Michel Bulteau

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Michel Bulteau
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Michel Bulteau, né le à Arcueil, est un poète, essayiste et cinéaste expérimental français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1976, il part pour New York où il se lie avec les écrivains de la beat, les peintres pop et les musiciens punk. Bulteau reste, selon l'expression de William S. Burroughs, un "explorateur des régions psychiques encore vierges".

Il est l'auteur d'une soixantaine de livres, recueils de poésie, journaux, essais. Il est aussi le chanteur du groupe Mahogany Brain. Il rêve du mariage de la poésie et du rock'n'roll. Il a écrit que « la poésie est une respiration dans le réel où elle n'est rien. Avant d'être problème technique ou travail sur les mots, elle est traversée physique du présent. Ici les nerfs comptent […]. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il a vingt et un ans quand 7, Retomba des nuits, son premier recueil, est publié. La poésie est noire, tragique et désespérée. La violence et la liberté de la Beat Generation mais aussi de la Génération noire du surréalisme (celle qui s'invente au-delà du trou béant de la guerre) font signe.

Dans le parcours de Bulteau, il y a aussi ce passeur insituable qu'est Claude Pélieu et l'attention de Michaux, avancé solitaire dans le réel. Mais la haute solitude de cette respiration se fait aussi contre ce qui continue partout son travail d'étouffement, en 1970 comme aujourd'hui.

En 1971, Bulteau publie aux éditions Le Soleil Noir avec Matthieu Messagier, Jean-Jacques Faussot, Jacques Ferry, Patrick Geoffrois, Thierry Lamarre, Zéno Bianu et quelques autres, le Manifeste électrique aux paupières de jupes[1], dernier manifeste collectif qui soit venu, avant le "Manifeste froid" (et juste après le "Manifeste de la génération grise" signé par Burroughs), déranger la tranquillité du milieu littéraire d'alors.

Encouragé dès lors par l'écrivain franco-belge Henri Michaux, il poursuit sa quête de poète insoumis.

Ensuite, avec "Poème A" (Effraction-Laque, 1972), "Les Cristaux de folie" suivi de "Watcris88mots" (1973) et "Sang de satin" (1973), "Ester-Mouth", "Slit", "Hypodermique" et "L'Angle lit" (1974), "Coquillage rétroviseur" (1975) : une traversée de l'hypersensibilité de tout, du monde et des choses se transperçant, se croisant dans une intimité froide. Sa poésie est celle d'un enfant qui aurait refusé de céder sur les sensations. Classique depuis ce même centre insondable que Baudelaire, Nerval et Rimbaud, mais aussi d'autres plus obscurs comme Forneret, il n'en oublie pas pour autant Kaufman, Ginsberg, et pas plus Jean-Pierre Duprey ou Stanislas Rodanski (1927-1981), auteur de poèmes et de rêves.

« Être moderne, écrit Bulteau, est le chemin artistique le plus périlleux. Être moderne, c'est refuser d'être inexact, irréel. » (Aérer le présent, 1999).

Il est l'auteur d'un œuvre majeure et unique comme un enfant éternel qui "enfonçe méchamment le scalpel de l'humour noir à l'intérieur des grimaces".

François Di Dio et Alain Jouffroy ainsi qu'une nouvelle génération de poètes considèrent sa poésie, comme le fer de lance d'une nouvelle écriture, d'un langage nouveau, celui du grand "livre par quoi tout commence" et redevient possible.

