Élections territoriales néo-calédoniennes de 1962

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Élections territoriales de 1962 eurent lieu le pour renouveler l'Assemblée territoriale de la Nouvelle-Calédonie, dissoute par le décret n° 62-252 du président de la République Charles de Gaulle pris en conseil des ministres le 9 mars précédent.

Contexte[modifier | modifier le code]

La tension est toujours vive au sein de la classe politique locale (un attentat contre le bâtiment de l'Assemblée territoriale a lieu le , sans faire de blessé ni de dégâts importants, et sans que les auteurs n'aient pu être identifiés). L'Union calédonienne a connu ses premières défections en 1960, avec la dissidence de l'essentiel des dirigeants de l'Association des indigènes calédoniens et loyaltiens français (AICLF), l'un des deux mouvements d'inspiration confessionnelle (protestante, en l'occurrence) de défense des droits des mélanésiens qui avaient abouti à la création de l'UC derrière le « député des Kanaks » Maurice Lenormand. Ainsi, lors du IVe Congrès du parti tenu à Nouméa dans la salle de cinéma Tropic du 4 au , le pasteur Raymond Charlemagne (véritable père spirituel de l'AICLF et autorité morale à l'UC), le vice-président du conseil de gouvernement Michel Kauma, le dirigeant de l'AICLF Doui Matayo Wetta, le conseiller territorial Kiolet Néa Galet ou encore Auguste Parawi-Reybas quittent le « parti à la Croix verte ». Pour les élections de 1962, ils forment des listes communes baptisées « Entente » avec l'UNR locale de Georges Chatenay, celui-ci s'étant détaché du Rassemblement calédonien (Rascal) qui avait uni la droite néo-calédonienne et anti-UC en 1958. Le Rascal du sénateur Henri Lafleur maintient des listes dans deux circonscriptions sur quatre : le sud et l'ouest.

Organisation du scrutin[modifier | modifier le code]

Le scrutin a lieu au suffrage universel direct, pour pourvoir pour un mandat de cinq ans à la proportionnelle de liste 30 sièges répartis en quatre circonscriptions :

  • sud : 10 sièges, 7 listes dont 3 principales (UC, Rascal et Entente),
  • ouest : 8 sièges, 3 listes (UC, Rascal et Entente),
  • est : 7 sièges, 2 listes (UC et Entente)
  • îles Loyauté : 5 sièges, 2 listes (UC et Entente).

Résultats[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'Union calédonienne conserve sa majorité de 18 sièges sur 30 et continue sa progression électorale à Nouméa et le sud, réussissant pour la première fois à y dépasser la droite locale en nombre de voix. Cette dernière gagne des voix toutefois dans l'est et des îles, notamment grâce au ralliement d'une AICLF très influente dans ces deux circonscriptions à fortes communautés protestantes. Antoine Griscelli est réélu président de l'Assemblée territoriale. Le nouveau conseil de gouvernement est élu le 29 avril et l'Union calédonienne y retrouve entièrement le contrôle qu'il avait perdu lors de la fronde de son vice-président Michel Kauma en 1960. Ses membres sont : Rock Pidjot (vice-président du conseil de gouvernement), Yann Céléné Uregeï, Pierre Gomez, Jean Hénin, Jean Le Borgne, Pouye Wakolo et Albert Satragne.

Élections partielles de la circonscription Sud[modifier | modifier le code]

Les élections dans la circonscription Sud sont annulées le par le conseil du contentieux administratif du Conseil d'État, saisi le 4 mai par Georges Chatenay. Des élections partielles sont donc organisées le 4 novembre suivant.

Résultats :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]