Patrick Bazin
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2011).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Patrick Bazin est un bibliothécaire français, né en 1950. Il est actuellement directeur de la BPI.
Sommaire |
Carrière [modifier]
Après des études de philosophie à Lyon, et un mémoire sous la direction de François Dagognet, il intègre l'ENSB puis travaille à la bibliothèque de l'école de Mines de Paris.
Il est alors nommé à la Bibliothèque municipale de Lyon, dont il est directeur de 1992 à 2010. Il participe également à la réflexion sur la construction de la BNF, en tant que membre d'un comité présidé par Bernard Stiegler destiné à évaluer le rôle du numérique dans la nouvelle institution.
Conservateur général, Patrick Bazin met en place un panel de services jugés innovants[Par qui ?], en particulier les « Guichets du savoir », système par lequel tout internaute peut poster une question à laquelle une réponse sera fournie en moins de 72 heures par un bibliothécaire de l'institution, visant, par accumulation des réponses, à la constitution d'une sorte d'encyclopédie interactive.
Son projet se trouve médiatisé à la suite de l'accord signé par la Bibliothèque Municipale de Lyon avec Google, portant sur la numérisation d'une part importante du fond ancien, soit cinq cent mille volumes[1].
En juillet 2010, il est nommé directeur de la BPI par Frédéric Mitterrand.
Thèses [modifier]
Impliqué dans la réflexion sur l'avenir du livre à l'ère numérique, intéressé par l'impact des nouvelles technologies dans l'évolution des pratiques culturelles, il participe à de nombreux comités de réflexion et défend notamment l'idée d'une fin de l'ordre des livres (selon le terme introduit par Roger Chartier[2]). Pour Bazin en effet, le livre est un artefact technique, approprié à un certain état de la diffusion du savoir, mais qui est aussi la source d'un rapport spécifique au sens ; de la matérialité de l'objet livre naitrait l'idée d'un sens sous le sens, impliquant un modèle de lecture solitaire et savante, qui s'efface peu à peu de nos jours face à un modèle privilégiant davantage l'interconnexion et la contiguïté à la profondeur[3]. D'autres intellectuels accordent cependant plus d'importance à la spécificité du livre, en particulier à sa spatialité. Michel Melot souligne ainsi son adéquation profonde à l'appareillage cognitif humain et insiste au contraire sur l'architecture de l'objet livre que le numérique ne peut espérer relayer qu'en en copiant la structure. S'il note que "le livre est une forme à fabriquer de la transcendance", il distingue cette transcendance d'une sacralité en notant qu'elle peut s'exprimer de façons diverses[4].