Michel Bulteau apparaît en tant que personnage dans le roman Les Détectives sauvages de Roberto Bolaño.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 7, Retomba des nuits (textes), Aglis Press, 1970.
  • Manifeste Électrique Aux Paupières de Jupes, Le Soleil Noir, 1971.
  • Poème A Effraction-Laque, J.-J. Pauvert, 1972.
  • Parvis à l’écho des cils (collectif), J.-J. Pauvert, 1972
  • Sang de satin, illustrations de Jacques Hérold, Première personne, 1972
  • Les cristaux de foliesuivideWatcris88mots, Electric Press, 1973.
  • Poudrier de dent (collectif), J.-J. Faussot éd., 1973.
  • Ether-Mouth, Slit, Hypodermique, Seghers, 1974
  • Venins (collectif), J.-J. Faussot, 1974.
  • On My Lap (collectif), Electric Press, 1975.
  • Des siècles de folie dans les calèches étroites, Belfond, 1976.
  • Le Maître des abysses, La Lampe Voilée, 1977.
  • Euridyce d’Esprits, Bourgois, 1979.
  • La Pyramide de la Vierge, Bourgois, 1979.
  • Îles serrées, Belfond, 1980.
  • Enfant Dandy Poème, Bordas et fils, 1980.
  • L'Aiguille de diamant de l’anéantissement, Le Soleil Noir, 1980.
  • Discours de la beauté et du cœur, Bordas et fils, 1981.
  • Le Martyre de M. de Palmyre, Éditions du Fourneau, 1982
  • Mythologie des filles des eaux, Ed. du Rocher, 1982, 1997.
  • Khôl, A l'Europe galante, 1984
  • Anchise et Anadyre, Le Temps qu'il fait, 1984
  • James Dean, Presses de la Cité, 1985.
  • Paul-Jean Toulet l'enchanteur désenchanté, Ed. J & D, 1987.
  • Le club des longues moustaches, Quai Voltaire, 1988.
  • Flowers (d'après Warhol), La Différence, 1989.
  • Minuties, La Différence, 1989.
  • Masques et modèles, La Différence, 1989.
  • Baron Corvo, l'exilé de Venise, Ed. du Rocher, 1990.
  • Insinuations perfides, Éditions du Scalaire, 1990
  • Mort d'un rebelle, Ed. du Rocher, 1991.
  • Poème 1966-1974, La Différence, 1993.
  • La vie des autres (instantanés), La Différence, 1995.
  • Poet's Life 1, Electric Press, 1995.
  • Les analogies de la mort, Electric Press, 1995.
  • Le Yémen, Ed. ACR, 1995.
  • Le monde d'en face (nouvelles), Ed. du Rocher, 1996.
  • Lanky, derrière la salle de bain, 1996
  • XVIII Poèmes (avec Matthieu Messagier), Luvah, 1996, Electric Press.
  • Post-Peinture et Pré-Musique, Electric Press, 1997.
  • Aérer le présent (avec Jean-Jacques Fauffot), Paroles d’Aube, 1998.
  • Prose and Spoon, Electric Press, 1999.
  • Chérubins (nouvelles), La Revue Commune, 1999
  • À New York au milieu des spectres, La Différence, 2000.
  • Breast pocket notes sur Roy Lichtenstein, L'Échoppe, 2000.
  • Poet's life III, avec Touhami Ennadre, Les amis du Club, 2000
  • Sérénité moyenne (poèmes 1990-1996), Gallimard, 2000.
  • L'effrayeur (roman), Gallimard, 2000.
  • La Reine du Pop, La Différence, 2001.
  • Les zéros absolus (nouvelles), Ed. du Rocher, 2001.
  • Proses bien déprosées (avec Matthieu Messagier), Electric Press, 2001.
  • Un héros de New York, La Différence, 2003.
  • Solitude de l'œil, avec six photographies originales de Daidō Moriyama, Toluca, 2006.
  • No One, avec six photographies originales de Yutaka Takanashi, Toluca Editions, 2007.
  • Allen Ginsberg, le chant de l’Amérique, La Différence, 2007.
  • Hoola Hoops, poèmes 1996-2004, La Différence, 2007.
  • Les Hypnotiseurs, La Différence, 2008.
  • New York est une fête, La Différence, 2008.
  • Tin Ashes, avec six photographies originales de Nobuyoshi Araki, Toluca Editions, 2008.
