Sanctuaire de la Consolata

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Sanctuaire de la Consolata
Image illustrative de l'article Sanctuaire de la Consolata
Façade de la Consolata
Présentation
Nom local Santuario della Consolata
Culte catholique
Type basilique
Rattachement Archidiocèse de Turin
Début de la construction 1678
Fin des travaux 1706
Architecte Guarino Guarini
Autres campagnes de travaux Filippo Juvarra
Style dominant baroque
Site web www.laconsolata.org/home.asp?lang=fr
Géographie
Pays Italie
Région Piémont
Coordonnées 45° 04′ 36″ N 7° 40′ 45″ E / 45.076778, 7.67911 ()45° 04′ 36″ Nord 7° 40′ 45″ Est / 45.076778, 7.67911 ()  

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Sanctuaire de la Consolata

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Sanctuaire de la Consolata

Le sanctuaire de la Consolata est une basilique construite au XVIIIe siècle à Turin et confiés à la congrégation des Missionnaires de la Consolata.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Le Chronicon Novalicense (rédigé au XIe siècle) affirme que les religieux présents aujourd'hui à la Consolata sont initialement des moines bénédictins de l'abbaye de Novalaise, contraints de se réfugier à Turin en 906 à cause de l'avancée des troupes sarrasines[1]. La Cronaca di Fruttuaria affirme quant à elle qu'en 1016, Arduin d’Ivrée eut une vision de la Vierge Marie, de saint Benoît et de Marie de Magdala lui ordonnant de construire trois sanctuaires : la Consolata, le Mont Sacré de Belmonte et le Mont Sacré de Crea[2]. À la suite de celle-ci, Arduin, usurpateur du trône d'Italie, déposa ses titres et se fit moine[3].

L'image miraculeuse[modifier | modifier le code]

Une icône de la vierge consolatrice aurait été retrouvée près de l'église Saint-André par un jeune aveugle de Briançon, Jean Ravais (Giovanni Ravacchio)[4]. Cette icône aurait alors été placée dans une chapelle de cette église, et attiré de nombreux pèlerins[5] et accompli de nombreux miracles dont témoignent les ex-voto affichés à de nombreux emplacements dans le sanctuaire[6].

L'arrivée des Cisterciens[modifier | modifier le code]

En 1584, Mgr Angelo Peruzzi, évêque de Sarsina, en visite apostolique, trouve le sanctuaire en état de ruine[7]. Les moines bénédictins sont alors remplacés en 1589 par les cisterciens[8].

Le sanctuaire en 1852.

La construction de l'église actuelle[modifier | modifier le code]

En 1678, les cisterciens décident de construire une nouvelle église et font appel à Guarino Guarini, architecte de Teano. L'église, de style baroque, est achevée en 1706 ; une deuxième phase d'agrandissement, comprenant le presbytère rond abritant l'image de la Vierge, fut réalisée entre 1729 et 1740 par Filippo Juvarra[9],[10].

Divers changements au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Napoléon ayant envahi le Piémont, un décret promulgué par lui supprima de 1802 à 1815 les ordres religieux. Le monastère fut alors transformé en caserne jusqu'à la Restauration. Les moines cisterciens furent remplacés en 1834 par les oblats de Marie-Immaculée à la suite d'une visite apostolique du cardinal Morozzo et conformément au souhait de Luigi Fransoni, archevêque de Turin[11]. De 1858 à 1871, la direction du sanctuaire est assurée par les Franciscains mineurs observants. Le sanctuaire connaît ses ultimes agrandissements entre 1899 et 1904, sous la direction de l'architecte Carlo Ceppi (it) et de l'ingénieur Antonio Vandone[12].

Le campanile.

Durant la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le bâtiment mitoyen du sanctuaire est partiellement détruit par un bombardement en août 1943[12]. En janvier de la même année, une procession rassemblant nombre d'habitants de toute la ville était allé à la basilique implorer la protection de la ville[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sanctuaire de la Consolata, « Le Chronicon Novalicense et la Cronaca di Fruttuaria », sur http://www.laconsolata.org, Sanctuaire de la Consolata,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  2. (en) Pianeta Torino, « The church of “La Consolata” », sur http://www.pianetatorino.it/, Pianeta Torino,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  3. (en) The Miracle Hunter, « Maria Consolata », sur http://www.miraclehunter.com/, The Miracle Hunter,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  4. (it) Danilo Tacchino, Torino. Storia e misteri di una provincia magica, Edizioni Mediterranee, 2007, (ISBN 978-8827218785), 239 pages ; page 109.
  5. Sanctuaire de la Consolata, « Diffusion du culte de la Consolata (XIIe-XIIIe siècles) », sur http://www.laconsolata.org, Sanctuaire de la Consolata,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  6. Piémont, « Itinéraire 3 - Via et Piazza Palazzo di Città, les Quartiers, la Consolata », sur http://www.regione.piemonte.it, Piémont,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  7. (it) Luigi Oibrario, Storia del Santuario della Consolata, Éditeur G. Marietti, 1845, 215 pages ; pages 68 et 69.
  8. Sanctuaire de la Consolata, « Les cisterciens remplacent les bénédictins à la direction du monastère de Sant’Andrea », sur http://www.laconsolata.org, Sanctuaire de la Consolata,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  9. Sanctuaire de la Consolata Via Maria Adelaide - 10122 Torino, « Santuario della Consolata », sur http://www.piemonteitalia.eu/fr/home-profilo.html, Piémont,‎ 24 novembre 2009 (consulté le 9 octobre 2012).
  10. Sanctuaire de la Consolata, « IIe phase : 1729-1740 », sur http://www.laconsolata.org, Sanctuaire de la Consolata,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  11. Sanctuaire de la Consolata, « Le sanctuaire de la Consolata du XIXe siècle à nos jours », sur http://www.laconsolata.org, Sanctuaire de la Consolata,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  12. a et b Sanctuaire de la Consolata, « Le sanctuaire de la Consolata - page 6 », sur http://www.laconsolata.org, Sanctuaire de la Consolata,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).
  13. Laboratorio di storia “Anni di guerra a Torino e nella sua provincia”, « Torino in guerra 1940-1945 », sur http://www.torinoinguerra.it/, Laboratorio di storia “Anni di guerra a Torino e nella sua provincia”,‎ ? (consulté le 9 octobre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]