Aubrey Beardsley

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Aubrey Beardsley
Aubrey Beardsley ca. 1895.jpg

Aubrey Beardsley vers 1895

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 25 ans)
MentonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Westminster School of Art (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement

Aubrey Vincent Beardsley, né le à Brighton et mort le (à 25 ans) à Menton, est un graveur et illustrateur britannique, souvent associé au mouvement Art Nouveau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

A l’âge de 7 ans, il apprend qu’il est atteint de la tuberculose[1]. Il subit sa première attaque à l’âge de neuf ans[2].

En 1884, sa mère, Ellen Pitt, trop malade pour s’occuper de lui et de sa sœur Mabel, les envoie chez une tante proche, c’est à partir de cette année qu’il assiste aux cours de la Bristol Grammar School pendant quatre ans[2].

En 1889 il travaille comme employé dans un bureau d’assurance à Londres, mais, las de cette profession, il quitte ce milieu pour rejoindre celui de l’art[2].

Sa carrière en tant qu'artiste débuta à la suite de sa rencontre avec le peintre préraphaélite Edward Burne-Jones en 1891[3] chez lequel il rencontre Oscar Wilde[4],[5] qui l'orienta vers la Westminster School of Art que Beardsley intégra en 1892 et où il suivit l'enseignement du professeur Frederick Brown[2],[6].

Au début de l'année 1893, ayant apporté ses illustrations à Paris, il y fut, d'après une lettre envoyée à Scotson-Clarke cette année, "très encouragé par Puvis de Chavannes"[7].

Cinq années de carrière : 1893-1897[modifier | modifier le code]

Son style rencontre un certain succès dès qu’il atteint l’âge de vingt ans, alors qu’il n’aura reçu qu’un entraînement succinct aux cours du soir de la Westminster School of Art[1].

Il fit ses débuts d'illustrateur en 1893 en se confrontant à un travail colossal pour un jeune artiste, à savoir les cinq cents vignettes et illustrations pour Le Morte d'Arthur de Sir Thomas Malory.

En avril 1893 parut le premier numéro de la revue The Studio, de laquelle Beardsley réalisa la couverture[8].

Contemporain d’Oscar Wilde, il réalisa pour ce dernier des dessins en 1893[3] pour la version traduite en anglais de sa pièce Salomé publiée en 1894[2]. Le succès fut à la hauteur du scandale.

Dandy et moderniste, Aubrey Beardsley devint célèbre pour avoir fondé en 1894, avec The Bodley Head, un magazine innovant intitulé The Yellow Book, dont il fut le directeur artistique des cinq premiers volumes avant que, associé à tort au scandale du procès d'Oscar Wilde, il ne soit renvoyé de son poste, en Avril 1895, un an après la parution du premier numéro, par l'un des éditeurs, John Lane[2].

À la suite de cet événement il est approché par Leonard Smithers pour créer une revue concurrente : The Savoy. Aubrey Beardsley participe activement à cette revue qui lui sert d’intermédiaire pour la publication de ses propres textes. Car Beardsley était aussi auteur. Il laisse derrière lui de nombreux poèmes et un roman baroque et érotique : L'histoire de Vénus et Tannhauser : Sous la Colline, librement inspiré d'un opéra de Wagner dont il appréciait particulièrement la musique. Il illustra également cette revue, qui cessa de paraître en 1896[2].

Son plus grand succès fut certainement le somptueux travail qu'il accomplit pour La Boucle de cheveux enlevée d'Alexander Pope en 1896 et Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier.

De confession anglicane, Aubrey Beardsley suivit l'exemple de sa sœur Mabel et sous la tutelle d'André Raffalovitch se convertit au catholicisme.

Mort[modifier | modifier le code]

Venu dans le sud de la France pour y soigner sa tuberculose, il mourut à Menton dans la nuit du 15 au 16 mars 1898 à l’âge de 25 ans[2].

Aubrey Beardsley reste connu pour ses illustrations stylisées et sinueuses en noir et blanc, où l’on perçoit l’influence de l’art japonais et de l'art rococo. Son art, jugé grotesque et décadent par la bonne société de son époque, a plus tard été vu comme une critique de l'hypocrisie de la société victorienne.

Sources et influences[modifier | modifier le code]

Edward Burne-Jones[modifier | modifier le code]

Edward Burne-Jones a une influence importante sur l’art de Beardsley dans le début de sa carrière. Il est d’ailleurs assez clair que les dessins qu’il a présenté à Burne-Jones en 1891 étaient des imitations de son style[4]. On peut encore voir cette influence dans les illustrations qu’il réalise pour Le Morte d’Arthur[1], mais il s’ éloigne peu à peu de l’influence de Burne-Jones.

Whistler[modifier | modifier le code]

Aubrey Beardsley est très influencé par l'art de Whistler qui l'éloigne de l'influence médiévale de Burne-Jones et cela bien avant qu'il ne le rencontre, par l'intermédiaire de ses œuvres comme Harmonie en bleu et or : la salle aux paons par exemple dont le style japonisant plait à Beardsley[9]. Les motifs de La jupe-paon qu'il réalise pour illustrer Salomé seraient directement inspirés de ceux de Whistler[5],[10].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) A. D. Fraser Jenkins, « Aubrey Beardsley. London », The Burlington Magazine, no 1150,‎ , p. 48-50
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « The Life of Aubrey Beardsley » [PDF], sur www.victorianweb.org,‎ (consulté le 27 décembre 2015)
  3. a et b (en) « An Aubrey Beardsley Chronology », sur www.victorianweb.org,‎ (consulté le 27 décembre 2015)
  4. a et b « Beardsley and Burne-Jones », sur www.victorianweb.org (consulté le 28 décembre 2015)
  5. a et b Edward Lucie-Smith, Le Symbolisme, Thames&Hudson, , 216 p. (ISBN 2-87811-159-1)
  6. « 1911 Encyclopædia Britannica/Beardsley, Aubrey Vincent - Wikisource, the free online library », sur en.wikisource.org (consulté le 27 décembre 2015)
  7. Stephen Escritt, L'Art nouveau, Paris, France, Phaidon, , 447 p. (ISBN 0-7148-9129-0), p. 54-58
  8. « About Studio, Studio International », sur www.studiointernational.com (consulté le 28 décembre 2015)
  9. (en) « Beardsley and Whistler », sur www.victorianweb.og,‎ (consulté le 27 décembre 2015)
  10. (en) « Illustrated letter, Aubrey Beardsley to G. F. Scotson-Clark concerning James McNeill Whistler's Peacock Room, [1891]. », sur memory.loc.gov (consulté le 12 janvier 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]