Armand Bédarride

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Armand Bédarride
Biographie
Naissance
Décès
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MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Armand Bédarride est un avocat et franc-maçon français, né au Pré-Saint-Gervais le et mort à Marseille le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Après de solides études classiques à Paris Il s'installe à Marseille en 1882 et s'inscrit au barreau de la ville. Très jeune, il participe activement au mouvement laïque et social. Il collabore également à plusieurs journaux, revues politiques artistiques et maçonniques. En 1896 il est élu conseiller municipal de Marseille et adjoint au Maire, réélu en 1900[1].

Parcours maçonnique[modifier | modifier le code]

Initié à la loge « La Réunion des Amis choisis » le 29 avril 1891, il s’implique dès que possible dans la gestion de l’obédience. Il est ainsi conseiller de l’ordre du Grand Orient de France de 1904 à 1907 puis de 1910 à 1913. Or en 1904 éclate l’affaire des fiches, une opération de fichage politique et religieux des officiers, réalisée par le Grand Orient à l’initiative du général André, ministre de la Guerre. Le scandale, qui entraîne la démission du Ministre et du gouvernement Combes, est aussi un tournant dans la vie d’Armand Bédarride[2].

Il est attaqué par La Gazette du Midi, l’organe légitimiste marseillais, Le Soleil du Midi et Le Figaro, qui l’accuse d’avoir rédigé 26 fiches, sur lesquelles figure son nom. Parmi elles, celle du colonel Couilleau, commandant le 141e RI, lequel provoque en duel Armand Bédarride, qui refuse car, dit-il, il n’est pas l’auteur de cette fiche. Dès lors, Bédarride est l’objet d’une campagne de diffamation qui lui vaut d’être radié du barreau en décembre 1904. Bien que réhabilité en Cour de cassation et réintégré au printemps 1905, il ne retrouve pas sa prospérité professionnelle et ses ambitions politiques sont ruinées. En fait, l’affaire des fiches a peut-être brisé la carrière politique d’Armand Bédarride[2].

À partir de 1923, il devient un auteur maçonnique prolixe. On lui doit d’abord des articles, puis des livres d’instruction régulièrement réédités jusqu’à nos jours. La maçonnerie n’est pour lui ni un marchepied, ni un syndicat de recommandation mutuelle, mais plutôt un foyer d’études humanistes : « tout ce qui est humain intéresse le sage qui veut collaborer au bien de tous ». Cela autorise les maçons à s’éclairer entre eux sur la conduite à tenir dans la vie profane. Bédarride fustige donc l’égoïsme sous toutes ses formes et aboutit à une apologie de la fraternité[2].

Il a aussi été membre de la Société des Philalèthes (Philalethes Society)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Ligou 1998, p. 122.
  2. a b et c Klotz Roger, « Armand Bédarride, avocat, franc-maçon », Archives Juives,
  3. (en) « Fellows Society », sur p://freemasonry.org (consulté le 20 juin 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Armand Bédarride, Travail sur la pierre brute, Télètes, (ISBN 978-2906031050)
  • Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, PUF, (ISBN 2130486398)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]