Traité de Shimoda

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Évolutions de la frontière russo-japonaises. On voit la limite fixée par le traité de Shimoda en 1855.

Le Traité de Shimoda ou en japonais le Traité d'amitié russo-japonais (日露和親条約, Nichi-Ro washin jōyaku?), appelé également Traité de paix et d'amitié, est le premier traité entre le Japon et l'Empire russe. Il est signé au temple Chōraku-ji dans la ville de Shimoda (Japon) le 7 février 1855 par le vice-amiral russe Ievfimy Vassilievitch Poutiatine (Evfimii Vasilievitch Putiatin) et les représentants du Bakufu, Toshiakira Kawaji et Masanori Tsutsui[1].

Il est élaboré sur le modèle du Traité de Kanagawa, signé entre les États-Unis et le Japon, mais il inclut une clause de délimitation des frontières[2].

Il a défini la frontière entre les deux pays comme passant par le détroit de Vries entre les îles d’Iturup et d’Ouroup dans les îles Kouriles, tandis que Sakhaline devient une possession commune. Un autre aspect du traité ordonne l’ouverture des trois ports japonais de Nagasaki, Shimoda et Hakodate à la flotte russe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) "150th Anniversary of the Establishment of Diplomatic Relations between Japan and Russia" sur le site du Ministère des Affaires Étrangères japonais
  2. (fr) Article Nichi-Ro washin jōyaku in Dictionnaire historique du Japon, vol. 2, pp. 2009-2010