. The Jewish News of Northern California », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  21. (en-US) « Ayelet Waldman to Israel: Go ahead — I dare you – J. », J.,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  22. (en) « A Really Good Day: How microdosing LSD helped Ayelet Waldman fight depression (ENCORE) », CBC Radio,‎ friday july 07, 2017 (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  23. (en-US) Olga Khazan, « A Tiny Dose of This Drug Made Her Happier and Better at Her Job », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  24. (en-US) « LSD and Palestine in the Same Season: An Interview with Ayelet Waldman - Los Angeles Review of Books », Los Angeles Review of Books,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  25. (en-US) « Authors Ayelet Waldman, Michael Chabon take on the Israeli occupation », The Times of Israel,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)
  26. (en-US) Ayelet Waldman, « Truly, Madly, Guiltily », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 14 novembre 2017)
  27. (en) « Ayelet, Unfiltered / Berkeley writer Ayelet Waldman's bald honesty about putting her husband first made her a magnet for controversy. Would she take any of it back? », SFGate,‎ sunday, july 24, 2005 (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]