Alexandre Le Bas de Sainte-Croix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Alexandre Le Bas de Sainte-Croix
Naissance
à Paris
Décès (à 67 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade Contre-amiral honoraire
Autres fonctions Membre de l'expédition Baudin
Commandant du port de Cherbourg
Le Géographe et Le Naturaliste

Alexandre Le Bas de Sainte-Croix, né le à Paris[1] et mort le à Paris, est un officier de marine français qui participa à l'expédition vers les Terres australes que conduisit Nicolas Baudin au départ du Havre à compter du .

Son voyage[modifier | modifier le code]

D'après le Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique publié par Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent en 1804, le capitaine de frégate Le Bas de Sainte-Croix était au départ de l'expédition l'un des quinze membres de l'état-major à bord du Géographe, où il s'embarqua en tant que second de Nicolas Baudin, capitaine de vaisseau et commandant de l'expédition[2]. Il ne s'entendait pas avec le commandant Baudin et réunit une coterie de jeunes officiers. Il exécuta parfois de mauvaise grâce les ordres qui lui étaient donnés. Il prit par exemple le parti de l'enseigne de vaisseau Picquet qui fut débarqué à Timor le 26 août 1801. Comme Baudin commençait à être malade, le capitaine Le Bas de Sainte-Croix prit ses aises. Il se battit même en duel avec Ronsard, qui était du parti de Baudin, après l'affaire Picquet. Le capitaine Le Bas de Sainte-Croix fut finalement débarqué sous prétexte de maladie[3] à l'île de Timor le [4] et s'embarqua à Batavia pour rejoindre l'Europe. Il retrouve en fait le Naturaliste à l'île de France pendant sa relâche de février 1803 et regagne ainsi la France, comme passager.

Il fut ensuite colonel de la garde marine. Il épousa Françoise Julie Cotilon de Torcy de La Chabeaussière[5], dont il eut une fille[6].

Il termina sa carrière comme commandant du port de Cherbourg et fut ensuite promu contre-amiral honoraire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baptisé à la paroisse des Andelys
  2. Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique, 1804
  3. C'était un prétexte pour sauver son honneur et lui éviter les arrêts, car il n'avait été que superficiellement blessé pendant le duel.
  4. Voyage de découvertes aux terres australes, François Péron, 1815.
  5. Née en 1783
  6. Angéline-Victoire, née en 1809 et morte en 1882, future comtesse de Resbecq

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]