Simca 1000

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Simca 1000
Simca 1000

Marque Drapeau : France Simca
Années de production 1961 - 1978
Production 1 949 407[1] exemplaires
Classe Citadine
Usine(s) d’assemblage Poissy (France), Villaverde (Espagne), Maroc.
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Arrière, 4 cylindres en ligne
Position du moteur Arrière
Cylindrée 777 cm3
944 cm3
1 118 cm3
1 204 cm3
1 294 cm3
Puissance maximale de 36 à 103 ch
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses manuelle 4 rapports
semi-auto 3 rapports
Poids et performances
Poids à vide 720 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline tricorps, 4 portes
Suspensions Ressorts hélicoïdaux à l'arrière et à lames à l'avant
Freins Hydraulique à tambours sur les 4 roues
Dimensions
Longueur 3 797 mm
Largeur 1 485 mm
Hauteur 1 390 mm
Chronologie des modèles
Précédent Simca 6 Talbot Samba Suivant

La Simca 1000 est une automobile qui est passée, depuis son lancement en octobre 1961, du rôle de véhicule modeste à celui d'une sportive capable de lutter efficacement contre les Porsche 911 dans les courses de côte, et ce bien après sa longue période de fabrication. La Simca 1000 arriva à point pour conforter la marque de Poissy dans son rang de second constructeur français.

Mise en chantier en 1957 par Henri Théodore Pigozzi, patron de Simca, cette petite voiture économique est issue des suites de la crise de l'énergie consécutive à la nationalisation du canal de Suez en 1956.

Elle a une carrosserie carrée et classique à trois volumes, qui se positionne sous l'Aronde P60, est une « tout à l'arrière » dotée d'une suspension à quatre roues indépendantes (ressorts hélicoïdaux à l'arrière et à lames à l'avant) et d'un moteur quatre cylindres longitudinal en porte-à-faux arrière avec une boîte à quatre vitesses synchronisées (licence Porsche). Ce fut la dernière voiture à recevoir la contribution du bureau d'études Fiat pour sa conception très proche de la Fiat 850 et reprenant la suspension de la Fiat 600.

Lancée la même année que deux autres petites voitures françaises, la Citroën Ami 6 et la Renault 4, elle concurrença principalement la Renault Dauphine puis la Renault 8, toutes deux à moteur arrière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de sa présentation au Salon de Paris du 4 octobre 1961, la Simca 1000 obtint le Grand Prix de l’Art et de l’Industrie pour sa ligne élégante due au styliste turinois Mario Revelli de Beaumont[2]. En mars 1962, un joli coupé 1000 dessiné par Bertone en sera dérivée, il prendra une allure nettement plus sportive à partir de juin 1967 en devenant 1200 S.

En septembre 1962, la puissance du moteur passe de 36 à 39 ch DIN, tandis que l'ancien groupe est récupéré par la 900[2], nouvelle version bas de gamme de la 1000, et qu'apparaît en 1963-64 brièvement une 900 C de 39 ch[2].

Pour les modèles 1963, une 1000 Luxe est lancée[2], remplacée un an plus tard par la 1000 GL équipée du moteur 42 ch DIN du coupé[3].

Pour 1965, la 1000 GLS bénéficie de sièges couchette[4] tandis qu'apparaît une 1000 GLA à boîte semi-automatique trois rapports Ferodo, qui cède la place une année plus tard à l'option semi-auto sur les GL et GLS[4].

Pour 1966, la 900 devient 1000 L et la 1000, 1000 LS[4]. La nouvelle planche de bord adopte un compteur de vitesses horizontal et les vitres de portière avant s'équipent d'un déflecteur (GL et GLS) puis une 1000 Commerciale dépouillée apparait brièvement pour 1967[4].

Pour 1968, un moteur dérivé de la Simca 1100 (moteur Poissy) fait son apparition en 39 ch pour la L/LS et 42 ch pour la GL/GLS.

La Simca 1000 est profondément modifiée pour 1969 : la direction à vis et galet longtemps critiquée devient à crémaillère[4], ensuite l'avant est revu avec des phares plus gros, une nouvelle calandre et des clignotants débordants, enfin à l'arrière des feux agrandis et carrés remplacent les précédents de forme ronde. La nouvelle gamme se constitue alors de l'économique Sim'4 (pour 4 CV), la 1000 (5 CV) et la 1000 Spécial (1 118 cm3 et 6 CV) qui remplace les 1000 GL et GLS. Un an plus tard, 2 ch s'ajoutent aux Sim'4 et 1000, 4 ch à la Spécial.

À partir de 1970, la marque développera les versions sportives 1000 Rallye, Rallye 1, Rallye 2 et Rallye 3 à partir de la 1000 Spécial puis la 1000 sera rescindée en versions LS et GL.

Pour 1972, la GLS réapparaît[4] avec une boîte de vitesses manuelle (6 CV) ou avec la boîte de vitesses semi-automatique (5 CV).

Toutes les Simca 1000 héritent d'un carrossage négatif des roues arrière de type 1000 Rallye 1 (roues en V inversé) pour 1973 et d'un tableau de bord à cadrans ronds pour 1975[4].

