Nosema ceranae

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Nosema ceranae est une espèce de champignon microscopique unicellulaire parasites d'origine asiatique susceptible de provoquer des infections fongiques (dites nosémoses) chez certaines espèces d'insectes, dont l'abeille. Il appartient à l'embranchement des microsporidies, c'est un parasite intracellulaire obligatoire, c'est-à-dire ne pouvant vivre que sur un hôte.

Ce champignon semble agir en synergie avec le fipronil (molécule insecticide), augmentant la toxicité de ce produit pour les abeilles[2]. Il pourrait ainsi jouer un rôle indirect dans certains phénomènes de mortalité des abeilles.

Nosema et abeilles[modifier | modifier le code]

Il est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes (tout comme Nosema apis) et son expansion semble avoir été contemporaine de l'apparition et du développement du syndrome d'effondrement des essaims. La co-infection des colonies par Nosema et le virus de la famille des Iridoviridae IIV6 est une cause avérée de ce syndrome[3]. Une synthèse indépendante menée par Jeroen van der Sluijs de l'université d'Utrecht (en collaboration avec des chercheurs de l'université du Sussex, du CNRS et d'INRA) et publiée dans la revue Current Opinion in Environmental Sustainability en 2013 montre comment les néonicotinoïdes ont pris une part croissante dans l'usage d'insecticides avec plus de 25 % de parts de marché. De plus, les néonicotinoïdes et autres insecticides affaiblissent les abeilles, diminuent l'hygiène des ruches, permettent un développement anormal du Nosema et ainsi provoquer un effondrement des colonies[4].

Cycle de vie[modifier | modifier le code]

Génome[modifier | modifier le code]

Il semblerait que ce genre de champignons soit génétiquement assez proche des Eumycètes dont il dérive peut-être par adaptation au parasitisme.

Critère d'identification[modifier | modifier le code]

Il est facilement confondu avec Nosema apis.

Facteurs de virulence[modifier | modifier le code]

Phénomènes de résistance[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annelise Schonbach, « Cocktails dangereux pour les abeilles », Inra Magazine, no 18 (octobre 2011). Lire en ligne.
  • « Pathogènes et insecticides : un cocktail mortel pour les abeilles », Service Presse INRA, 07 juillet 2011.
  • (fr) « RSP/2008/2645 : 20/11/2008 - PE: résolution non législative », Union européenne,‎ novembre 2008 (consulté le 24 avril 2011) : « La présence continue dans les ruches du Varroa spp., c'est-à-dire de l'acarien parasite des abeilles, le syndrome d'effondrement des essaims et l'expansion du Nosema ceranae sont, entre autres, à l'origine de la crise sanitaire apicole. 76 % de la production alimentaire destinée à la consommation humaine est tributaire du secteur apicole et 84 % des espèces végétales cultivées en Europe dépend de la pollinisation. »
    Résolution non législative du Parlement Européen concernant Nosema ceranae déposée par la commission de l’agriculture et du développement rural le 19 novembre 2008

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) I.M. Fries, F. Feng, A.J. da Silva, S.B. Slemenda et N.J. Pieniazek, « Nosema ceranae n. sp. (Microsporidia, Nosematidae), morphological and molecular characterization of a microsporidian parasite of the Asian honey bee Apis cerana (Hymenoptera, Apidae) », European Journal of Protistology, vol. 32,‎ 1996, p. 356-365 (ISSN 09324739, lien DOI?, lire en ligne)
  2. Aufavure J., Biron D. G., Vidau C., Fontbonne R., Roudel M., Diogon M., Viguès B., Belzunces L. P., Delbac F., Blot N. (2012) Parasite - insecticide interactions: a case study of Nosema ceranae and fipronil synergy on honeybee. Scientific Reports 2:326 – DOI: 10.1038/srep00326
  3. (en) Jerry J. Bromenshenk, Colin B. Henderson, Charles H. Wick, Michael F. Stanford, Alan W. Zulich, Rabih E. Jabbour, Samir V. Deshpande, Patrick E. McCubbin et et al., « Iridovirus and Microsporidian Linked to Honey Bee Colony Decline », PLoS ONE, Université de Californie, vol. 5, no 10,‎ octobre 2010 (lien DOI?)
  4. Jeroen van der Sluij (dir.), Noa Simon-Delso, Laura Maxim, Jean-Marc Bonmatin et Luc P Belzunces, « Neonicotinoids, bee disorders and the sustainability of pollinator service », Current Opinion in Environmental Sustainability, vol. 5,‎ septembre 2013, p. 293–305