Adrien Houngbédji
| Adrien Houngbédji | |
Adrien Houngbédji en mars 2019. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de l'Assemblée nationale du Bénin | |
| – (3 ans, 11 mois et 27 jours) |
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| Législature | 7e |
| Prédécesseur | Mathurin Nago |
| Successeur | Louis Vlavonou |
| – (3 ans, 11 mois et 27 jours) |
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| Législature | 3e |
| Prédécesseur | Bruno Amoussou |
| Successeur | Antoine Idji Kolawolé |
| – (2 mois et 11 jours) |
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| Législature | 2e |
| Successeur | Bruno Amoussou |
| – (4 ans, 2 mois et 11 jours) |
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| Législature | 1re |
| Successeur | Bruno Amoussou |
| Premier ministre du Bénin | |
| – (2 ans et 5 jours) |
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| Prédécesseur | Nicéphore Soglo (Indirectement) |
| Successeur | Pascal Koupaki (Indirectement) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Aplahoué (Colonie du Dahomey) |
| Nationalité | Béninoise |
| Parti politique | Parti du renouveau démocratique |
| Profession | Avocat |
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| Premiers ministres du Bénin | |
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Adrien Houngbédji, né le à Aplahoué au Bénin, est un homme d'Etat béninois, président-fondateur du Parti du renouveau démocratique (PRD). Il est premier ministre de 1996 à 1998, sous la présidence de Mathieu Kérékou, plusieurs fois candidat à l'élection présidentielle au Bénin puis trois fois président de l'Assemblée du Bénin.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origine et formation
[modifier | modifier le code]Adrien Houngbédji naît le à Aplahoué. Son père Alphonse, originaire de Porto-Novo, est agent des douanes, et sa mère Clémence da Costa[1] descend de deux lignées royales d’Abomey[2].
Il fait ses classes au lycée Victor-Ballot de Porto-Novo où il obtient son baccalauréat de philosophie en 1961[1],[2]. Il part ensuite étudier en France à l’École nationale de la France d'outre-mer. Il intègre l’École nationale de la magistrature française d'où il sort major de sa promotion en 1966 et décroche une thèse d’État en droit à la faculté de droit de Paris Panthéon-Sorbonne [1],[3].
Carrière juridique
[modifier | modifier le code]Il rentre en 1967 et exerce comme magistrat du tribunal de grande instance au tribunal de Cotonou où il devient ensuite procureur de la République. En 1968, il s’inscrit au barreau de la cour d'appel de Cotonou[1] et il dirige un important cabinet d’avocats[2].
En , il est arrêté et condamné à mort par un tribunal révolutionnaire pour avoir pris la défense d'un opposant au régime du Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB) dirigé par le général Mathieu Kérékou. Il s’évade de prison quelque temps après et s’exile pendant 15 ans en France, au Sénégal, puis au Gabon où il exerce de nouveau sa profession à la Cour suprême[2].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Rentré au Bénin en 1989 à l’occasion du changement politique et de la Conférence nationale dont il est l’un des promoteurs, il bénéficie de la loi d’amnistie de la Conférence nationale des forces vives de la nation en [1],[2].
En , il s'engage dans l'action politique et crée un parti, le Parti du renouveau démocratique (PRD) considéré depuis lors comme l'un des principaux animateurs de la vie politique nationale[4].
En , il est élu député, puis devient président de l'Assemblée nationale béninoise en [2].
En , il arrive à la troisième place aux élections présidentielles et est nommé Premier ministre[1], chargé de la coordination de l’action gouvernementale et des relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, par le président Mathieu Kérékou[2].
Il est réélu président de l'Assemblée nationale en 1999 poste qu'il occupe jusqu'en 2003, le mandat étant de quatre ans[5].
En , il est élu maire de Porto-Novo, succédant ainsi à Inès Aboh Houessou[1],[2].
En 2006, il perd les élections présidentielles face au président Boni Yayi. Il échoue une nouvelle fois aux élections de après avoir été désigné à l'unanimité comme le candidat unique de l'alliance politique de l’opposition « L’Union fait la Nation »[6].
En 2015, il est élu pour la troisième fois président de l'Assemblée nationale du Bénin, fonction qu'il exerce de 2015 à 2019 durant la 7e législature[7].À l'issue des élections législatives de 2019, il est remplacé par Louis Vlavonou[8], élu président de l'Assemblée nationale durant la 8e législature.
Au cours de ses deux précédents mandats de président de l'institution parlementaire, il est élu successivement président de l'Association internationale des parlements de langue française Assemblée parlementaire de la francophonie (AIPLF) et co-président de l'Assemblée parlementaire Afrique-Caraïbes-Pacifique-Union européenne (ACP-UE)[2].
