Auguste Ricord

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Auguste Ricord
Information
Nom de naissance Auguste Joseph Ricord
Surnom Il Commandante
Mr Héroïne
Naissance 26 avril 1911
Marseille, France
Décès 1985 (à 74 ans)
Sentence 20 ans : trafic de stupéfiant
Pays Drapeau de la France France-Drapeau du Paraguay Paraguay
Ville Marseille-Asunción

Auguste Joseph Ricord né le 26 avril 1911 à Marseille[1] et mort en 1985[2]), surnommé « il commandante » ou « Mr Héroïne », est connu pour avoir été l'un des principaux fondateurs et trafiquants de la French Connection dans les années 1950 et 1960. Sa filière personnelle qui passe par l'Amérique du Sud était surnommé la Latin Connexion[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Proche d'Henri Lafont, chef de la Carlingue, (auxiliaire de la Gestapo française sous le régime de Vichy), Ricord avait travaillé pour la Gestapo française en tant qu'homme de main sous l'occupation allemande[1]. À la Libération, Ricord fuit par l'Italie, puis se rend à Buenos Aires en Amérique du Sud et enfin à Caracas, il dirige des bars et des restaurants pour couvrir son activité dans la prostitution[1]. À la fin des années 1940 et le début des années 1950, Ricord retourne en France où il est condamné à 20 ans de prison pour vol. Ricord a été aussi condamné à mort par contumace pour collaboration avec la Gestapo et pour vol d'armes. Mais il semblerait que la condamnation à mort ait été abandonnée ou qu'elle ait été l'objet d'une prescription extinctive[1]. De retour en Argentine, il devient citoyen argentin mais il se fait expulser du pays. Il fait ainsi plusieurs pays où il est à chaque fois expulsé parce qu'il s'est lancé dans la "traite des blanches". Il finit par atterrir au Paraguay où il monte un restaurant, le Paris-Niza, à l'extérieur d’Asunción avec pour décoration une énorme tour eiffel[1].

Il utilise une partie des fonds volés par la Carlingue durant la guerre pour monter un trafic d'héroïne à destination des États-Unis transitant par le Mexique et surtout il mettra en place les premiers laboratoires de transformation d'opium à Marseille. Mais il niera toute sa vie, même à ses amis, avoir touché au commerce de la drogue.

Le 19 avril 1968, Ricord est arrêté avec d'autres gangsters corses, Lucien Sarti et François Chiappe pour être interrogé pour leurs implications supposées dans le braquage de la Banque d'Argentine. Tous les trois sont libérés par manque de preuves[1].

Il sera arrêté en septembre 1972 à Asunción au Paraguay en compagnie de Christian David dit « Le beau Serge » pour ensuite être extradé aux États-Unis où il purgera une lourde peine de prison. Le tribunal de New-York le soupçonnait d'avoir exporté 225 kilos d'héroïne depuis 1965 pour une valeur marchande de 11 millions $[1]. Pour cela, il aurait bénéficié de l'aide de groupes de guérilla gauchiste. Il sera condamné à 22 ans de prison et il en purgera 10. Peu après sa sortie, en 1983, il retournera au Paraguay. Il y mourra en 1985.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h https://news.google.com/newspapers?nid=110&dat=19720921&id=ro9aAAAAIBAJ&sjid=LEoDAAAAIBAJ&pg=6925,6396330&hl=fr
  2. https://www.foreignaffairs.com/articles/paraguay/1989-03-01/paraguay-after-stroessner

Sources[modifier | modifier le code]

  • Grégory Auda, Les Belles Années du Milieu, Michalon, 2002
  • Vincent Nouzille et Jacques Folllorou, Les Parrains Corses, Fayard, 2004