Aissa Doumara Ngatansou

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Aissa Doumara Ngatansou
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Aissa Doumara Ngatansou, née en 1972, est une militante camerounaise contre les violences faites aux femmes. Elle reçoit en 2019 le premier prix Simone-Veil de la République française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1972, Aissa Doumara Ngatansou est originaire du nord du Cameroun. Elle est forcée de se marier à l'âge 15 ans. Malgré l’opposition de sa belle-famille, elle termine ses études secondaires. Battue par son mari, elle quitte le foyer familial. En 1996, elle cofonde une antenne de l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (AVLF) à Maroua, une ville du nord du pays[1],[2],[3],[4].

Le , à l'occasion de la journée internationale des femmes, elle est la première récipiendaire du prix Simone-Veil de la République française, qui lui est remis par le président Emmanuel Macron[5]. Elle déclare à cette occasion : « Ce que nous faisons tous les jours, c’est de redonner goût à la vie, de restaurer tous les pouvoirs que [les femmes] ont perdus [...] À toutes ces survivantes, les rescapées de Boko Haram, les femmes et les filles du monde entier, je dédie ce beau prix. »[4],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Suzanne Arcand, et Dominique Damant, Violences faites aux femmes, Presses de l'Université du Québec, (lire en ligne)
  2. « Cameroun. Femmes. Plaidoyer pour l'adoption d'une loi contre les violences faites aux femmes », Cameroun24,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « In the words of Aissa Doumara Ngatansou: “My own experience of discrimination inspired me to become the activist that I am today” », Global Solidarity,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Le premier prix Simone-Veil décerné à la Camerounaise Aissa Doumara Ngatansou », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Prix Simone-Veil: la Camerounaise Ngatansou auréolée », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  6. « Journée des femmes: Macron remet le premier prix Simone-Veil à une Camerounaise », Journal du Cameroun,‎ (lire en ligne)