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Accord de Soldin

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Traité de Soldin
Description de cette image, également commentée ci-après
Possession des chevaliers Teutoniques en Pomérélie et au bord de la Baltique en 1309.
Signé
Soldin (Brandebourg)
Parties
Parties  Marche de Brandebourg Drapeau de l'Ordre Teutonique Ordre Teutonique
Signataires Valdemar de Brandebourg Heinrich von Plötzke

Le traité de Soldin (en allemand : Vertrag von Soldin), décidé entre le 6 et le , est un accord passé à Soldin (aujourd'hui Myślibórz) entre le margrave Valdemar de Brandebourg et l’ordre Teutonique concernant la vente des possessions territoriales sur la Poméranie orientale. En violation des droits seigneuriaux du royaume de Pologne, la plupart du territoire passait aux chevaliers Teutoniques.

Résidences des ducs de Poméranie.

Au XIIe siècle, deux duchés ont émergé sur le terrioire de la région de Poméranie sur la côte Baltique : le duché de Poméranie sous la suprématie des Griffon et le domaine du duc Sambor de Poméranie et ses descendants plus à l'est. Après la mort du dernier souverain des Samborides, Mestwin II en 1294, le duc Przemysł II de Grande-Pologne, couronné roi de Pologne en 1295, prend possession de la Poméranie orientale sur la base d'une accord de l'an 1282.

Après l'assassinat de Przemysł II l'année suivante, toutefois, une longue guerre de succession éclate. Dans ce contexte, le noveau duc Ladislas le Bref s'est assuré l'aide des chevaliers de l'ordre Teutonique pour empêcher les attaques du margrave Valdemar de Brandebourg sur la Poméranie orientale et la ville de Dantzig (Gdańsk). L'ordre a réussi à défendre la ville ; néanmoins, les chevaliers reprochèrent à Ladislas de ne pas tenir sa promesse de paiement et ont occupé Dantzig et les territoires affiliés. Afin de légitimer leurs conquêtes, ils ont racheté les prétentions du margrave brandebourgeois.

L’accord est signé à la ville de Soldin dans la Nouvelle-Marche et concerne les terres revendiqués par le margrave de Brandebourg qu’il cède aux chevaliers teutoniques pour la somme de dix mille marks d’argent. Le maître de Prusse, Heinrich von Plötzke se fait donc céder les villes de Dantzig, Schwetz et Dirschau, ainsi que leurs dépendances. Les chevaliers avec les terres acquises en Cujavie en obtiennent ainsi de larges bandes côtières et le port de Dantzig qui leur permet de commercer avec la Hanse.

Cette cession est négociée sous réserve que le pape et l’empereur du Saint-Empire romain la ratifient. L’empereur Henri VII le fait en 1311, sous le magistère du grand maître Siegfried von Feuchtwangen à qui Karl von Trier succéda. D’autre part, l’empereur inféode la Poméranie orientale à l’ordre. Les chevaliers vont donc se heurter au ressentiment des souverains polonais qui n’acceptent pas d’être coupés de la mer Baltique, avec pour résultat des longues guerres polono-teutoniques. Dans un premier temps, le roi Casimir III de Pologne décidé de s’incliner par le traité de Kalisz en 1343, non reconnu par le pape. Il renonça à la Poméranie orientale et en échange a récupéré les domaines de Cujavie et la terre de Dobrzyń.

Les chevaliers ont donc un large accès au commerce avec les autres villes portuaires sur la côte Baltique et avec le Saint-Empire. Cette année-là, ils déménagent leur siège de Venise à la forteresse teutonique de Marienbourg.

Bibliographie

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  • Henry Bogdan, Les chevaliers teutoniques, Paris, Perrin, (1re éd. 1995)

Liens internes

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