Arthur Morin

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Arthur Morin () est un général et physicien français. Il est l'auteur de nombreux travaux de mécanique expérimentale et l'inventeur d'un appareil d'étude de la chute des corps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille aisée de négociants nantais, Arthur Jules Morin est né le 17 octobre 1795 à Paris. Il est le fils aîné de Nicolas Morin (1766-1855), employé à l'agence du commerce extérieur de Nantes et de l'artiste peintre Eulalie Morin (1765-1852)[1].

En 1828, il épouse à Paris sa cousine Adélaïde Victoire Morin[2] dont le père, colon réfugié de Saint-Domingue, a suivi Denis Nicolas Cottineau dans son périple américain.

Il prononce un discours sur la tombe de Michel Alcan, grand ingénieur des machines textiles et pédagogue du Conservatoire[3].

Il décède à Paris le 7 février 1880 au Conservatoire des arts et métiers où il est domicilié[4].

Aux Etats-Unis, Arthur Morin est le cousin de Joseph Etienne Berret[5] dont le fils, James Gabriel Berret (en) (1815-1901), fut maire de Washington de 1859 à 1861.

Carrière - Travaux[modifier | modifier le code]

Arthur Jules Morin est élève au lycée Louis-le-Grand puis à l'École polytechnique. Il est ensuite professeur à l’École d'application de Metz, puis, en 1839, au Conservatoire impérial des arts et métiers, dont il est directeur en 1849. Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1843, sur le siège de Gaspard-Gustave Coriolis.

Morin était un spécialiste du génie mécanique, qui travailla sur le rendement des machines. Il procéda à des mesures extensives sur le frottement[6] et l'efficacité des moteurs hydrauliques, en particulier les roues à aubes et les turbines. Il imagina un appareil pour l'étude de la chute des corps, appelé « machine de Morin ».

On lui doit aussi le dynamomètre Morin, qui est une amélioration du dynamomètre Poncelet.

Il n'est pas rare de retrouver les valeurs données par les expériences du « commandant Morin » dans les mémentos d'ingénierie jusqu'en plein XXe siècle.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (59e division).

Hommages[modifier | modifier le code]

Principales publications[modifier | modifier le code]

Documents sur le Web[modifier | modifier le code]

  • Arthur MORIN (1795-1880) Société des Amis de la Bibliothèque de l'École Polytechnique
  • M. H. Tresca, « Discours prononcé aux funérailles du Général Morin, vice président de l'association scientifique de France au nom de l'Académie des Sciences et du Conservatoire des arts et métiers », Bulletin hebdomadaire de l'Association scientifique de France, no 645,‎ (lire en ligne) disponible sur Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, Etat-civil reconstitué, naissances, V3E/N1662, vue 15/44 et filiation sur une fiche similaire, sur Filae.
  2. Archives Paris, Etat civil reconstitué, mariages, V3E/M743, vue 35/51. L'épouse est née le 21 novembre 1801 à Philadelphie, Pennsylvanie.
  3. Georges Ribeill, « ALCAN, Michel (1811-1877). Professeur de Filature et de tissage (1852-1877) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 19, no 1,‎ , p. 83–91 (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2019)
  4. Archives de Paris, 3e arr., vue 33/246, acte de décès n°256, sur Filae.
  5. Arthur Morin est le neveu d'Anne Morin épouse Berret, née à Nantes le 25 novembre 1764. Celle-ci est mère de Joseph Etienne Berret précité, époux de Marie Elliott O'Donnell, mariés à Baltimore en 1809, d'où James Gabriel Berret (1815-1901).
  6. Cf. Konstantinos Chatzis, « Dupuit, Morin et la question du frottement de roulement : la scène scientifique française des années 1830 et 1840 au prisme d’une controverse », Documents pour l’histoire des techniques, no 20,‎ (lire en ligne).
  7. Arthur Morin sa fiche sur LEONORE

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]