Anne-Marie Mes-Masson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Anne-Marie Mes-Masson
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Domaines

Anne-Marie Mes-Masson est une biologiste moléculaire et généticienne canadienne. Elle est professeure titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal[1], chercheuse de l’axe Cancer et directrice adjointe scientifique, recherche fondamentale et translationelle au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM)[2], directrice du Réseau de recherche sur le cancer du FRQS[3] et directrice du Pôle Québec de l’Institut de recherche sur le cancer Terry Fox[4]. Elle est une pionnière de la recherche translationnelle grâce à ses travaux de développement de modèles de cancer, plus particulièrement la création de biobanques de cellules cancéreuses de l’ovaire, du sein et de la prostate. Elle est l'une des membres fondatrices du Réseau canadien de banques de tissus[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Mes-Masson a obtenu un doctorat du Département de microbiologie-immunologie de l’Université McGill en 1984[6]. Elle a ensuite complété des études post-doctorales au Molecular Biology Institute de l’Université de Californie, avant de rejoindre en 1989 le département de médecine de l’Université de Montréal ainsi que l’Institut du cancer de Montréal[7], dont elle a été directrice scientifique de 2003 à 2018[8]. Pendant cette période, Mme Mes-Masson a également dirigé la recherche sur le cancer au CRCHUM. Elle a été reconnue en 2020 parmi les 100 femmes canadiennes les plus influentes par Canada's Most Powerful Women: Top 100, catégorie sciences et technologies[9].

Recherches[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Mes-Masson et ses collaborateurs cliniques, notamment la Dre Diane Provencher, ont établi à la fin des années 1990 une biobanque de cellules issues de plus de 300 types de cancers ovariens différents, qui a ensuite été criblée à l’aide de puces à ADN afin de découvrir les gènes impliqués dans l’évolution de la maladie[10] . La chercheuse a ensuite piloté le projet "Banque de tissus et données", qui a permis la création d’une banque provinciale de tissus de l'ovaire, du sein et de la prostate, ainsi que les données s'y rattachant[11]. L’un des produits majeurs de ce projet est un regroupement représentatif des différents sous-types de la maladie observés en clinique, sous la forme d’échantillons et de données provenant de 2000 patientes atteintes du cancer du sein[12].

Une importante percée scientifique découlant de ces biobanques a été rapportée en 2019, avec l’identification d’une protéine importante dans le fonctionnement des cellules cancéreuses de l’ovaire et qui pourrait être une cible thérapeutique potentielle[13]. De même, des molécules inhibitrices de la GTPase Ran sont actuellement testées afin de ralentir le développement du cancer du sein[14].

Anne-Marie Mes-Masson est l’auteure de plus de 280 articles scientifiques[15] répertoriés dans la base de données PubMed et a dirigé les thèses ou mémoires de nombreux étudiants[16].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Anne-Marie Mes-Masson », sur recherche.umontreal.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  2. CRCHUM, « Mes-Masson, Anne-Marie », sur chumontreal.qc.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  3. Réseau de recherche sur le cancer, « Gouvernance », sur rrcancer.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  4. (en) Terry Fox Research Institute, « Dr. Anne-Marie Mes-Masson », sur www.tfri.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  5. (en-CA) Réseau canadien de banques de tissus, « About Us », sur CTRNet (consulté le 9 mars 2021)
  6. Anne-Marie Mes-Masson, « A Genetic Analysis of Cellular Transformation by Polyomavirus », sur escholarship.mcgill.ca, (consulté le 26 janvier 2021)
  7. Jean-François Venne, « Anne-Marie Mes-Masson, une pionnière dans la recherche sur le cancer », sur Le Devoir, (consulté le 26 janvier 2021)
  8. Institut du cancer de Montréal, « Anne-Marie Mes-Masson », sur icm.qc.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  9. (en) WXN, « 2020 Top 100 Winners », sur wxnetwork.com (consulté le 26 janvier 2021)
  10. Yannick Villedieu, « Le livre des secrets de la vie », L'Actualité, vol. 24, no 9,‎ (ISSN 0001-7698)
  11. Sara Champagne, « 8,1 millions pour la recherche », La Presse,‎ , A9 (ISSN 0317-9249)
  12. « Le cancer du sein décortiqué », sur La Presse+, (consulté le 26 janvier 2021)
  13. Zone Santé- ICI.Radio-Canada.ca, « Percée importante dans la lutte contre le cancer des ovaires », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 26 janvier 2021)
  14. « Trois millions pour le cancer du sein », sur La Presse, (consulté le 26 janvier 2021)
  15. (en) « Mes-Masson AM - Search Results », sur PubMed (consulté le 26 janvier 2021)
  16. « Parcourir par directeur de recherche "Mes-Masson, Anne-Marie" », sur papyrus.bib.umontreal.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  17. « Gagnants des prix SCBM 2020 – Société canadienne pour les biosciences moléculaires », sur csmb-scbm.ca (consulté le 22 mars 2021)
  18. « Anne-Marie Mes-Masson, Prix Acfas Léo-Pariseau - Prix Acfas 2020 », sur www.acfas.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  19. « Prix de 2017 | Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer (ACRC) », sur ccra-acrc.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  20. « Prix Michel Sarrazin », sur crcq.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  21. « RÉPERTOIRE | La Société royale du Canada », sur rsc-src.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  22. « Base de données de l’ACSS – Académie canadienne des sciences de la santé », sur cahs-acss.ca (consulté le 26 janvier 2021)
  23. Cancer de l'ovaire Canada, « Prix Karen Campbell pour l’excellence en matière de recherche », sur ovairecanada.org (consulté le 9 mars 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fichier d’autorité international virtuelInternational Standard Name IdentifierWorldCatORCID