Tarentule
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2009).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Le mot tarentule désigne une araignée mythique de la province de Tarente en Italie, dont le nom scientifique est Lycosa tarantula.
Sommaire |
Tarentule et tarentelle[modifier]
La Tarentule était supposée plonger sa victime dans un profond état de léthargie qui conduisait à la mort : le tarentisme ou tarentulisme. Le seul remède connu était d'organiser des danses très rapides, à laquelle participait tout le village de la victime, afin de dissiper les effets du venin. De là, la célèbre danse de la tarentelle trouve son origine traditionnelle.
Les scientifiques ont étudié la faune de cette région et une seule araignée pourrait être en cause : Lycosa tarantula (Linnaeus 1758) appartenant à la famille des araignées-loups (Lycosidae).
Cette lycose est de grande taille, du moins pour une araignée, mais sa morsure ne paraît pas très dangereuse, juste un peu douloureuse. En tout cas, danser ne constitue certainement pas un remède à sa morsure.
On analyse ce mythe aujourd'hui de la façon suivante : au cours du XVIIe siècle, la religion interdisait la danse et la musique païenne. La construction d'une thérapie de groupe permettait de s'adonner à la fête en contournant les interdits.
Faux-amis[modifier]
Les anglophones nomment tarantula les araignées que les francophones nomment mygale. Souvent, dans des livres de vulgarisation ou des documentaires audiovisuels, on voit le mot tarantula associé au mot de tarentule.
Il existe aussi un genre de geckos : Tarentola, dont une espèce est appelée Tarente.
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
- Tarentisme
- Tarentelle
- La Tarentule, ballet de Jean Coralli,
Orientation bibliographique[modifier]
- Zvonimir Maretic et Drago Leber,« Lycosa tarentula in fact and fiction », C.R. IVe Congrès international d’Arachnologie (Paris), 1969, p. 260-266.
- Ernesto de Martino, La Terre du remords, éd. Synthélabo, collection « Les Empêcheurs de penser en rond », Le Plessis-Robinson, 1999, 494 p. (ISBN 2-84324-074-3)
-
- Il s'agit d'une étude classique, entreprise à la fin des années 1960, du phénomène du tarentulisme dans le sud de l'Italie (région de Lecce). Cette recherche est considérée comme l'une des premières études d'ethnopsychiatrie.