Étienne de Mornay

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Étienne de Mornay
Biographie
Décès
Formation
Ancienne université d'Orléans (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Étienne de Mornay, neveu de Pierre de Mornay, évêque d'Auxerre, né à une date inconnue et mort en 1332, était un conseiller des rois Philippe IV le Bel, Louis X, Charles IV et Philippe VI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous Philippe le Bel[modifier | modifier le code]

Clerc, Étienne de Mornay est un juriste formé à l'université d'Orléans. Il suit les traces de son oncle et siège au conseil "secret" de Philippe le Bel. Il est à l'époque l'un des seigneurs les plus riches et les plus puissants de France.

En 1314, il est le chancelier de Charles de Valois, le très ambitieux frère du roi, et dirige l'administration des possessions de ce prince.

Chancelier de Louis X[modifier | modifier le code]

Le 29 novembre 1314 Philippe le Bel meurt, laissant la couronne à son fils aîné Louis de Navarre, qui devient le roi Louis X. Ce dernier confie la conduite des affaires du royaume à son oncle le comte de Valois, ce qui permet à Étienne de Mornay de se rapprocher du pouvoir.

Le 1er janvier 1315 il est fait chancelier de France en lieu et place de Pierre de Latilly, soupçonné de malversations. L'une de ses premières taches est de siéger au sein de la commission chargée d'examiner le cas d'Enguerrand de Marigny, l'ancien premier ministre déchu de Philippe le Bel. Marigny est dans un premier temps exempté de tous soupçons avant d'être de nouveau attaqué, accusé de sorcellerie et condamné à mort. Malgré ses liens avec Charles de Valois, ennemi acharné de Marigny, le chancelier n'a semble-t-il pas été partisan de l'exécution du ministre.

La même année, il est nommé doyen de Saint-Martin, une charge prestigieuse. En mai 1315, Mornay est l'un des négociateurs du traité de réconciliation signé entre le roi Louis X et Louis de Nevers, l'héritier du comté de Flandre.

La disgrâce[modifier | modifier le code]

À la mort de Louis X le 5 juin 1316, Mornay perd la chancellerie au profit de Pierre d'Arrablay. Écarté du pouvoir sous Philippe V le Long, il est proche du frère cadet de celui-ci Charles de La Marche, dont il est peut-être le chancelier. En 1318, il est "établi à tenir"[1] le parlement de Chartres.

Maître des comptes de Charles le Bel[modifier | modifier le code]

La mort en 1322 de Philippe V et l'avènement au trône de son protecteur La Marche sous le nom de Charles IV permettent à Mornay de retrouver les allées du pouvoir. Six jours seulement après le décès de Philippe, il est nommé maître à la Chambre des comptes. Dans un premier temps, il siège peu dans cet organe car il accompagne le nouveau roi en déplacement et effectue une mission auprès du pape Jean XXII. Cette ambassade, qui a lieu vraisemblablement en mai 1322, a pour but d'obtenir l'annulation du mariage du roi avec Blanche de Bourgogne, convaincue d'adultère et enfermée à Château-Gaillard depuis 1314. La mission est un succès puisque le 18 mai Jean XXII prononce la dissolution du mariage royal.

Mornay reste maître de la Chambre des Comptes durant toute la durée du règne de Charles IV, mais les archives manquent pour connaître ses actions au cours de cette période.

Fin de carrière sous Philippe VI[modifier | modifier le code]

Sous Philippe VI de Valois, Mornay conserve les faveurs acquises sous le règne précédent. En 1330, il convoite vraisemblablement le siège épiscopal d'Auxerre. Bien qu'ayant le soutien de plusieurs cardinaux, l'hostilité d'une autres prélats de grande importance l'empêche d'assouvir son ambition.

En 1331, il est membre de la commission qui juge Robert III d'Artois pour usage de faux et sorcellerie.

Malade, l'ancien chancelier se retire ensuite en Berry. Il y meurt fin août 1332, peut-être le 31, et est inhumé dans l'abbaye de Fontmorigny.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Francis Guessard, Étienne de Mornay, chancelier de France sous Louis le Hutin, Bibliothèque de l'école des chartes, Volume 5, 1844, p. 373-396 Article en ligne sur Persée

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]