Alexandre Fadeïev (écrivain)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alexandre Fadeïev et Fadeïev.
Alexandre Fadeïev
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait d'Alexandre Fadeïev.

Naissance
Kimry
Décès (à 54 ans)
Moscou
Activité principale
écrivain, soldat, président de l'Union des écrivains soviétiques
Distinctions
Auteur
Mouvement réalisme socialiste, stalinisme
Genres
romans

Œuvres principales

Alexandre Aleksandrovitch Fadeïev (en russe : Алекса́ндр Алекса́ндрович Фаде́ев, né à Kimry le et mort à Moscou le , est un écrivain soviétique, l'un des fondateurs de l'Union des écrivains soviétiques dont il fut le président de 1938 à 1944 et de 1946 à 1954.

Hors de son pays, il n'est plus guère connu aujourd'hui que comme l'auteur, au Congrès mondial des intellectuels pour la paix de Wroclaw, en 1948, de l'insulte qu'il fit à Jean-Paul Sartre, absent de la cérémonie, en le traitant successivement de « chacal muni d'un stylo » et surtout de « hyène dactylographe », provoquant la stupeur des délégués français, le dégoût de Paul Éluard et la fureur de Pablo Picasso[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution russe, il combat au sein de l'Armée rouge bolchévique. En 1927, dans La Défaite (traduit en 1976), il retrace le sort tragique d'un détachement de partisans encerclé et écrasé par les Japonais et les cosaques blancs.

En 1945, il publie La Jeune Garde, livre sur l'héroïsme d'adolescents membres d'une organisation clandestine. C'est un hymne à la patrie et à l'homme soviétique, qui obtient le prix Staline. Une nouvelle version du roman sera publiée en 1951, où le rôle du parti communiste se trouve renforcé comme l'exige le standard de la doctrine littéraire soviétique[3].

En 1931, il est le rédacteur en chef du mensuel Krasnaïa nov.

Proche de Staline, il est récompensé de l'ordre de Lénine en 1949. Actif jdanovien, il est fondateur et président de l'Union des écrivains soviétiques, de 1946 à 1954. Par ailleurs, il assure un rôle important au Conseil mondial de la paix, où il devient la courroie de transmission de Staline.

Pendant les dernières années de sa vie, Fadeïev devient alcoolique. Il se suicide et est inhumé au cimetière de Novodevitchi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ariane Chebel d'Appollonia, Histoire politique des intellectuels (1944-1954). 1. Des lendemains qui déchantent, Bruxelles, Éditions Complexe, 1991, p. 166
  2. "Picasso arrache ses écouteurs comme on trépigne. Éluard les ôte lentement et se met à crayonner. Vercors et Léger se figent. À la tribune, Irène Joliot-Curie et Julian Huxley (présidents de séance, NDA) échangent des billets griffonnés. Borejsza semble un acrobate poignardé. Il dit à D. Desanti : "Voilà, ils ont foutu en l'air mon congrès. C'est donc ça qu'ils sont venus faire !" — Joël Kotek & Dan Kotek, L'Affaire Lysenko ou l'histoire réelle d'une science prolétarienne en Occident, Bruxelles, Éditions Complexe, 1986, p. 130.
  3. Marc Slonim (trad. Mary Fretz, Roger Stuveras), Histoire de la littérature russe soviétique, vol. 19, L'Age d'Homme, coll. « Slavica », (lire en ligne), p. 156

Liens[modifier | modifier le code]