Vol 2553 Austral Líneas Aéreas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vol 2553 Austral Líneas Aéreas
Un McDonnell Douglas semblable à celui qui s'est écrasé
Un McDonnell Douglas semblable à celui qui s'est écrasé
Caractéristiques de l'accident
Date 10 octobre 1997
Phase Vol
Type erreur de pilotage due à un défaut sur un instrument
Site Fray Bentos (Uruguay)
Passagers 69
Membres d'équipage 5
Morts 74
Blessés 0
Survivants aucun
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareil McDonnell Douglas DC-9-32
Compagnie Austral Líneas Aéreas
Nº d'identification numéro
immatriculation : LV-WEG
Localisation
Coordonnées 33° 01′ 18″ S 57° 49′ 19″ O / -33.021667, -57.82194433° 01′ 18″ Sud 57° 49′ 19″ Ouest / -33.021667, -57.821944  

Géolocalisation sur la carte : Uruguay (administrative)

(Voir situation sur carte : Uruguay (administrative))
Vol 2553 Austral Líneas Aéreas

Le vol 2553 Austral Líneas Aéreas, aussi connu sous le nom Austral 2553, désigne un vol régulier de la compagnie Austral Líneas Aéreas, pour lequel un avion McDonnell Douglas DC-9-32[1] immatriculé LV-WEG[2]; s'est écrasé à Fray Bentos (Uruguay) le 10 octobre 1997. Les 74 personnes à bord ont été tuées sur le coup[3].

L'accident[modifier | modifier le code]

L'avion provenait de aéroport Général José de San Martín (en), Posadas (Argentine) et se dirigeait vers l'Aeroparque Jorge Newbery de Buenos Aires (Argentine). Il se détourna vers Fray Bentos afin d'éviter un orage. L'examen des boîtes noires a révélé que peu après que l'avion se soit dérouté de sa route prévue, sa vitesse a commencé à diminuer à des niveaux alarmants. Les pilotes ont de façon répétée augmenté la puissance des turbines dans l'espoir de rétablir une vitesse suffisante. N'arrivant pas à rétablir leur vitesse, les pilotes ont alors contacté la tour de contrôle de l'aéroport international Ezeiza et demandé l'autorisation de descendre à une altitude inférieure.

En l'absence de réponse de la tour de contrôle, les pilotes ont activé les volets hypersustentateurs de façon à maintenir leur altitude tout en diminuant la vitesse de décrochage. Lors du déploiement des volets, l'un d'eux fut endommagé et causa une asymétrie catastrophique dans l'écoulement d'air autour des ailes. L'avion est immédiatement devenu incontrôlable et s'est écrasé.

D'après l'enquête menée par la Fuerza Aérea Argentina et la Fuerza Aérea Uruguaya (es), le tube de Pitot (principal instrument permettant la mesure de la vitesse de l'appareil) a été pris dans le givre alors que l'avion traversait un nuage, bloquant l'instrument et indiquant ainsi une vitesse plus faible que la vitesse réelle de l'appareil. De plus, l'alarme destinée à signaler un problème de l'instrument ne s'est pas déclenchée. Pensant que l'appareil volait à une vitesse dangereusement faible, les pilotes ont augmenté la puissance des réacteurs. Cela entraîna le dépassement de la vitesse maximale en croisière et, en particulier, le dépassement de la vitesse maximale permettant le déploiement des volets hypersustentateurs. La force du flux d'air à cette vitesse endommagea les volets, entraînant l'impossibilité de contrôler l'avion, qui plongea du nez. Pendant la descente, la boîte noire enregistra un passage de 300 à 800 km/h en trois secondes, ce qui pourrait être lié à un dégivrage du tube de Pitot. Les spécialistes ont calculé que l'avion s'est écrasé verticalement à la vitesse de 1 200 km/h, laissant un cratère d'impact de 70 mètres de diamètre et de 10 mètres de profondeur[4].

Le film Fuerza Aérea Sociedad Anónima (en) de l'ancien pilote Enrique Piñeyro (en) revient sur la principale cause de cet accident.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]