Toucher vaginal

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Le toucher vaginal est un geste médical permettant d'explorer l'appareil génital féminin par le toucher.

Cet examen est couramment pratiqué par le médecin généraliste, le gynécologue, la sage-femme ou l'obstétricien. Il est normalement indolore. Les "touchers vaginaux répétés ou fréquents, spécialement par plusieurs dispensateurs de soins" sont considérées par l'OMS comme une pratique fréquemment utilisée à tort[1].

Technique[modifier | modifier le code]

Examen pelvien.

Il consiste habituellement en l'introduction dans le vagin de l'index et du majeur munis d'un doigtier à usage unique.

Il est fréquent de compléter ce toucher par une palpation abdominale de l'autre main, afin d'apprécier la taille et la position de l'utérus.

Chez la femme vierge, lorsque ce n'est pas indispensable, il est possible d'éviter la défloration médicale en remplaçant le toucher vaginal par un toucher rectal.

Dans certains cas, on pratique un toucher bidigital combiné (un doigt dans le vagin et l'autre dans le rectum) afin d'examiner la cloison recto-vaginale.

Résultats[modifier | modifier le code]

Le toucher vaginal permet d'examiner :

  • l'utérus :
    • le col : longueur, position, consistance et dilatation.
    • le corps : dimensions, inclinaison (antéversion, rétroversion).
  • les annexes : les trompes et les ovaires.

Chez la femme nullipare, le col de l'utérus a un contact cartilagineux, une consistance ferme/élastique et son orifice est punctiforme. Chez la femme primi/multipare, le col a un contact mou, l'exocol est déchiqueté et présente une lèvre supérieure et une inférieure ainsi que des incisures latérale à gauche et à droite.

Dans le cadre de l'accouchement, il permet d'apprécier la dilatation du col de l'utérus pour suivre la progression du travail et prévoir le moment de l'accouchement.

Formation au toucher vaginal[modifier | modifier le code]

Le formation au toucher vaginal sur des femmes endormies pose le problème du consentement des patientes[2]. En France, comme le note Bénédicte Bévière, « à la lecture des dispositions légales, les informations données sur l’intervention doivent être claires, précises, suffisantes, appropriées pour permettre à la personne de donner un consentement 'éclairé' »[2]. Il ne suffit pas que les patientes soient informées que des externes et des internes seront présents lors de l’intervention, mais aussi des types d'examens que ces derniers pourront pratiquer [3] : « Le consentement doit porter non seulement sur la présence de l’externe mais aussi sur les actes qu’il réalise », mais « en pratique, il est compliqué pour les praticiens de détailler chaque acte »[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alternatives pour une naissance respectée « L'avis de l'OMS ».
  2. a, b et c Lorriaux, Aude « Touchers vaginaux sur patientes endormies : un tabou à l'hôpital ? », Metronews, 2 février 2015, mise à jour 5 février 2015.
  3. a et b Haroche, Aurélie « Apprentissage du toucher vaginal sur patientes endormies : le nouveau scandale ? », JIM, 3 février 2015.

http://www.alternatives.be/oms.htm

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]