Anne Joseph Théodore Peyssard

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Anne-Joseph Théodore Peyssard
Naissance
à Besançon
Décès (à 57 ans)
7e arrondissement de Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Commandement 27e régiment d'infanterie
Distinctions Legion Honneur GO ribbon.svg Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages obsèques en l'église de Saint-Thomas-d’Aquin

Anne-Joseph Théodore Peyssard, né le à Besançon (Doubs) et mort le dans le 7e arrondissement de Paris, est un officier général français, appartenant à une ancienne famille originaire de Savoie, qui subsiste aujourd'hui sous la forme "de Passorio Peyssard"[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Philibert Alexis et de Augustine Marie Thérèse Gay (ou Guex famille noble d'extraction savoyarde), et frère du colonel Charles Grégoire Léonard Peyssard, il est admis le 30 décembre 1822 à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr au sein de la 5e promotion (1822-1824)[2]. Il est promu sous-lieutenant le 1er octobre 1824 et placé le 5 novembre de la même année au 27e régiment d'infanterie de ligne qu'il commandera 24 ans plus tard. Il participe avec ce régiment aux campagnes en Espagne de 1826, 1827 et 1828 et à l'expédition de Morée en 1829.

Lieutenant le 5 novembre 1830, il rejoint à sa demande le 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique le 17 mai 1833.
Il se distingue sous les ordres du général Trezel durant l'expédition de Bougie où il va être cité 4 fois à l'ordre de l'armée, notamment à l'occasion des combats du 11 octobre 1835, où il pénètre le premier dans le marabout de Gouraya.
Dans cette dernière action, il s'empare, à la tête de son peloton, d'une position escarpée défendue par de nombreux tirailleurs kabyles.
Il en est récompensé le 20 mars 1834 par sa promotion comme chevalier de la légion d'honneur.
Nommé capitaine le 30 septembre 1835, ill exerce le commandement de la place de Bougie et est à nouveau cité dans les combats du 25 et 26 septembre.
Capitaine adjudant-major au 3e bataillon d'infanterie légère d'Afrique en 1839, il va se distinguer une nouvelle fois au mois d'octobre durant l'expédition des Portes de Fer.
Le 17 août 1840, il est détaché pour commander le bataillon de tirailleurs indigènes de Constantine.
Promu chef de bataillon le 14 avril 1841 au 62e régiment d'infanterie de ligne, il prend le commandement du 3e bataillon d'infanterie légère d'Afrique.
Il reçoit les insignes d'officier de la légion d'honneur le 30 août 1842.
En 1843, le commandant Peyssard participe activement aux opérations conduites par le général Achille Baraguey d'Hilliers dans les montagnes de Kabylie et se fait remarquer dans les engagements qui se déroulèrent en février contre Zerdayas et en avril dans la région de Collo.
Il se distingue encore dans la razzia exécutée le 8 octobre contre les Medjedjas par le colonel Bathélemy, commandant le cercle de Philippeville. En 1844, il dirige les travaux d'établissement du village d'El-Arrouch, sur la route de Philippeville à Constantine et participe directement à rendre de grands services à la colonisation algérienne.

Lieutenant-colonel, il sert successivement entre 1845 et 1847 au 61e de ligne, au 33e puis au 17e ; il fut détaché de ce dernier corps le 26 mars 1847 et quitta l'Afrique[3], où il était depuis quinze ans, pour commander l'école secondaire de tir de Grenoble jusqu'à la suppression de cette école le 21 mars 1848.

Nommé colonel commandant le 27e de ligne[4] le 8 juin 1848.
Il est promu commandeur de la légion d'honneur le 3 juillet 1850.

Inscrit à la liste de général de brigade le 22 décembre 1851, il est appelé, le 7 janvier suivant, à remplir les fonctions de directeur du personnel[5] au ministère de la guerre, dans lesquelles il servira durant 7 ans. Général de division[6] le 17 mars 1855, grand officier de la légion d'honneur le 5 mai 1859, il est nommé en qualité de membre du comité de l'infanterie et fut chargé de l'inspection générale du 15e et du 24e arrondissement.

À l'occasion de ses obsèques le 21 avril 1861 en l'église Saint-Thomas-d'Aquin (Paris)[7], pas moins de trois maréchaux de France assitent à la cérémonie (comte Vaillant, Magnan, Comte Regnaud de Saint-Jean d'Angély) et le général Trochu prononce l'éloge funèbre.
La dépouille mortelle du général Peyssard a été inhumée au cimetière du Montparnasse.

Décorations[modifier | modifier le code]

Grand officier de la Légion d'Honneur
Order of St. Gregory the Great.png
Grande ufficiale OCI Kingdom BAR.svg
Commendatore SSML Regno BAR.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Modification du patronyme "Peyssard" en "de Passorio Peyssard" par jugement du tribunal civil de Nantes de juin 1912
  2. Historique de la 5e promotion 1822-24 École Spéciale militaire de St. Cyr - page 2 - http://www.saint-cyr.org/fichiers/promotions-eteintes/1822-1824-5e-promotion-sans-nom-.pdf
  3. Lettres personnalités militaires françaises ayant trait à la conquête. L'Algérie sous le Second Empire ; pièce 44 - http://www.argusdubibliophile.com/bibliotheque-algerienne.htm
  4. D'un Empire à l'autre. Les Pellions : cavaliers et marins au service de la France - 1809-1868 de Jean Leduc - page 307 - http://books.google.fr/books?id=EttBwhYB2vgC&pg=PA307&lpg=PA307&dq=colonel+peyssard&source=bl&ots=P9s7IgtnmA&sig=6GVXFDIdvBl-rNaK9E5maTMedhQ&hl=fr&sa=X&ei=g73fUt-rJ82M0wXFpoHwCA&ved=0CD0Q6AEwBA#v=onepage&q=colonel%20peyssard&f=false
  5. Almanach national 1850 page 122 - http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/index.php?action=detail&livre_id=304553&page=122&book_type=livre&search_type=livre&name=PEYSSARD&start=14&tk=3b0ccdc688f3890e
  6. La revue savoisienne 1926/07 (année 67, no 2) à 1926/12. Note : Redressement - http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/index.php?action=detail&livre_id=352388&page=29&book_type=revue&search_type=ouvrages&name=PEYSSARD&tk=89c0381b23a44a3e
  7. Courrier de Paris 22 avril http://www.memoireetactualite.org/presse/73COURDALPES/PDF/1861/73COURDALPES-18610424-P-0003.pdf

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]