Vie personnelle
[modifier | modifier le code]Adrien Houngbédji est marié et père de 7 enfants[2].
Distinctions
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Grand-croix de l'ordre national du Bénin
Commandeur de la Légion d'honneur (France)
Grand-croix de l'ordre de la Pléiade(Organisation internationale de la francophonie)- Médaille d'or du Forum de Crans Montana
En , il devient membre de l’Académie des sciences d’outre-mer[1].
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- A. V. Val'dman et M. M. Kozlovskaia, « [An experimental study of the spectrum of individual psychotropic activity of clozapine (Leponex)] », Zhurnal Nevropatologii I Psikhiatrii Imeni S.S. Korsakova (Moscow, Russia: 1952), vol. 75, no 11, , p. 1710–1717 (ISSN 0044-4588, PMID 1950, lire en ligne, consulté le )
- Emmanuel Kwaku Akyeampong et Henry Louis Gates, Dictionary of African biography, Oxford university press, (ISBN 978-0-19-538207-5)
- Michael Baer, « Erratum: “Topological effects due to conical intersections: A model study of two interacting conical intersections” [J. Chem. Phys. 111, 9493 (1999)] », The Journal of Chemical Physics, vol. 112, no 13, , p. 6089–6089 (ISSN 0021-9606 et 1089-7690, DOI 10.1063/1.481181, lire en ligne, consulté le )
- Dictionary of African biography, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-538207-5)
- Adrien Houngbédji, Le temps des semailles: 1960-1990, l'Archipel, coll. « La liberté au cœur », (ISBN 978-2-8098-2604-3)
- Adrien Houngbédji, Il n'y a de richesse que d'hommes, L'Archipel, (ISBN 978-2-84187-754-6)[9], .
- D'un Perchoir à l'autre, éditions de l'Archipel, .
- La Liberté au cœur, éditions de l'Archipel, .
Actions sociales
[modifier | modifier le code]Il crée le , avec sa fille Brigitte, la fondation Adrien Houngbédji pour le numérique et la jeunesse pour soutenir la promotion des Technologies de l'Information et de la Communication au Bénin[10].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Le Président », sur prdbenin.org (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Adrien HOUNGBEDJI (Président du Parti du renouveau Démocratique ) - aCotonou.com - Qui est qui? », sur www.acotonou.com (consulté le )
- ↑ Le Droit de la famille dans les coutumes du Bas-Dahomey (Goun et Fon), , 418 p. (présentation en ligne).
- ↑ Mawunyo Hermann Boko, « Au Bénin, Adrien Houngbédji rejette avec force la disparition de son parti »
, sur JeuneAfrique.com, (consulté le ) - ↑ Serge Ouitona, « Bénin : l’Assemblée nationale rend hommage à Adrien Houngbédji, figure du parlementarisme »
, sur Afrik, (consulté le ) - ↑ « Bénin : candidat malheureux, Adrien Houngbédji conteste l’élection de Boni Yayi »
, sur RFI, (consulté le ) - ↑ Pascal Toffodji, « Cérémonie d’hommage à l’Assemblée nationale : Me Adrien Houngbédji célébré à travers ses œuvres. - PRIME NEWS MONDE »
, sur Prime News, (consulté le ) - ↑ Cochimau S. Houngbadji, « Bénin: Louis Vlavonou succède à Me Adrien Houngbédji à la tête du Parlement », sur Bénin Web TV, (consulté le )
- ↑ Il n'y a de richesse que d'hommes, Paris, Archipel, , 239 p. (ISBN 2-84187-754-X, lire en ligne).
- ↑ « Fondation Adrien Houngbédji pour le Numérique et la jeunesse: pour la promotion des TIC au Bénin », sur La Nouvelle Tribune, (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Emmanuel V. Adjovi, Une élection libre en Afrique : la présidentielle du Bénin (1996), Karthala, Paris, 1998, 181 p. (ISBN 2-86537-835-7)
- Séverin Adjovi, Élection d'un chef d'État en Afrique, L'Harmattan, 2003, 262 p. (ISBN 9782296321861)
- (en) Mathurin C. Houngnikpo et Samuel Decalo, « Adrien Houngbédji », in Historical Dictionary of Benin, Rowman & Littlefield, 2012, p. 205-206 (ISBN 9780810871717)
- Philippe Hado et Alfred E. Opoubor, Boni Yayi, société civile et dynamique du changement au Bénin, L'Harmattan, 2007, 344 p. (ISBN 9782296172883)
