Tour Odéon

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Tour Odéon
Illustration.
Géographie
Pays Drapeau de Monaco Monaco
Ville Monaco
Quartier La Rousse-Saint-Roman
Coordonnées 43° 44′ 53″ N 7° 25′ 50″ E / 43.747992, 7.430653 ()43° 44′ 53″ Nord 7° 25′ 50″ Est / 43.747992, 7.430653 ()  
Histoire
Architecte(s) Alexandre Giraldi
Ingénieur(s) SNC Lavalin (Bureau d'étude technique)
Développeur(s) Vinci Construction France
Construction 2009-2014
Statut En construction
Usage(s) Bureaux, résidentiel (privé/domanial), commercial
Architecture
Hauteur du toit 170 m
Nombre d'étages 49 et 47
Superficie 50 000 m2
Administration
Occupant(s) commerces, logements public/privé
Propriétaire(s) SCI Odéon
Géolocalisation

Géolocalisation sur la carte : Monaco

(Voir situation sur carte : Monaco)
Tour Odéon

La Tour Odéon est un double gratte-ciel de 170 mètres de haut (177 logements domaniaux, 82 appartements privés, 10 sous-sols, 543 places de parking) sur 49 étages, actuellement en construction[1] dans le quartier de l'Annonciade à Monaco, marquant le retour de la construction de grande hauteur dans le territoire exigu de la principauté. Avec 170 mètres de hauteur, la tour sera la plus haute construction de Monaco[2].

Outre des commerces et bureaux, 177 "logements domaniaux" sont réservés à la population monégasque à des loyers préférentiels, alors que les derniers étages pourront être achetés ou loués par des propriétaires plus riches (82 appartements, duplex et penthouses de grand luxe)[3]. La tour recèle en 2014 l'appartement le plus cher du monde, un penthouse de 3 300 m2 mètres carrés sur cinq niveaux avec piscine à toboggan, fitness et dont le prix de vente atteint 300 millions d'euros. Une salle de fitness, plusieurs spa et piscines, un hammam, un sauna et des services de luxe (limousine, salle de cinéma) sont accessibles à partir d'un écran tactile situé dans tous les appartements[4].

La tour, imaginée et promue par la famille Marzocco, présente deux ailes asymétriques, reliées par un noyau central qui contient les six cages d'ascenseurs et de monte-charges ainsi que les escaliers. Ces deux ailes, de hauteur différente, sont posées sur un socle de six niveaux[3].

Dans le cadre d'affaires de corruption liées à la construction de cette tour dont le budget est estimé à 500 millions d'euros, les promoteurs Paolo et Claudio Marzocco, le sénateur-maire René Vestri et le maire de Beausoleil Gérard Spinelli sont mis en examen[5].

Genèse[modifier | modifier le code]

Le prince Rainier III avait décidé de mettre un terme à la construction d'immeubles de grande hauteur à Monaco, suite à des développements architecturaux discutables. Mais avec l'abandon des projets d'extension en mer en 2008 par son successeur, le prince Albert II, et avec la recrudescence du manque de terrain constructible, de nouveaux projets de gratte-ciel voient le jour. Il était ainsi prévu dès 2009 la construction d'une grande tour, ainsi que la construction potentielle de tours de moins de 40 étages dont les dessins auraient été soigneusement validés par le département de l'urbanisme de Monaco ainsi que par le Prince Souverain[6].

La construction d'une tour unique a finalement été votée par le parlement monégasque (le Conseil National) le 12 février[7].

Usage[modifier | modifier le code]

La tour est destinée à un usage triple : commercial (étages inférieurs), bureaux, logements.

Une partie des logements entrera au domaine de l'État Monégasque, destinés à devenir des logements domaniaux (logements réservés notamment à l'usage des citoyens de nationalité monégasque et attribués par l'État à des loyers préférentiels). L'immeuble sera composé de[8]:

  • 177[9] logements domaniaux
  • 82 appartements privés du 2 pièces au 7 pièces dont:
    • 2 Sky Duplex d'environ 1 200 m2 chacun
    • 1 Sky Penthouse d'environ 3 300 m2 sur 5 étages
  • 543 places de stationnement
  • Environ 4 400 m2 de bureaux
  • Environ 2 000 m2 dédiés aux services.

