Shunichi Suzuki (gouverneur)

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Shunichi Suzuki
鈴木 俊一
Fonctions
4e gouverneur de Tokyo
23 avril 197922 avril 1995
(15 ans, 11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Ryōkichi Minobe
Successeur Yukio Aoshima
Biographie
Date de naissance 6 novembre 1910
Lieu de naissance Akishima (Japon)
Date de décès 14 mai 2010 (à 99 ans)
Parti politique Parti libéral-démocrate
Diplômé de Université de Tokyo

Shunichi Suzuki (gouverneur)
Gouverneurs métropolitains de Tokyo

Shunichi Suzuki (鈴木 俊一, Suzuki Shunichi?) est un homme politique japonais né le 6 novembre 1910 à Akishima et mort le 14 mai 2010. Suzuki est gouverneur de Tokyo pendant 4 mandats du 23 avril 1979 au 22 avril 1995.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Au ministère de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Suzuki commence sa carrière au ministère de l'Intérieur en 1933. Après la défaite de 1945, il travaille, à la demande des Alliés, à la mise en place de lois d'autonomie locale (Chihō-jichi-hō), en particulier, pour les finances locales et les élections de représentants locaux[1].

Vice-gouverneur puis gouverneur de Tokyo[modifier | modifier le code]

En 1964, Suzuki est vice-gouverneur et participe à l'organisation des Jeux olympiques de 1964. Il est aussi secrétaire général du comité d'organisation de l'exposition universelle de 1970 à Ōsaka[1].

Après son élection au poste de gouverneur, Suzuki travaille à remettre sur pied les finances de la préfecture de Tokyo. Il ordonne la construction du Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo ou Tochō, un bâtiment de 48 étages situé à Shinjuku, puis déplace l'administration municipale de Yūrakuchō (Chiyoda) vers Tochō en mars 1991[1].

Réélu sans le soutien du PLD[modifier | modifier le code]

La construction de Tochō qui a coûté entre 850 millions et 1,1 milliard de dollars, est vivement reprochée à Suzuki et présentée comme exemple du gaspillage de l'administration tokyoïte. Devant l'impopularité de Suzuki et dans la perspective de l'élection au poste de gouverneur d'avril 1991, le PLD, décide de ne pas soutenir Suzuki dans sa tentative de réélection et choisit Hisanori Isomura, un candidat du Kōmeitō. Suzuki se dépeint alors comme un outsider au système politique national et retrouve les faveurs de l'électorat. Il est financièrement soutenu par les promoteurs immobiliers tokyoïtes qui voient d'un bon œil les projets de constructions d'une nouvelle ville dans la baie de Tokyo pour un montant de 12 milliars de dollars ainsi que par la branche locale du PLD[2],[3]. Suzuki remporte l'élection facilement (avec 40 % contre 20 % pour Isomura) et le secrétaire-général du PLD, Ichirō Ozawa, bras droit du premier ministre Toshiki Kaifu, démissionne, malgré les victoires du PLD dans d'autres élections[4].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]