Pour 1976, La GLS 6 CV et Spécial 7 CV deviennent des SR[4]. Un an plus tard, la 1000 adopte des phares rectangulaires avec grande calandre noire sous un capot plat tandis que la gamme se simplifie autour de la 1005 LS (944 cm3), la 1006 GLS (1 118 cm3), la Rallye 1 et la Rallye 2 bientôt suivie par la Rallye 3[4].

En mai 1978, la production s'arrête au compteur 1 949 407[4]. La Simca 1000, qui est la dernière voiture française à moteur arrière, attendra 1981 pour être remplacée par la Talbot Samba.

Par ailleurs, les Chevaliers du Fiel ont sorti en 1996 une chanson humoristique à propos de la Simca 1000.

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Avis[5][modifier | modifier le code]

La Simca 1000 est plutôt à l'aise en ville avec une direction d'une (trop) grande légèreté et un moteur souple. Malgré son gabarit, qui la rend très agile dans la circulation urbaine, de nombreuses familles l'utiliseront sur de grands trajets ! On verra aussi beaucoup la petite Simca dans sa version Auto-école grâce à sa robustesse générale (elle ne sera remplacée que par la Renault 5 au début des années soixante-dix). Il y a eu également des Simca 1000 de police en livrée noire et blanche (voitures-pies). Des taxis Simca 1000 ont circulé à Paris. Le dernier, appartenant à un artisan, était encore en service en 1977. Au Maroc, dans les années 1970, les « petits taxis » urbains étaient pratiquement tous des Simca 1000.

Son bloc moteur 4 cylindres de 1 118 cm3 (type 349) repris de la Simca 1100 se révèle fiable et a été monté bien après la disparition de la 1000 jusque sur la Peugeot 309. On fait état d'une usure importante des synchros du 1er et surtout 2e rapport de boîte. L'élasticité du train avant et le carrossage du train arrière ont eu mauvaise réputation jusqu'à la venue en 1968 de cardans arrière et de la crémaillère. Les quatre freins tambours des modèles initiaux furent relativement inefficaces. Finalement, il est de notoriété publique que toutes les 1000, surtout celles d'après 1968, rouillent.

Modèles à partir du millésime 1969[modifier | modifier le code]

  • Sim'4 (version économique) : 777 cm3, 31 ch (115 km/h)[4] puis 33 ch jusqu'à 1972[4].
  • 1000 (économique) pour les modèles 1971, 1000 LS pour 1972 puis 1005 LS pour 1977 et 1978[4] : 944 cm3 44 ch (132 km/h)[4].
  • 1000 GLE : idem LS avec équipement de la GLS (confort) à partir de février 1974[4]. La 1000 GLE devient la 1000 GLS pour 1976[4].
  • 1000 (confort) puis 1000 GL pour 1971[4] : 944 cm3 42 ch puis 44 ch, sera supprimée en 1971 au profit de la 1000 GLS[4].
  • 1000 GLS (confort) pour 1972[4] puis 1006 GLS pour 1977 et 1978[4] : 1 118 cm3 (moteur Poissy) 53 ch (150 km/h) puis 55 ch pour 1973.
  • 1000 Spécial (sport) : 1 118 cm3 49 ch (145 km/h) puis 53 ch (150 km/h), 1 294 cm³ 60 ch (155 km/h) à partir de février 1972[4], sera remplacée par les 1000 SR 1 118 cm3 55 ch et 1 244 cm3 60 ch pour 1976[4].

Export[modifier | modifier le code]

De 1962 à 1969, elle fut vendue aux États-Unis sous le nom de Simca 1118[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. total Simca 900 + Simca 1000 + coupé Simca 1000
  2. a, b, c et d Bruno Poirier, Guide Simca - Tous les modèles de 1934 à 1964, éditions E.P.A.
  3. L'Auto-Journal, le salon de l'automobile 1963.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Michel G. Renou, Guide Simca - Tous les modèles de 1965 à 1980, éditions E.P.A.
  5. basé sur les œuvres citées en bibliographie
  6. http://laurent.bunnik.perso.sfr.fr/sim10002.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gazoline, votre auto, hors série n° 14.
  • Guide Simca, Tous les modèles de 1934 à 1964, par Bruno Poirier, éditions E.P.A., 1994. (ISBN 2-85120-427-0)
  • Guide Simca, Tous les modèles de 1965 à 1980, par Michel G. Renou, éditions E.P.A., 1995. (ISBN 2-85120-476-9)
  • Simca, un appétit d'oiseau, par Jacques Rousseau, Jacques Grancher éditeur.
  • La Simca 1000 de mon père, par M.A. Colin, E.T.A.I.
  • Simca 1000 : Brique à succès, dans Autoretro n° 347, p. 58-61, novembre 2010.
  • Simca 1000, les mille et une vies d'une Hirondelle, par F. Metz, E.T.A.I., 2011.
  • C'est si facile en Simca 1000 dans Auto plus classiques n° 1, p. 68-73, Automne 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]