Étapes de la construction[modifier | modifier le code]

Afin de libérer les terrains nécessaires, un collège avoisinant, le Collège Charles III de Monaco, subit des modifications. Une des cours de récréation, située derrière le bâtiment et en partie sur les terrains à bâtir, est déplacée sur le toit. L'édifice, s'élevant déjà sur 7 étages, se voit donc surélevé d'un étage[10].

Étape symbolique dans un État fortement imprégné par la religion catholique (conformément à sa constitution), un prêtre bénit le début du chantier, marquant le début officiel des travaux de construction[11],[12].

Débuts des travaux de gros œuvre[réf. nécessaire]

Fin des travaux de terrassement, soutènement et fondations[réf. nécessaire]

Achèvement de la dalle du rez-de-chaussée.[réf. nécessaire]

Achèvement de la dalle du 25e étage.[réf. nécessaire]

Fin prévue des travaux de gros œuvre.[réf. nécessaire]

Date de livraison prévisionnelle.

Climatisation[modifier | modifier le code]

[3] Cette tour (la plus haute de la Principauté de Monaco, et de France abritant des habitations) s'élève dans un environnement densément construit et qui peut être chaud en été. Le risque sismique et de glissements de terrain (sous-sol marno-calcaire) a nécessité d'importantes fondations ; « 40 mètres ont été creusés dans la montagne » et les fondations s'enfoncent à 42 m[3]. Connectées aux systèmes de pompes à chaleur, de climatisation thermo-frigorifique et de production d'eau chaude sanitaire à 60 °C, ces fondations intégrant des échangeurs thermiques (« sondes thermiques » constituées de « 17 km de tubes répartis dans la centaine de barrettes »[3]) servent aussi de puits géothermique en évacuant dans le sol une partie de la chaleur du bâtiment en été pour l'y récupérer en hiver. Si le sol ne suffit pas à dissiper la chaleur d'été, des batteries d'aéro-ventilateurs situées sur le côté du bâtiment démarrent automatiquement[3].

Un autre système gère la moitié supérieure de la tour, situé en terrasse technique et basé sur une double pompe à chaleur air-eau (2 x 600 kW) et un groupe froid (500 kW) ; un système de "désurchauffeurs" récupérant les calories pour l'eau chaude sanitaire des appartements. Plus de 1.000 ventilo-convecteurs engainés dans les faux plafond répartissent les flux[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cédric Verany, Annonciade : feu vert pour la plus haute tour de Monaco, Maville.com, 14 février 2009
  2. Stephane Gaultier, La Tour Odéon: Un paradis du luxe dans le ciel monégasque, Le blog finance, 15 mai 2013
  3. a, b, c, d, e, f et g Bati Actu (2013), Tour Odéon : la tête dans les nuages et les pieds au frais 2013-07-08, consulté 2013-07-08
  4. Caroline Piquet, « Monaco : visitez l'appartement le plus cher du monde », sur lci.tf1.fr,‎ 28 mars 2013
  5. Audrey Le Guellec, « Affaire de la Tour Odéon à Monaco : deux promoteurs mis en examen », sur lci.tf1.fr,‎ 22 février 2012
  6. Pierre Hillion, Monaco - Grands travaux : le Monaco du futur est sur les rails, Maville.com, 24 juillet 2008
  7. « http://www.conseil-national.mc/loidetail.php?cat=1&etat=1&ind=163 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Conseil-national.mc
  8. « Le Conseil National veut plus d'appartement », Nice Matin, 5 septembre 2008
  9. Entre 70 000 et 100 000 euros le mètre carré dans les étages privés
  10. Charles-III : une cour de récré sur le toit en deux mois !, Maville.com, 8 août 2009
  11. La construction de la Tour Odéon a démarré, Nice-Matin, 11 novembre 2009
  12. (en) Work starts on Odeon skyscraper, Riviera Times, 12 novembre 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]