Économie des comics

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Les comics, bien qu'étant une forme artistique, se sont dès leur origine inséré dans un modèle économique. L'économie des comics met en présence plusieurs acteurs (auteurs, éditeurs, distributeurs et vendeurs) et se présente sous plusieurs aspects (le circuit de production, les coûts et recettes, les liens avec d'autres domaines de la culture, etc.)

Le circuit de production[modifier | modifier le code]

La bande dessinée américaine s'est développée avec l'apparition des comic strips dans les journaux. Le rôle des éditeurs a donc été prépondérant puisque les artistes n'avaient que ce moyen de diffusion. Lorsqu'est apparu le comic book, les auteurs ont continué à être soumis aux volontés des éditeurs qui se sont emparés des droits sur les créations des artistes (Superman appartient à DC Comics et non à Joe Shuster et Jerry Siegel). Par ailleurs la création de comics mensuels pouvant à l'origine contenir une centaine de pages a entraîné la spécialisation des artistes.

Les auteurs[modifier | modifier le code]

Chez les grands éditeurs le travail artistique est divisé. On peut trouver un ou deux scénaristes (l'un proposant l'idée générale, l'autre se chargeant de développer le scénario), un dessinateur, un encreur, un directeur de la publication (parfois aidé d'un directeur adjoint), un responsable éditorial, un dessinateur et un encreur de couverture. Chez les auteurs indépendants, le travail est celui d'une seule personne parfois épaulé par un directeur de publication).

L'édition[modifier | modifier le code]

La diffusion et la distribution[modifier | modifier le code]

Vente et lectorat[modifier | modifier le code]

À l'origine les comics étaient vendus par des marchands de journaux puis sont apparus et se sont développés les magasins spécialisés. De nos jours, on assiste à l'essor de la vente de comics numérisés.

Depuis l'essor des comics indépendant, les lectrices de comics, toujours moins nombreuses que les hommes, préfèrent lire ce genre de comics plutôt que ceux diffusés par les grandes maisons d'édition, comme Marvel Comics ou DC Comics qui proposent essentiellement des histoires de super-héros dans lesquels les personnages féminins sont caricaturaux, dessinés pour satisfaire les fantasmes des jeunes lecteurs[1].

Aspects financiers[modifier | modifier le code]

Les coûts et les recettes[modifier | modifier le code]

Les ventes[modifier | modifier le code]

Les comics ont longtemps connu une très grande diffusion avec des chiffres de vente atteignant le million d'exemplaires. Depuis les années 1970, les ventes diminuent.

La publicité[modifier | modifier le code]

Un moyen pour gagner de l'argent a été de proposer des pages à des publicités. Celles-ci peuvent prendre une page complète ou une demi-page. Parfois des super-héros sont utilisés pour faire la promotion de produits. Ainsi, l'entreprise Hostess qui produit des bonbons aux fruits a utilisé de nombreux héros de Marvel ou DC pour promouvoir ces friandises[2] créant si nécessaire des super-vilains comme Hotshot qui combat Spider-Man[3] ou Icemaster qui lutte contre la Torche humaine[4].

Les produits dérivés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Trina Robbins, « Gender Differences in Comics », Image & Narrative, no 4,‎ (lire en ligne, consulté le 13 avril 2015)
  2. (en) Seanbaby, « The Hostess page », sur www.seanbaby.com (consulté le 2 mai 2013)
  3. (en) John Kaminski, « Hotshot (Hostess ad, Spider-Man Foe) », sur www.marvunapp.com, Jeff Christiansen, (consulté le 2 mai 2013)
  4. (en) Omar Karindu, « Icemaster (Hostess ad, Human Torch, Thunderbolts Foe) », sur www.marvunapp.com, Jeff Christiansen, (consulté le 18 novembre 2012)