  • Andy Warhol, le désir d’être peintre, La Différence, 2009.
  • Apollon jeté à terre, La Différence, 2010.
  • Nirvana Provisoire, sérigraphie de Jacques Monory, Éditions EPK, 2010
  • La Vie à Ninive, avec Matthieu Messagier et Dado, Éditions énigmatiques, 2011.
  • West 14th Street 7th Avenue + Lunar Toxic, postface d'Allen Ginsberg, Caedere, 2013.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le Destin d'un tueur. Deux versions, noir et blanc, muet, 8 mm, 3’ /couleur, 9’, 1963.
  • Dernier Rôle. Couleur, sonore, 16 mm, 4’, 1967.
  • Une voyelle B. Noir et blanc, muet, 8 mm, 15’. Réalisé en collaboration avec Matthieu Messagier, 1968.
  • La Direction de l'odeur. Noir et blanc, muet, 8 mm, 11’. Un film de Matthieu Messagier. Caméra : Michel Bulteau avec Jean-Pierre Cretin, Michel Bulteau, Jean-Jacques Faussot et Matthieu Messagier, 1968.
  • Main Line. Noir et blanc, 16 mm, 12’. Caméra : Michel Bulteau et Patrick Geoffrois. Musique : Mahogany Brain. Interprètes : Adeline, Patrick Geoffrois, Mine et Michel Bulteau, 1971.
  • Asnaviràm. Couleur, 16 mm, 23’. Musique : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada. Inspiration : Patrick Geoffrois, 1974.
  • Un naufrage s'offrait. Couleur, 16 mm, 8’. Musique : Matt Lucas, Little Tonyand his brothers, Chris Montez. Interprète : Adeline. 1974-1975.
  • Impératrice. Couleur, 16 mm, 4’30. Musique : Claudia Muzio. Interprète : Adeline. 1974-1976.
  • On the Radio, on the screen. Noir et blanc, sonore, 16 mm, 8’. Interprète : Michel Bulteau. 1976.
  • La Lisière de la miséricorde. Noir et blanc, muet, 16 mm, 32’. Interprète : Adeline et l’ombre astrale de Michel Bulteau. 1976.
  • Astérie. Noir et blanc, muet, 16 mm, 12’. Caméra : Philippe Puicouyoul, 1979.
  • Yémen, temps du sacré. Couleur, sonore, 16 mm, 52’. Un film de Laith Abdelamir, scénario et texte de Michel Bulteau. 1994.
  • FiLm. 51 plans-collages sur papier dont deux phrases : « Le prince du haschisch copiait Byron et Brummel » et « à Votre Service, toujours SATAN ». 1995.
  • M.B. né à Arcueil. Couleur, sonore, vidéo, 9’. Caméra : Pascal Auger. 1996.
  • Leila's Papers. Noir et blanc et couleur, sonore, 16 mm, 13’. Avec Natasha Fuentes et Nick Name. 1996-1998.
  • Moving Back In Times. 46 plans-collages sur papier. Interprète : Virginie Petracco. 1999.
  • Voyez rouge, voyez bleu. Couleur, sonore, vidéo, 7'10. Production : SometimeStudio & Ramuntcho Matta, 2014.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • With (Junk-Saucepan) When (Spoon-Trigger), avec Mahogany Brain, LP, Futura Records, 1971. Réédition CD, Mellow Records, 2001. Réédition vinyl LP, Souffle Continu Records, 2014.
  • Smooth Sick Lights, avec Mahogany Brain, LP, Pole Records, 1976. Réédition CD, Spalax Music, 1997.
  • Spleens. avec Elliott Murphy. Maxi 45T, Mix It/New Rose, 1989.
  • Archidoxe. CD, Ed. Paroles d’Aube, 1994.
  • Dans un monde sonore. CD, Radio France, 1997.
  • Rinçures. CD, Fractal Records, 1999.
  • Hero Poet, avec Elliott Murphy, LP, SSW, 2004
  • En sortir ?, avec Krzysztof Styczynski, musique Mary X, CD, Caedere, 2008
  • Mahogany Brain, de Joseph ghosn, livre/CD, éditions Caedere, 2011
  • Mexico City Blues (chorus 2nd, 46th, 66th, 228th), avec Serge Teyssot-Gay, LP, Éditions énigmatiques, 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la couverture, une vidéo et une analyse du manifeste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]