Église épiscopale réformée espagnole

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L'Église épiscopale réformée espagnole (en espagnol : Iglesia Española Reformada Episcopal) est une Église anglicane en Espagne. L’Église épiscopale réformée espagnole (IERE) est une église évangélique ; et, par sa tradition anglicane, elle est de pleine adhésion dans la Communion anglicane mondiale;

Elle a sa propre liturgie: Rite mozarabe, Liturgie Hispanique, ou wisigothique[1]. Elle conserve le système sacramentel (le Baptême, la Sainte Cène ou la communion Sainte, la confirmation, le mariage, etc.…). L’IERE est dans une pleine communion avec l'Église vieille-catholique et avec les Églises luthériennes Scandinaves dans la Communion de Porvoo. C’est une partie active de la fédération d’entités Religieuses Evangéliques de l’Espagne (FEREDE) ; il est de la même manière qu’un membre du Conseil œcuménique des Églises. C’est l'Église représentative de la Communion anglicane en Espagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’IERE a été organisée dans la deuxième moitié de XIXe siècle par ceux qui désiraient réformer le catholicisme en vertu des principes de la Réforme.

Depuis 1980, l'Église est devenue un diocèse extraprovincial sous l’autorité métropolitaine de l'Archevêque de Cantorbéry.

Liturgie[modifier | modifier le code]

L'Église épiscopale réformée espagnole utilise une variante du Rite mozarabe, qui a été la liturgie ancienne employée par l’église chrétienne à l’époque du domaine wisigoth. Héritière directe de la liturgie wisigoth, cette liturgie est influencée à la fois par le christianisme oriental, par la liturgie romaine et quelques traditions musulmanes. Le rite présente de notables différences avec le rite romain. Ainsi lors de la messe, neuf oraison sont récitées, trois passages des Evangiles sont lus et la communion se fait systématiquement sous les deux espèces. Le chant liturgique est très spécifique. Il a été promulgué par le IVe concile de Tolède, présidé par saint Isidore de Séville, en 633. Il est une des manières de célébrer l’Eucharistie, les sacrements et l’office divin dans la catholicité occidentale[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

L’IERE a un gouvernement démocratique parlementaire ou synodique. Le synode est la plus haute autorité dans la structure de l’église, il est composé des laïcs et des clergés. Les paroisses sont représentées par un ecclésiastique et un laïc. Le synode choisit la commission permanente, l’organe qui gouverne entre les séances synodiques annuelles. L’IERE, n’est pas une église avec gouvernement épiscopal, comme l’église catholique, mais c’est une église synodique gouvernée par un évêque en synode. C’est-à-dire, le synode sans l’évêque ne peut rien faire et, à son tour, l’évêque ne peut rien faire sans le synode.

L’IERE est divisée en trois zones :

  • Catalogne, Levant et îles Baléares
  • Andalousie et Canaries
  • Centre et Nord

Il y a des paroisses appartenant à l’IERE à Salamanque, à Valence, à Barcelone, à Valladolid, à Séville, à Oviedo, à Tarragone, en Murcie, à Alicante et à Madrid. Il y a 22 paroisses et 21 ecclésiastiques, l’un deux une femme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. *Liturgie de l’Église épiscopale réformée espagnole (1954)
  2. Capítulo III. Algunas Características de la Iglesia Española entre los siglos I y V, Lopez-Lozano, C. (1991) Precedentes de la Iglesia Española Reformada Episcopal, Madrid: IERE. (ISBN 84-404-8724-X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]