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Alfred Courtens

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Alfred Courtens
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
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Fratrie
Distinctions
Œuvres principales

Alfred Courtens, né à Bruxelles le et mort à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le , est un sculpteur belge. Il est connu pour ses nombreuses statues de la famille royale belge.

Alfred Max Félicité Courtens, né à Bruxelles le , est le fils du célèbre peintre Franz Courtens et de Maria Van der Cruyssen. Il est le frère du peintre Hermann Courtens et de l'architecte Antoine Courtens. En 1917, il épouse Jeanne Bounameaux qui lui donne six enfants.

Il se forme à l'Académie de Bruxelles, auprès du sculpteur Charles Van der Stappen et ensuite à l'Institut supérieur des beaux-arts d'Anvers, auprès du sculpteur Thomas Vinçotte[1].

Il effectue un voyage d'étude en Italie.

En 1911, il reçoît la médaille de seconde classe de l'exposition internationale de Barcelone[2].

En 1913, il reçoit le premier prix Godecharle de sculpture pour son œuvre Le Caprice[3].

À rebours du développement des régionalismes, il exécute tout au long de sa carrière de nombreuses statues et bustes de la famille royale belge, commandes lui assurant un niveau d'activité constant. Il sculpte également des œuvres monumentales classiques, des bustes de personnalités (Camille Gutt, Joseph Phollien, Jean Van Houtte, etc.), des médailles commémoratives, des œuvres libres célébrant la jeunesse, l'amour maternel, etc.[2].

En 1920, il devient membre associé de la Société nationale des Beaux-Arts de France et, en 1932, membre effectif de la Société nationale des Beaux-Arts de Belgique[2].

En 1928, il est nommé professeur de sculpture à l'Académie royale de Termonde. Il exerce son métier d'enseignant jusqu'en 1951[2].

En 1938, il fait l'acquisition la spacieuse maison-atelier de Charles Samuel à Ixelles[2].

Sélection d'œuvres

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Statue équestre d'Albert Ier devant la Bibliothèque royale de Belgique, par Alfred Courtens (1951).
Theodor Schwann, Institut de zoologie de Liège
Le Caprice

, bronze, rue du Gruyer à Watermael-Boitsfort (Bruxelles), 1914.

Hommages et distinctions

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La « Alfred Courtensstraat » (rue Alfred Courtens) à Coxyde perpétue sa mémoire.

Deux expositions commémoratives ont eu lieu d' à « Les Courtens » au Musée et Centre Culturel de Mouscron ainsi que de à « Alfred Courtens, sculpteur » au Musée communal des beaux-arts d'Ixelles.

Les décorations suivantes lui ont été décernées[4] :

Références

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  1. « La mort du sculpteur Alfred Courtens », Le Soir,‎ , p. 6 (lire en ligne Inscription nécessaire).
  2. a b c d et e Judith Ogonovszky--Steffens, Biographie nationale, Bruxelles, Emile Bruylant (lire en ligne), p. 87-91.
  3. Rédaction, « Le Concours Godecharle », L'Indépendance belge, no 218,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Nécrologie », Le Soir,‎ , p. 6 (lire en ligne Inscription nécessaire).

Bibliographie

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  • Mario de Marchi, Artistes flamands et wallons, 1937, p. 19-23
  • Les Courtens, deux générations d'artistes, musée des Beaux-Arts de Mouscron, 1999, p. 126-159
  • Nouvelle biographie nationale, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, tome 6, 2001, p. 87-91
  • Bruxelles 200 sculptures se racontent, Éditions Aparté, 2008, p. 37
  • Axelle de Schaetzen, Alfred Courtens, sculpteur, Éditions Racine, 2012 (ou catalogue de l'exposition au musée d'Ixelles)

Articles connexes

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Liens externes

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