Groupe de Saint-Luc

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Le groupe de Saint-Luc est le nom donné par Alexandre Cingria (1879-1945) à un groupe d'artistes suisses, entre et . Il est aussi nommé groupe de Saint-Luc et de Saint-Maurice[1] ou le groupe romand de la Société de Saint-Luc[2].

Ils ont donné à l'art sacré un essor exceptionnel, associant tradition spirituelle et modernité[3].

Membres du groupe[modifier | modifier le code]

Alexandre Cingria, peintre, verrier, mosaïste et décorateur, cofondateur du groupe[4].

Fernand Dumas, architecte, fut membre à partir de 1927. Il construisit quinze églises en Suisse romande et en transforma des dizaines[5].

Jean-Louis Gampert, peintre, décorateur et costumier fut un des membres fondateurs. De 1923 à 1924, il a peint le mur du chœur de l'église de Corsier[6].

André Bordigoni, architecte, a construit l'église du Christ-Roi avec Alfred Chapatte à Lancy (1952).

Albert Chavaz, peintre, gaveur et affichiste, membre aussi de l'Ecole des Pâquis[7].

Historique[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Un groupe d'artistes dirigé par l'architecte Adolphe Guyonnet se réunit pour réaliser un ensemble décoratif de vitraux, mosaïque, peinture murale, sculpture et mobilier liturgique pour l'église de Saint-Paul, inaugurée en 1915 à Genève.

Les vitraux réalisés par l'atelier de verrerie de Marcel Poncet sont dus à Maurice Denis et Alexandre Cingria. Ils expriment toute la force d'un engagement artistique et spirituel qui conduira, en 1919, à la création du "Groupe de Saint-Luc"[8].

Fondation[modifier | modifier le code]

En 1919, Alexandre Cingria fonde à Genève le groupe de Saint-Luc, avec Jean-Louis Gampert, dans le but de renouveler l'art sacré[6].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1932  : Groupe romand de Saint-Luc
  • 1932  : Romanité
  • 1933  : Musée de l'Athénée
  • 1933  : Exposition de Noël (Dessins)
  • 1935  : 4e Salon de Romanité
  • 1935  : Groupe romand de Saint-Luc
  • 1938  : Musée Rath[9],[10]

Réalisations[11][modifier | modifier le code]

L'église de Lutry est emblématique du style du groupe[12]. Plusieurs dizaines de bâtiments religieux ont été construits ou rénovés en Suisse romande, à Berne et à Chamonix.

L'avis de la critique de l'époque[modifier | modifier le code]

Extraits de critiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Eglises (édifices) », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  2. « Paul Monnier > critiques », sur www.paul-monnier.ch (consulté le )
  3. « Dossier: Saint-Luc, ou le renouveau de l'art sacré en Suisse romande – Portail catholique suisse », sur cath.ch (consulté le )
  4. « Cingria, Alexandre », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  5. « Dumas, Fernand », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  6. a et b « Gampert, Jean-Louis », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  7. « Chavaz, Albert », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le )
  8. Verre et vitrail les cantons romands vous invitent Journées européennes du patrimoine, Genève, SRO Kundig, , 80 p., p. 40
  9. « Paul Monnier > la Société de Saint-Luc et le renouveau de l'art sacré », sur www.paul-monnier.ch (consulté le )
  10. Groupe romand de Saint-Luc: catalogue illustré de l'exposition internationale d'art sacré moderne, [Genève, Musée Rath], 1938, Musée Rath, (lire en ligne)
  11. « Les réalisations du Groupe – Portail catholique suisse », sur cath.ch (consulté le )
  12. « L'église de Lutry: joyau du Groupe de Saint-Luc – Portail catholique suisse », sur cath.ch (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]