Transferrine

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La transferrine ou sidérophiline est une bêta globuline, de poids moléculaire 76 kDa, synthétisée par le foie; elle est constituée d'une seule chaîne polypeptidique porteuses de 2 sites de captation du fer, à raison de 2 atomes de fer par molécule de transferrine. La fonction de la transferrine est le transport du fer de l'intestin vers les réserves hépatiques et vers les réticulocytes.

L’ovotransferrine est la transferrine principale de l'albumen de l'œuf et était appelée autrefois conalbumine[1].

Chez le sujet normal, la totalité du fer sérique, 100 microgrammes (microgr.) par 100 ml de sérum, est fixée sur la transferrine. Cette quantité de fer ne représente qu'un tiers de la capacité de transport de la protéine. La transferrine est présente dans le sérum d'un sujet normal à une concentration de 200 à 300 mg par 100 ml et la quantité de fer qu'elle peut fixer à pleine saturation est de l'ordre de 360 microgr.. Les variations de concentration de la transferrine sont assez parallèles à celles de l'albumine. Comme cette dernière, la transferrine diminue en cas d'insuffisance hépatique, au cours des réactions inflammatoires aiguës et dans le syndrome néphrotique.

Les fluctuations de la concentration de la transferrine sérique et de sa saturation en fer, sont intimement liées au rôle qu'elle joue dans le métabolisme du fer.

a) Dans tous les états caractérisés par un déficit des réserves en fer, état de besoin en fer, la concentration de la transferrine s'élève dans le sérum, sa saturation en fer diminue, et le fer sérique est bas. Cette triade se retrouve dans les anémies ferriprives, les suites d'une hémorragie, le dernier trimestre de la grossesse, les premières années de la vie où la croissance exige beaucoup de fer.

b) Par contre, dans tous les états où l'organisme dispose d'un excès de fer de réserve, le taux de transferrine tend à s'abaisser; sa saturation en fer est presque complète, et en conséquence, le taux du fer sérique est élevé, de l'ordre de 250 à 300 microgr. par 100 ml de sérum. Ces caractéristiques se retrouvent dans les syndromes hémolytiques, l'excès de transfusions, les anémies réfractaires au fer ou sidéro-achrestiques et l'hémochromatose idiopathique. Dans cette dernière affection, la résorption intestinale du fer est excessive et le fer est stocké sous forme de ferritine dans le foie et le Système Réticulo-Endothélial (S.R.E.).

VN de la transferrine = 200 - 300 mg/100 mL.

La saturation de la transferrine chez un individu sain est de 30 %, mais peux grimper à 50% (voir plus) chez des individus atteints, par exemple, d'hémochromatose, ou d'autres pathologies modifiant la protéine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Nau, Catherine Guérin-Dubiard, Florence Baron, Jean-Louis Thapon, Science et technologie de l'œuf : Volume 2, De l'œuf aux ovoproduits, Lavoisier,‎ 2010 (lire en ligne), p. 40

Voir aussi[modifier | modifier le code]