Hygiène intime féminine

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L'hygiène intime féminine englobe l'ensemble des soins relatifs à l'hygiène des organes génitaux externes féminins comme la vulve et le vagin afin d'éviter les maladies infectieuses locales ainsi que les dysfonctionnements gynécologiques notamment lors des rapports sexuels.


Problèmes[modifier | modifier le code]

Les problèmes affectant ces parties du corps comprennent :

Causes[modifier | modifier le code]

La vulve et le vagin ont une « flore normale » des micro-organismes « saprophytes » dite flore de Döderlein, y compris le lactobacillus qui transforme le lait en yogourt, qui aide à garder la muqueuse vaginale en bonne santé. Quand l'équilibre normal est perturbé, une infection peut s'ensuivre.

Le vagin est une cavité interne avec peu d'échange d'air, soumise à une température élevée. Il est également le lieu d'une humidité constante. Ces éléments concourent à faciliter la macération et la fermentation.

La prise de pilule modifie le mucus cervical et de ce fait l'écosystème rendant l'appareil génital plus sensible aux infections.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Le terme générique pour l'infection du vagin est vaginite. Les symptômes peuvent comprendre des pertes anormales ou désagréables, les leucorrhées, des démangeaisons, le prurit, ou des douleurs pendant les rapports, une dyspareunie. Mais les infections vaginales peuvent aussi avoir lieu sans aucun symptôme manifeste.

Comment se maintenir en bonne santé[modifier | modifier le code]

Les mesures suivantes sont conseillées pour conserver vulve et vagin en bonne santé :

  • Se laver une fois par jour avec de l'eau mais sans savon, car le savon perturbe l'équilibre naturel du pH vaginal. Il est rare qu'autre chose soit nécessaire ou conseillé. C'est ainsi que les sprays pour l'hygiène féminine sont inutiles et peuvent être très souvent malfaisants : on a reconnu qu'ils provoquent des réactions allergiques graves. Les douches vaginales sont rarement nécessaires et peuvent contribuer à l'apparition de vaginite bactérienne et de candidose (« infections fongiques »).
  • Après avoir utilisé les toilettes, essuyez-vous d'avant en arrière pour éviter de transporter dans la vulve des bactéries de la région anale. Après chaque selle, il faut se laver l'anus à l'eau et au savon.
  • Buvez beaucoup d'eau et urinez souvent, dès que vous en sentez le besoin, afin d'éliminer les bactéries du tractus urinaire et éviter qu'il ne s'infecte. Pour la même raison, essayez d'uriner avant et après les rapports sexuels.
  • Gardez le moins longtemps possible un maillot de bain mouillé après la piscine. N'en portez jamais lors des séances de sauna ou de hammam pour ne pas provoquer de prolifération bactérienne. Si vous souhaitez vous couvrir, préférez une serviette en coton portée ample. Les séances doit être suivies d'une toilette complète.
  • Évitez les parfums, les colorants et les « déodorants » pour ce qui est en contact avec la vulve et le vagin : serviettes hygiéniques, tampons périodiques, papier hygiénique. Si des femmes sont sensibles à ces substances elles doivent aussi éviter les bains moussants, certains produits détergents et les assouplissants.
  • Les tampons périodiques peuvent perturber la flore vaginale, on peut leur subsituer une coupe menstruelle qui n'interfère pas avec son équilibre[1].
  • Évitez de porter des pantalons de cuir, des jeans serrés, des culottes en nylon ou en synthétiques, ou des collants si les parties génitales ne sont pas protégées par une partie entièrement en coton (le coton est inutile s'il est recouvert par le nylon – au besoin, découpez la partie en nylon).
  • Tout ce qui a été en contact avec la région anale (voir sodomie) devrait être entièrement lavé à l'eau et au savon ou un désinfectant similaire avant d'entrer en contact avec la vulve ou le vagin.
  • Utilisez des préservatifs, ne prenez aucun risque dans les pratiques sexuelles, n'ayez de rapports sexuels qu'avec des partenaires que vous connaissez et demandez-leur de pratiquer une bonne hygiène des organes sexuels (avec savon et eau). Utilisez des lubrifiants artificiels pendant les rapports si la lubrification naturelle est insuffisante.
  • Soyez prudente avec les objets insérés à l'intérieur du vagin. L'insertion imprudente d'objets dans tout orifice corporel peut avoir des conséquences néfastes : infections, déchirures, lésions, traumatismes, hémorragies, etc.

Les femmes paralysées des jambes sont plus sujettes aux infections. On peut les prévenir grâce aux mesures suivantes :

  • Laver matin et soir les parties sexuelles et rectales avec du savon neutre et sans ménager l'eau chaude. La personne handicapée peut s'asseoir sur une chaise de douche comportant un siège ouvert ou sur des toilettes. Utiliser une pomme de douche ou une cuvette pour laver plus directement.
  • Utilisez serviette et séchoir à cheveux pour vous sécher.
  • Appliquez un peu de talc pour le corps sur la peau des parties intimes pour absorber la transpiration.
  • Évitez de vous asseoir sur des matières plastiques ou synthétiques.
  • Portez des slips amples et changez-les quotidiennement ou dès qu'ils sont sales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tierno, P. M., & Hanna, B. A. (1994). Propensity of Tampons and Barrier Contraceptives to Amplify Staphylococcus aureusToxic Shock Syndrome Toxin-I. Infectious diseases in obstetrics and gynecology, 2(3), 140-145.

Liens externes[modifier | modifier le code]